Alain Duhamel répond à Rama Yade:
Rama Yade est une jeune femme intelligente, assez brillante même, avec
de l'ambition, de l'aplomb, du tempérament, elle est très populaire,
elle est ravissante, ce qui n'est pas négligeable, elle a un peu
tendance à être amoureuse de sa propre image, elle fait des caprices de
star, mais surtout elle a un caractère cabochard. Et alors de temps en
temps, elle pique des colères, et les colères ne sont pas toujours
fondées.
Par exemple, hier, à l'occasion de la passation de pouvoirs, - la passation de pouvoirs, c'est une circonstance solennelle, avec un protocole bien précis, - elle m'a brusquement mis en cause, en disant que j'avais expliqué que son déplacement d'un poste à un autre était une sanction, une punition. L'ennui c'est que je ne l'avais pas dit. J'avais dit que ça n'était pas une promotion, c'est vrai que ce n'est pas une promotion, mais je n'avais pas dit que c'était une sanction. Et donc, elle aurait mieux fait de se renseigner un peu plus précisément. Bref, d'être, ce qui ne lui arrive pas toujours, plus professionnelle. Première chose.
Deuxième chose : si j'avais dit que c'était une sanction, ce n'était pas un drame. On n'est pas en Corée du Nord. Un secrétaire d'État est modifié, change de poste, passe d'un poste à un autre, si on considère que c'est une sanction, on a le droit de dire que c'est une sanction.
Et troisièmement, et surtout, elle termine par l'apostrophe: "taisez-vous monsieur Duhamel", qui rappelle Marchais: "taisez-vous monsieur Elkabach". En fait, elle a la nostalgie de cette période de la 5ème République, pendant laquelle les journalistes se prosternaient devant les ministres, enlevaient leur chapeau, faisaient trois révérences, disaient : "permettez-moi, excusez-moi, est-ce que par hasard je pourrais vous poser une question", et même, "est-ce que je pourrais faire une réflexion sans vraiment me faire mettre en prison".Bref, elle s'est prise pour Marie-France Garaud, et elle s'est vieillie de 40 ans.
Par exemple, hier, à l'occasion de la passation de pouvoirs, - la passation de pouvoirs, c'est une circonstance solennelle, avec un protocole bien précis, - elle m'a brusquement mis en cause, en disant que j'avais expliqué que son déplacement d'un poste à un autre était une sanction, une punition. L'ennui c'est que je ne l'avais pas dit. J'avais dit que ça n'était pas une promotion, c'est vrai que ce n'est pas une promotion, mais je n'avais pas dit que c'était une sanction. Et donc, elle aurait mieux fait de se renseigner un peu plus précisément. Bref, d'être, ce qui ne lui arrive pas toujours, plus professionnelle. Première chose.
Deuxième chose : si j'avais dit que c'était une sanction, ce n'était pas un drame. On n'est pas en Corée du Nord. Un secrétaire d'État est modifié, change de poste, passe d'un poste à un autre, si on considère que c'est une sanction, on a le droit de dire que c'est une sanction.
Et troisièmement, et surtout, elle termine par l'apostrophe: "taisez-vous monsieur Duhamel", qui rappelle Marchais: "taisez-vous monsieur Elkabach". En fait, elle a la nostalgie de cette période de la 5ème République, pendant laquelle les journalistes se prosternaient devant les ministres, enlevaient leur chapeau, faisaient trois révérences, disaient : "permettez-moi, excusez-moi, est-ce que par hasard je pourrais vous poser une question", et même, "est-ce que je pourrais faire une réflexion sans vraiment me faire mettre en prison".Bref, elle s'est prise pour Marie-France Garaud, et elle s'est vieillie de 40 ans.
Quelle condescendance!

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