Toni Morrison sur Obama et les attentes du monde:
Je suis presque d'accord mais je crois qu'Obama a joué avec cela en acceptant d'être le Noir exceptionnel, d'être le Michael Jordan de la politique américaine, un Zidane. Il faut se souvenir de la plaisantrie de Ruquier sur Zidane qui disait que lorsqu'il cessera de jouer du foot, il redeviendrait arabe. La normalité n'est pas acceptable, admise, permise, tolérable quand on est différent et qu'on veut être quelqu'un comme lorsqu'un chien veut devenir autre chose que le jouet de son maître. Ceci explique pourquoi nous ne savons de Jordan, de Zidane que ce qu'ils ont bien voulu nous dire tout comme, pour un moment, nous ne saurons d'Obama que ce qui est beau, exceptionnel, formidable et surtout émotionnel.

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