Sylvain Besson, le correspond en France du Temps, nous apprend que les journalistes qui suivent Sarkozy mangent bien:
Les journalistes qui ont le privilège de suivre Nicolas Sarkozy dans
ses tournées en province sont vraiment gâtés. A l'issue de chaque
discours, ils ont droit à un copieux buffet payé par le contribuable.
Mais sa composition est tellement étouffe-bougre qu'il fait figure de
danger public dans cette époque en principe soucieuse de santé, de
bien-être et d'environnement.
Qu'on en juge: des jattes de mayonnaise, un régime presque
exclusivement carné - jambon, rosbif, pâté - avec, en guise de légumes,
quelques cornichons et du céleri rémoulade dans une sauce bien lourde.
Sans oublier les caisses de bouteilles de rouge pour faire passer le
tout.
En cette période de Bouc-émissairisation, je me demande pourquoi les journalistes qui prennent un malin plaisir à taper sur les patrons et autres salauds (en flattant sans honte et surtout sans esprit critique le peuple qui les soupçonne toujours de ne pas être avec lui) ne dénoncent pas cette pratique. Il est légitime et nécessaire de s'interroger au moins pour savoir si le fait d'avoir de gras repas, de tutoyer le president, donc en somme d'entretenir des relations assez étroites et surtout sans distance avec le pouvoir peut permettre de faire des analyses pertinentes sans suivre le vent et attendre que le peuple avec ses humeurs et ses coups de gueule montrent la voie à suivre.

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