Enfin une mauvaise critique de La Journée de Jupe et elle mérite d'etre citée puisqu'elle accuse le film d'être raciste, ce qui était prévisible étant donné que des gens comme Rioufol l'aime. C'est pathétique que toute discussion en France devient prévisible et qu'il est impossible de se sortir de ce genre d'affrontements inutiles et stériles dont le but est d'avoir raison sans toutefois admettre que tout n'est en noir et blanc. Les accusations qui fusent de part et d'autre ne sont pas suffisantes pour débarasser ceux qui les émettent de l'obligation de convaincre et au moins d'expliquer puisqu'ils énoncent ce qu'ils croient être des vérités. Est-il possible de faire un film sur l'éducation nationale anti-conformiste et polémique sans que les fous de vérité se l'accaparent pour évangeliser la France? Morceau choisi de la critique de Jonathan Schel :
Raciste, «La Journé de la jupe»? Pourtant, dans une péripétie bien calculée, on découvre que Sonia Bergerac est arabe et que ses parents sont des immigrés du bled, exactement comme ceux de ces élèves. Les parents en question sont dignes et silencieux - tout comme la mère de Mouss d'ailleurs et le père de Mehmet (Khalid Berkouz)... Une façon pour le film de distinguer la génération des parents (qui se sont sacrifiés, souligne la prof, pour faire le bonheur de leurs enfants et qui se montrent remarquablement calmes et soumis à l'autorité, coopérant avec la police) et d'accentuer le contraste avec les jeunes tapageurs, agités, dangereux. Entendant la prof parler arabe, une élève lui demande: «Madame, pourquoi vous nous l'avez pas dit?». Et Madame Bergerac de répondre : «Parce que je suis prof de français!»
Que signifie cette scène au juste, cette sympathie soudaine de l'élève, sa question qui laisse supposer qu'une telle révélation aurait tout changé? Ainsi, si la prof leur avait révélé qu'elle était arabe, les élèves l'auraient écoutée? Ils auraient bien travaillé à l'école, appris le vrai nom de Molière sans pistolet sur la tempe? On comprend à ce moment précis ce que le film — peut-être à son corps défendant — finit par dire. Que ce qui se joue dans nos écoles de ZEP, c'est le clash des civilisations.

Oui c'est un ramassis de clichés racistes.
Le pire je crois, c'est la scène du parent d'élève chinois, qui a du mal à caricaturer l'accent chinois, j'en déduis que le réalisateur a du lui demander de soutenir le cliché dans son interprétation.
C'est triste qu'on permette le financement, la production et la mise en télé/salles de films pareils, alors qu'ils sont cinématiquement très pauvres.
Je veux dire, le film est mauvais. Point.
Où est passée la culture?
Pourquoi la banlieue est elle si mal vue par les bobos soit disant bien pensants????
Rédigé par : moi | jeudi 02 avril 2009 à 15H01
Je ne sais pas si le film est mauvais mais je sais qu'un film peut être rempli de clichés sans être raciste. Ce qui me dérange c'est justement l'argument selon lequel si un film montre un Noir/Arabe/minorité stupide, violent, machiste, furieux, cupide alors c'est un film raciste comme-ci le fait d'indidualisé une minorité était dangereux. Un noir est-il avant tout un noir avant d'être un individu? Un banlieusard n'est-il qu'un banlieusard ou quelqu'un qui a le droit d'être un être pour soi, ce qui inclus aussi helas le choix d'être con, sot, raciste, antisémite et violent. Mon argument est qu'être noir, arabe, ou juif n'est pas une identitê.
Rédigé par : Kiki | jeudi 02 avril 2009 à 15H47