Si on avait encore des doutes que le socialisme était mort, il suffit de voir le spectacle que donnent les socialistes français en ce moment en faisant tout pour éviter l’inévitable qui est la présidentialisation de leur parti et établissant des alliances contre-nature pour ne pas avoir qu’aujourd’hui être socialisme ne veut rien dire. En lisant le passage qui suit, il est difficile de ne pas réaliser qu’aujourd’hui le socialisme est comme le disco, il n’est populaire ou plutôt utile lorsqu’il est une excuse pour une mode temporaire et opportuniste, celle d’agir (danser ou de s’habiller) idiotement sans penser :
Or tout recours à une aide gouvernementale afin de sortir ces sociétés du pétrin se révèle, en fin de compte, n'être qu'un transfert de richesse des contribuables vers ces professionnels de l'investissement (dont certains se trouvent à être des gouvernements étrangers qui sont d'importants actionnaires de ces deux sociétés immobilières). La ligne est mince entre l'objectif de maintenir des marchés financiers efficaces et un système bancaire solide, d'une part, et la responsabilisation des acteurs économiques, d'autre part.
Il ne faut pas perdre de vue l'essence même du capitalisme, qui voulait récompenser la compétence, la rigueur et le bon jugement. À vouloir, à tout prix, prévenir les faillites des établissements ou les infortunes des investisseurs, on en vient à développer ce que les économistes définissent comme le risque moral (moral hazard, en anglais).
Il en résulte des comportements imprudents, alimentés plus ou moins consciemment par l'idée que si les choses tournent au vinaigre, le gouvernement n'aura d'autre possibilité que de se porter au secours des fautifs, tout cela étant justifié par le fait que les coûts collectifs d'une crise potentielle seraient trop importants. Certains appellent cela le «socialisme pour les riches».
Les socialistes devraient cet été tous voir Mamma Mia pour enfin se rendre compte que leur présent et leur avenir risquent d’être une comédie musicale nostalgique éternelle qui fera rire, chanter et parfois pleurer sans jamais être chose qu’un spectacle de bouffons dont la seule fonction est de divertir la foule et le roi.

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