J'ai du mal à faire du cas Eric
Besson un cas particulier parce que je suis persuadée qu'on en
verra d'autres et que le monde politique, surtout le PS, regorge de Bessons
camouflés qui n'attendent que la bonne occasion, le bon prix, pour trahir et se vendre au plus offrant. Le
fait que Besson se retrouve à la place d'Hortefeux et qui ldéfende la
politique de l'immigration comme il faisait campagne pour Sarkozy avec de la
hargne et beaucoup de mauvaise foi prouve que pour lui la politique est un
boulot de professionnels (d'où son mépris pour Royal), un art difficile et amoral
qu'on fait pour arriver quelque part, pour avoir le pouvoir. Le fait qu'il
vende la politique de son nouveau ministère comme on vendrait de la mauvaise
viande aux aveugles en se disant qu'elle n'est pas avariée et que les autres
vendent pire prouve qu'il est méthodique, ambitieux mais surtout que pour lui
lorsqu'on a raison en politique, il y a peu de choses qu'on ne peut/doit pas se
permettre. Extrait d'un article de L'express sur ce nouveau ministre de l'immigration et de l'identité
nationale :
L'immigration en France et ailleurs est toujours utilisée pour parler
d'idéologie, d’identité, de race, de communautarisme, d'insécurité, bref
d'autres sujets plus sociales que politiques. Pour cette raison, les
politiques qui s’occupent d'elle le font comme un docteur s'occuperait d'un cancer qu'il faut traiter
par tous les moyens pour sauver une vie (un pays) et en ne pensant qu’aux autres
fléaux qu'elle faciliterait. Besson a toujours souffert du syndrome Bambi qui
est cette croyance dangereuse qu'en politique, il faut des sacrifices et des
sacrifiés et qu'il vaut mieux vendre les faibles, les imbéciles, les
frileux et les naïfs. C'est pour cela qu'il a choisi d'être fort et que se débarrasser
de la pestilence ne l'intimide pas et ne le dégoûte pas.

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