Les banlieusards devront faire des efforts pour voir La Journée de la Jupe:
Plutôt bien accueilli par la critique, même par certains « Bégaudeau Boy’s » –peut-être un éclair de lucidité ?-, les distributeurs n’ont fait qu’entre-ouvrir leurs portes au film et selon des critères étonnants. Le film est visible dans huit cinémas parisiens, et en général une salle dans les grandes villes de province, mais la journée de la jupe n’a pas passé le périphérique. La banlieue n’en veut pas affirme le site Bondyblog « Pas de pot, la banlieue n’en veut pas! Ni les grands noms comme UGC, Pathé ou encore Gaumont. Après maintes recherches sur le net, je déniche un petit cinéma qui le diffuse à Montparnasse. Je m’y rends accompagnée d’une amie black. C’est la seule « fille de banlieue » (comme moi) que je connaisse qui ait accepté de voir ce film». La banlieue n’en veut pas ou les distributeurs n’en veulent pas en banlieue ? Difficile à dire. Assurément, c’est là une façon violente de « remettre le prof au centre du système scolaire ». Avec un Beretta s’il vous plaît !
Présmer que certains sujets sont trop sensibles, trop compliqués, trop polémiques pour une certaine catégorie de personnes qui peuvent mal-interpréter les choses, ne pas les comprendre parce qu'elles sont ignorantes ou esclaves de l'obscruantisme de leurs cultures, traditions et religions, contribue à cette déculturation dont aime parler Finkielkraut.
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