« juin 2008 | Accueil | août 2008 »
Rédigé par Christelle Nadia à 01H08 dans France , Politique, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je suis presque tombée vans les vapes ce matin tellement j’ai des choses importantes à faire dont la plus importante est de préparer mon déménagement pour New York (C’est mon cinquième déménagement en 5 ans et rien que d’y penser j’ai envie de me cogner la tête contre un mur) qui aura lieu probablement dans deux semaines. Je retourne sur New York mais je ne suis pas sûre d’y rester car tout est en mouvement autour de moi et j’ai envie de découvrir autre chose et surtout de m’installer sur la côte ouest des Etats-Unis. Bref, cet été est essentiellement le même que l’année dernière puisque je revis un feuilleton inconfortable qui me pousse à rester en retrait parce que je n’ai pas (encore) tous les pions, à être patiente, et à prendre des décisions temporaires qui m’irritent au plus au point parce que trop souvent elle me même à un choix de vie que je déteste. Mais bon, je crois que vivre à New York ne peut pas que me galvaniser et me forcer à prendre ma vie en mains en forçant avec plus de maturité les choses.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H42 dans Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Si on avait encore des doutes que le socialisme était mort, il suffit de voir le spectacle que donnent les socialistes français en ce moment en faisant tout pour éviter l’inévitable qui est la présidentialisation de leur parti et établissant des alliances contre-nature pour ne pas avoir qu’aujourd’hui être socialisme ne veut rien dire. En lisant le passage qui suit, il est difficile de ne pas réaliser qu’aujourd’hui le socialisme est comme le disco, il n’est populaire ou plutôt utile lorsqu’il est une excuse pour une mode temporaire et opportuniste, celle d’agir (danser ou de s’habiller) idiotement sans penser :
Or tout recours à une aide gouvernementale afin de sortir ces sociétés du pétrin se révèle, en fin de compte, n'être qu'un transfert de richesse des contribuables vers ces professionnels de l'investissement (dont certains se trouvent à être des gouvernements étrangers qui sont d'importants actionnaires de ces deux sociétés immobilières). La ligne est mince entre l'objectif de maintenir des marchés financiers efficaces et un système bancaire solide, d'une part, et la responsabilisation des acteurs économiques, d'autre part.
Il ne faut pas perdre de vue l'essence même du capitalisme, qui voulait récompenser la compétence, la rigueur et le bon jugement. À vouloir, à tout prix, prévenir les faillites des établissements ou les infortunes des investisseurs, on en vient à développer ce que les économistes définissent comme le risque moral (moral hazard, en anglais).
Il en résulte des comportements imprudents, alimentés plus ou moins consciemment par l'idée que si les choses tournent au vinaigre, le gouvernement n'aura d'autre possibilité que de se porter au secours des fautifs, tout cela étant justifié par le fait que les coûts collectifs d'une crise potentielle seraient trop importants. Certains appellent cela le «socialisme pour les riches».
Les socialistes devraient cet été tous voir Mamma Mia pour enfin se rendre compte que leur présent et leur avenir risquent d’être une comédie musicale nostalgique éternelle qui fera rire, chanter et parfois pleurer sans jamais être chose qu’un spectacle de bouffons dont la seule fonction est de divertir la foule et le roi.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H16 dans Actualité, Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Une fois de plus, la Suisse se retrouve dans une position embarrassante puisqu’elle doit trouver le moyen de calmer des tensions avec la Libye causées par l’arrestation d’un des fils Kadhafi (Hannibal) et de son épouse (enceinte) sur son territoire pour maltraitance de leurs employés. Le problème pour la Suisse est évidement qu’elle a non seulement arrêté des personnes qui bénéficient de l’immunité diplomatique mais aussi qui sont membres d’une famille dont l’influence et l’importance ne sont plus à prouver :
«La Suisse a touché à un point très sensible ici. En Libye, comme dans beaucoup de pays arabes, toucher au cercle intime du chef est un tabou. En arrêtant Hannibal, la police suisse a commis un acte qui ici équivaut à une atteinte à l'honneur de Kadhafi et de la nation libyenne, ce qui dans le système et la culture politiques du pays se confond. C'est très grave», explique, de son côté, un diplomate originaire du monde arabe.
