Barack Obama regrette avoir affirmé que la police de Cambridge (Massachusetts) avait agi de manière stupide en arrêtant son ami, Henry Louis Gates Jr, le professeur de Harvard. Tout ce spectacle est lamentable parce que ses excuses sont calculés car c'est un politique pas un prêtre. Obama s'est vite rendu compte (ces conseillers et les sondages l'ont sans doute aidé) qu'en commentant cette affaire il allait devenir pour les non-noirs qui l'ont élu un politique noir comme les autres qui utilisent les questions raciales, ethniques américaines pour diviser les Etats-Unis en utilisant un language qui condamne les uns et culpabilise les autres. Il s'est rendu compte qu'il n'est plus un citoyen ordinaire, un politique comme un autre mais le POTUS (President of the United States), et qu'il n'a pas le droit de commenter une affaire aussi sensible sans savoir, en mettant de l'huile sur le feu. Son rôle en tant que chef, comme dirait Sarko, est de montrer l'exemple sur ce genre de sujets en adoptant une attitude modérée, sans préjuger la situation et surtout sans présumer que tout est limpide.
Il faut préciser ici que je n'affirme rien sur l'affaire elle-même parce que comme Obama, je ne sais pas. J'ai une opinion mais elle peut changer: Il me semble que quelque chose de troublant s'est passée; je veux crore le Professeur Gates parce qu'il me semble être quelqu'un de posé et de raisonnable mais je ne veux pas comme Obama affirmer des choses sans savoir. Je n'ai jamais cru en l'identitaire. Je refuse de conclure au racisme ici parce que je crois que les êtres, les choses, les réalités surtout aux States sont toujours plus compliqués.

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