C'est une évidence, l'exil rend magnifique, intéressant et surtout désirable mais que se passe-t-il quand on revient ?:
Du travail d'orfèvre. Une communication sur mesure. Tandis que Martine
Aubry était chez Michel Drucker afin d'adoucir son image, de faire
oublier la « méremptoire », Dominique Strauss-Kahn était, lui, chez
Arlette Chabot afin de gommer justement son côté trop « humain », de
détacher cette étiquette de personnage bon vivant, de dilettante
nonchalant qui lui colle à la peau. Une offensive médiatique, justifiée
par le G20, plutôt réussie. Un ton mesuré, docte mais pas trop. Un
discours pédagogue mais pas démagogue. L'affirmation d'un ancrage
social- démocrate. Une distance calculée avec la politique
politicienne. Tant avec le Parti socialiste, où il fait toujours figure
de recours, où il campe la figure de l'enfant prodigue, si doué mais si
imprévisible, qu'avec Nicolas Sarkozy, qui ménage le patron du FMI.
C'est clair : dans la tourmente actuelle, Dominique Strauss-Kahn ne
déteste pas ce statut à part. L'exilé magnifique, tout auréolé de sa
popularité intacte auprès des Français, est en réserve du Parti
socialiste.

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