Selon des sources crédibles, ce n'est pas l'arrestation elle-même de son fils qui aurait surtout fâché le Guide libyen. Mais «le traitement indigne d'une personnalité munie de l'immunité diplomatique» infligé à Hannibal, selon les mots d'un responsable des comités populaires.
Pour éviter une escalade qui pourrait voir Tripoli rompre toute relation avec la Suisse, une seule chose à faire pour cet enseignant à la faculté de droit et de gestion de l'Université de Tripoli: présenter des excuses, ou faire ce qui pour les Libyens pourrait y ressembler. «C'est une exigence très sérieuse et je pense même qu'elle n'est pas négociable. Même si les Libyens connaissent parfaitement le système politique suisse, ici l'arrestation d'une personnalité d'un tel rang est un acte grave.»
Je crois que la Suisse trouvera le moyen de terminer cette crise en mettant un terme à cette affaire sans la juger et en présenter ses regrets (pas d’excuses) à la famille Kadhafi qui leur donneront juste envie d’éviter de passer des vacances quelques temps sur le territoire suisse sans cependant aller plus loin. Je me demande cependant pourquoi la Suisse a laissé cette épisode allée aussi loin alors qu’elle savait bien qu’il était impossible pour elle non seulement de poursuivre le fils Kadhafi et sa femme et de les faire condamner. Le plus insupportable dans toute cette affaire est évidement le constat que les pays occidentaux sont prêts à accepter l’inacceptable de certains personnes du moment que la relation qu’ils entretiennent avec ces pays restent fructueuses en satisfaisant leurs intérêts nationaux. On se souvient des frasques de Kadhafi à Paris et d’un de ses fils sur les Champs Elysées et on n’a pas besoin de regarder bien loin pour comprendre pour ces affaires se sont terminées en faisant pschitt !
Rédigé par Christelle Nadia à 00H54 dans Actualité, Afrique, Justice, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Et 2+2 = 5 ! C’est ce qu’on pense en lisant Henri Guaino nous expliquer le sulfureux discours de Dakar qu’il avait écrit pour Sarkozy :
Revenons un instant sur le passage qui a déchaîné tant de passions et qui dit que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". Nulle part il n'est dit que les Africains n'ont pas d'histoire. Tout le monde en a une. Mais le rapport à l'histoire n'est pas le même d'une époque à une autre, d'une civilisation à l'autre. Dans les sociétés paysannes, le temps cyclique l'emporte sur le temps linéaire, qui est celui de l'histoire. Dans les sociétés modernes, c'est l'inverse.
L'homme moderne est angoissé par une histoire dont il est l'acteur et dont il ne connaît pas la suite. Cette conception du temps qui se déploie dans la durée et dans une direction, c'est Rome et le judaïsme qui l'ont expérimentée les premiers. Puis il a fallu des millénaires pour que l'Occident invente l'idéologie du progrès. Cela ne veut pas dire que dans toutes les autres formes de civilisation il n'y a pas eu des progrès, des inventions cumulatives. Mais l'idéologie du progrès telle que nous la connaissons est propre à l'héritage des Lumières.
En 1947, Emmanuel Mounier partait à la rencontre de l'Afrique, et en revenant il écrivit : "Il semble que le temps inférieur de l'Africain soit accordé à un monde sans but, à une durée sans hâte, que son bonheur soit de se laisser couler au fil des jours et non pas de brûler les espaces et les minutes." Raciste, Mounier ?
A propos du paysan africain, le discours parle d'imaginaire, non de faits historiques. Il ne s'agissait pas de désigner une classe sociale, mais un archétype qui imprègne encore la mentalité des fils et des petits-fils de paysans qui habitent aujourd'hui dans les villes.
