En regardant Sarkozy et Obama hier soir, je n’ai pas pu m’empêcher de constater à quel point il se ressemblait parce qu’ils ont tous les deux la même vision de la politique qui pour eux est un show dont le but est d’explorer le peuple et de le faire rêver en lui donnant de belles images. La tournée semi-mondiale d’Obama me laisse non pas perplexe mais désenchantée elle me rappelle pourquoi je résiste à l’Obamania. Je crois justement que la politique ce ne sont pas d’abord les discours et les belles images mais des actes et surtout des résultats qui changent la vie des électeurs. Obama croit avec ferveur, comme Bush avant lui, que son destin est d’être président et que les forces du bien et du monde sont avec lui et cela, je l’avoue volontiers, me fout les jetons. J’ai peur d’un candidat à la Maison Blanche qui pense qu’il est né pour diriger non seulement son pays mais le monde et que tel le messie, son élection transformera le cours de l’histoire quelque soit sa politique parce qu’il est tellement exceptionnel qu’il est au dessus de tout, de l’histoire, des partis, et de toutes les considérations politiques. Je ne peux pas soutenir un candidat par culpabilité, par solidarité envers les minorités américaines qui ont tant souffert, ou juste pour prouver que je ne suis pas raciste, conservatrice ou inculte. Après tout, c’est bien cela n’est pas aujourd’hui en Europe et dans l’Amérique bleu cultivée (qui est hélas mon milieu) lorsqu’on résiste à Obama on est raciste, conservateur ou juste un partisan amer d’Hillary Clinton qui doit la fermer et suivre. C’est justement ce que cette fameuse couverture du NewYorker arguait, implicitement. Elle caricaturait non pas Obama mais ceux qui ne le suivent pas ou l’opposent ; elle en faisait des extrémistes qui pensent qu’Obama est un admirateur de Ben Ladin dont le but est d’assiéger la Maison Blanche. Cette couverture faisait croire qu’il n’y avait aucune raison légitime d’être contre Obama ou du moins de penser qu’il est peut-être un candidat superbe (comme Sarkozy) mais qu’il fera un mauvais président des Etats-Unis justement parce qu’il n’a aucune conscience politique.
Hier, je pensais à cette marionnette grossière des guignols de Sylvester Stallone en maître du monde qui est tellement idiote justement parce qu’elle est carrée et qu’elle pense que sa prétendue domination du monde est normale parce qu’elle est américaine et parce que le pouvoir doit être absolue sans jamais tenir compte des détails, de la politique justement. En écoutant les journalistes français, je ne pouvais m’empêcher de me rappeler de ce que les journalistes américains disaient sur Sarkozy l’année dernière durant sa période superman. Je me rendais compte à quel point le monde était petit et à quel point « les citoyens du monde » ont désespérément envie non seulement d’un président des Etats-Unis qui leur fait penser à Will Smith parce qu’il ne représente rien puisqu’il représente tout mais aussi surtout de super-héros pour croire que les choses ne sont pas compliquées et que lorsque Mandela ne sera plus (hélas lui aussi est mortel) il y aura un autre qu’on pourra admirer sans jamais critiquer. Sarkozy nous a tout montré que le quotidien abîme cette apparence de superpuissance surtout lorsqu’on veut être aimé et qu’on a une dépendance pour l’action du moment que l’image brille et que la com est parfaite. Je fais le pari que tous ces Obamaniacs dans un an, qu’Obama soit ou ne soit pas élu (il est encore possible qu’il ne le soit pas c’est même ce que je continue de penser), seront déçus et effaceront de leur mémoire collective cet engouement enfantin et ridicule qui leur faisait croire qu’un politique américain ambitieux pouvait marcher sur l’eau.

Mouai, j'esperais me tromper en partageant quelque peu votre regard sur Obama, surtout qu'il me semblai que les Americains eussent fait preuve de davantage de maturité face à la glorification, entre autre, des politiques, comparé au "retard français" dans le domaine de la mercatique médiatique merdique.
Mais j'espere tout de même être encore surpris.
Je sais que l'on vie une période particuliérement propice à la médiocrité;
Dernier exemple en date: Les mesures prises à l'encontre la crise alimentaire (enfin que ce soit dit de facon explicite : LA FAMINE GLOBALISEE) conciste à faire pression, notamment sur la France, pour voir les subvention à l'agriculture disparaitre...
Néanmoins, tôt ou tard nous assisterons a un sur saut de l'intelligence en réaction à la bétise qui nous mine.
Et puis la grande dépression, personnellement je l'ai déja surmontée.
Bon, je me permets de souligner le fait qu'un systéme bipartique ne vous offre pas la possibilité d'opter pour un Berou, même si il ne peut acceder au poste convoité, et d'ailleurs serait-il plus efficace. (Bayrou est pour moi léquivalent d'un Chirac numéro bis)
Sinon : Obama y pondra pas ça quand même ?
Rédigé par : Panthagoras | samedi 26 juillet 2008 à 18H38