Christian Roux dans le Devoir de Dimanche:
[...] Contrairement à ce discours apaisant, bon nombre d'experts estiment plutôt que ces mesures sont les signes avant-coureurs d'un véritable retour au protectionnisme.
«Les chantres du libre-échange continuent à dire que tout va bien, mais on voit bien que la réalité est tout autre», dit l'économiste Jean-Luc Gréau, auteur de La Trahison des économistes (Gallimard). «On assiste aujourd'hui au développement d'un protectionnisme sauvage. Personne n'a rien vu venir et ça risque de ne pas s'arrêter là.»
Le fait que les politiques sont tentés par le protectionisme montrent que la politique ne s'est jamais adaptée à la globalisation et que les politiques aujourd'hui sont tentés de revenir au bon vieux temps parce qu'ils veulent contrôler l'économie puisqu'elle affecte leur monde et les empêche de gouverner leurs pays comme ils le souhaitent. La vérité est que les politiques n'ont pas d'imagination et qu'ils tâtonnent pour trouver une solution à la crise surtout parce qu'ils n'ont jamais vraiment compris ce qu'était la globalisation. Ce n'est pas la mondialisation ou la globalisation qui est panne mais la politique et le politique qui se retrouvent au milieu d'une situation où ils doivent innover mais hélas pour eux, ils n'ont pas été programmés pour cela mais pour faire beaux discours et lancer des slogans creux tels que "yes we can."

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