L'Afrique est le berceau de l'humanité, et nul n'a oublié ni l'Egypte ni les empires du Ghana et du Mali, ni le royaume du Bénin, ni l'Ethiopie. Mais les grands Etats furent l'exception, dit Braudel, qui ajoute : "L'Afrique noire s'est ouverte mal et tardivement sur le monde extérieur." Raciste, Braudel ?
L'homme africain est entré dans l'histoire et dans le monde, mais pas assez. Pourquoi le nier ?
Je ne crois pas Henri Guaino soit raciste et de toutes les façons ce n’est pas la question parce que l’affirmer comme l’avait fait Bhl l’année dernière occulte une discussion qui doit avoir lieu. Il est cependant claire que Guaino a une vision raciale de l’histoire, des choses et elle est devrait être dépassée car elle fait croire que les hommes ne sont pas les mêmes et qu’il existe des différences fondamentales entre un Européen et un Africain qui expliquent non seulement les différentes histoires et présents de leurs continents. En quelque sorte, Guaino affirme que le ver, le mal est dans l’homme et ses gènes et que si les Africains avaient vécu en Europe, ils l’auraient Africanisée. C’est une lecture problématique de l’histoire mais il est essentiel d’en discuter car elle mène à un débat qui est primordial non seulement pour l’Afrique mais aussi pour l’Occident qui est, qu’elle le veuille ou non, plein d’Africains qui affecteront son avenir. L’Homme Africain n’existe pas. Il existe des cultures africaines et je dois dire que les êtres les plus africains que je connais sont américains.
Ce que j’essaye de dire est que parler d’homme africain est une manière de revenir au temps de Rudyard Kipling où l’on parlait de races et d’êtres qui étaient moins civilisés, moins développés que d’autres à cause de leurs gènes et non pas de leur environnement. Henri Guaino semble ne pas passé que le Maghreb et les autres pays d’Afrique du Nord sont des pays africains car il a écrit un différent discours pour Sarkozy à Alger en mettant l’accent sur une forme de repentance politiquement correcte dont le but était de préparer pour cette satanée Union pour la Méditerranée qui coupe l’Afrique en deux, entre celle qui d’après Guaino est peuplée d’hommes qui sont suffisamment entrés dans l’histoire et une autre qui est encore au cœur des ténèbres et qui doit être absolument de l'autre pour ne pas la contaminer avec ses misérables.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H30 dans Afrique, France , Identité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
En regardant Sarkozy et Obama hier soir, je n’ai pas pu m’empêcher de constater à quel point il se ressemblait parce qu’ils ont tous les deux la même vision de la politique qui pour eux est un show dont le but est d’explorer le peuple et de le faire rêver en lui donnant de belles images. La tournée semi-mondiale d’Obama me laisse non pas perplexe mais désenchantée elle me rappelle pourquoi je résiste à l’Obamania. Je crois justement que la politique ce ne sont pas d’abord les discours et les belles images mais des actes et surtout des résultats qui changent la vie des électeurs. Obama croit avec ferveur, comme Bush avant lui, que son destin est d’être président et que les forces du bien et du monde sont avec lui et cela, je l’avoue volontiers, me fout les jetons. J’ai peur d’un candidat à la Maison Blanche qui pense qu’il est né pour diriger non seulement son pays mais le monde et que tel le messie, son élection transformera le cours de l’histoire quelque soit sa politique parce qu’il est tellement exceptionnel qu’il est au dessus de tout, de l’histoire, des partis, et de toutes les considérations politiques. Je ne peux pas soutenir un candidat par culpabilité, par solidarité envers les minorités américaines qui ont tant souffert, ou juste pour prouver que je ne suis pas raciste, conservatrice ou inculte. Après tout, c’est bien cela n’est pas aujourd’hui en Europe et dans l’Amérique bleu cultivée (qui est hélas mon milieu) lorsqu’on résiste à Obama on est raciste, conservateur ou juste un partisan amer d’Hillary Clinton qui doit la fermer et suivre. C’est justement ce que cette fameuse couverture du NewYorker arguait, implicitement. Elle caricaturait non pas Obama mais ceux qui ne le suivent pas ou l’opposent ; elle en faisait des extrémistes qui pensent qu’Obama est un admirateur de Ben Ladin dont le but est d’assiéger la Maison Blanche. Cette couverture faisait croire qu’il n’y avait aucune raison légitime d’être contre Obama ou du moins de penser qu’il est peut-être un candidat superbe (comme Sarkozy) mais qu’il fera un mauvais président des Etats-Unis justement parce qu’il n’a aucune conscience politique.
