Je suis d'accord avec Arnaud Aubron quand il affirme ceci:
En France en 2009, à en croire la Direction centrale du renseignement intérieur, 367 femmes porteraient la burqa
ou une autre forme de voile intégrale.[...]A protéger ces 367 femmes, partant du principe qu'elles ne sont pas
assez fortes pour leur faire elles-mêmes ?[...] Et si l'on considère qu'elles sont des victimes, est-on bien sûr que
leur sort en sera meilleur ? Combien d'entre-elles ne sortiront plus de
leur foyer pour ne pas avoir à croiser le regard des hommes impurs ?
Croit-on vraiment qu'en les forçant à lever le voile en public, leur
destin domestique s'en trouvera comme par miracle amélioré ? Une chose
est sûre, l'honnête citoyen n'aura plus à subir ce dégradant spectacle.
Mais pour être moins visible, le problème en sera-t-il réglé ?
Loin de moi l'idée de défendre cette pratique que je juge volontiers
dégradante, mais se soucie-t-on ici vraiment du sort de ces femmes ?
Car si tel est le cas, le dialogue n'aurait-il pas d'autres vertus que
la contrainte ? Ne pourrait-on les écouter, afin de les guider sur le
chemin de l'émancipation, plutôt que de les déclarer unilatéralement au
ban de la société textile ?
A vouloir protéger, à leur corps défendant, des victimes qui n'en sont pas toujours, on risque d'en faire des martyrs.

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