hummmmmmmmh...:
Refuser d’incarner le mal, interdire de montrer la barbarie, est-ce
vraiment le meilleur moyen de combattre la haine, la bêtise et la
violence ?
Et les photographies d’Abou Ghraib, prises par des tortionnaires, comme celles d’Ilan Halimi ? Et celles de Daniel Pearl et celles d’Aldo Moro, mort dans le coffre de sa voiture ? Doit-on admettre qu’à chaque fois, la publication de ces photographies devait être soumise à l’accord des familles ? L’information du public n’aurait rien à y gagner, pas plus, en définitive, que la dignité humaine.[...]Est-on vraiment certain qu’il n’y avait aucune utilité à diffuser cette photographie auprès d’un public jeune dont le dernier lien avec la presse papier est peut-être constitué par le magazine poursuivi, quoi qu’on pense de celui-ci ? [...] Au demeurant, ne faudrait-il pas aussi s’interroger sur l’atteinte à la dignité humaine que constituerait la description écrite des tortures subies par des victimes de crime ? Ne devrait-on pas l’épargner aux familles ? Où s’arrêtera-t-on sur ce terrain et comment hiérarchiser, à l’avenir, entre les douleurs et les souffrances des familles pour décider celles qui justifient une mesure aussi grave qu’une interdiction de publier et celles qui ne seraient pas assez aigües pour que l’on aille aussi loin ?
Et les photographies d’Abou Ghraib, prises par des tortionnaires, comme celles d’Ilan Halimi ? Et celles de Daniel Pearl et celles d’Aldo Moro, mort dans le coffre de sa voiture ? Doit-on admettre qu’à chaque fois, la publication de ces photographies devait être soumise à l’accord des familles ? L’information du public n’aurait rien à y gagner, pas plus, en définitive, que la dignité humaine.[...]Est-on vraiment certain qu’il n’y avait aucune utilité à diffuser cette photographie auprès d’un public jeune dont le dernier lien avec la presse papier est peut-être constitué par le magazine poursuivi, quoi qu’on pense de celui-ci ? [...] Au demeurant, ne faudrait-il pas aussi s’interroger sur l’atteinte à la dignité humaine que constituerait la description écrite des tortures subies par des victimes de crime ? Ne devrait-on pas l’épargner aux familles ? Où s’arrêtera-t-on sur ce terrain et comment hiérarchiser, à l’avenir, entre les douleurs et les souffrances des familles pour décider celles qui justifient une mesure aussi grave qu’une interdiction de publier et celles qui ne seraient pas assez aigües pour que l’on aille aussi loin ?

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