La chanson n'est pas nouvelle mais éternelle car chaque génération la répète à celle qui la suit comme pour se rassurer sur sa propre valeur en se disant que les suivantes, les plus jeunes ne pourront pas faire mieux en dépit des nouvelles technologies et toutes ces choses qui donnent l'impression que tout est possible. En somme, ce que Yves Thréard affirme est, sans aucun doute, ce que les vieux de son époque affirmaient en faisant semblant de se lamenter du mauvais niveau des plus jeunes juste pour avoir le plaisir de dire que c'était mieux avant...:
Cette politique du quota décrété traduit un dangereux nivellement par le bas. Elle entretient l'illusion de connaissances solidement acquises alors que les copies d'examen sont truffées de fautes d'orthographe et de raisonnements incohérents.
La question de la suppression du bac dans sa forme actuelle doit être posée une fois pour toutes. Sujet sensible s'il en est : dans la conscience collective, sans ce pseudo-sésame, on n'est rien, comme jadis on n'était pas un homme si on n'avait pas effectué son service militaire.

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