Hier, je pensais à cette marionnette grossière des guignols de Sylvester Stallone en maître du monde qui est tellement idiote justement parce qu’elle est carrée et qu’elle pense que sa prétendue domination du monde est normale parce qu’elle est américaine et parce que le pouvoir doit être absolue sans jamais tenir compte des détails, de la politique justement. En écoutant les journalistes français, je ne pouvais m’empêcher de me rappeler de ce que les journalistes américains disaient sur Sarkozy l’année dernière durant sa période superman. Je me rendais compte à quel point le monde était petit et à quel point « les citoyens du monde » ont désespérément envie non seulement d’un président des Etats-Unis qui leur fait penser à Will Smith parce qu’il ne représente rien puisqu’il représente tout mais aussi surtout de super-héros pour croire que les choses ne sont pas compliquées et que lorsque Mandela ne sera plus (hélas lui aussi est mortel) il y aura un autre qu’on pourra admirer sans jamais critiquer. Sarkozy nous a tout montré que le quotidien abîme cette apparence de superpuissance surtout lorsqu’on veut être aimé et qu’on a une dépendance pour l’action du moment que l’image brille et que la com est parfaite. Je fais le pari que tous ces Obamaniacs dans un an, qu’Obama soit ou ne soit pas élu (il est encore possible qu’il ne le soit pas c’est même ce que je continue de penser), seront déçus et effaceront de leur mémoire collective cet engouement enfantin et ridicule qui leur faisait croire qu’un politique américain ambitieux pouvait marcher sur l’eau.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H12 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, médias, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
La citation de la semaine est de Malalaï Joya, femme Aghane exclue du parlement de Kaboul:
Alors, oui, au moment où je me bats pour réintégrer ce parlement où j'étais légitime, je fais un rêve. Et même plusieurs. Je rêve d'abord que les femmes afghanes se redressent, lèvent le voile, et exigent tous leurs droits. De tous les tourments qu'affronte notre pays, ce sont les premières victimes. 87% souffrent de violences domestiques; les viols - la plupart du temps impunis - sont innombrables. 80% des unions étant des mariages forcés, les filles servent de monnaie d'échange; elles peuvent être cédées à des vieillards, offertes en réparation d'une dette, échangées parfois contre un chien.
Le suicide - pendaison, strangulation, immolation - apparaît à beaucoup comme la seule option pour échapper à leur misère. Si vous saviez le nombre de femmes brûlées, défigurées, à l'hôpital d'Herat! L'éducation? Selon OXFAM, une fille sur cinq va à l'école primaire, une sur vingt à l'école secondaire! Et cela ne s'améliore pas. Dans les régions contrôlées par les talibans, les petites filles sont régulièrement attaquées et kidnappées sur le chemin de l'école, et l'on brûle les bâtiments. La santé? Inexistante. L'espérance de vie d'une Afghane n'est que de 44 ans; toutes les vingt-huit minutes, une femme meurt en couches...
(…) Je rêve qu'on cesse de mélanger islam et politique, et que l'Afghanistan, débarrassé de l'occupation étrangère, devienne une grande démocratie laïque. L'islam est dans notre cœur et notre esprit. Il ne doit pas servir à manipuler l'opinion.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H38 dans Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Sans être Gaulliste, je comprends le chagrin de Jean-Louis Hussonnois même si je ne le partage pas parce que nous sommes dans une ère, en politique, où tout ou presque est pathétique mais heureusement éphémère :
A dire très vrai, le vieux Gaulliste que je suis, n’en finit pas de pleurer sur le lait renversé et sur une constitution qui à ses yeux n’a plus rien à voir avec celle inaugurée par le Général de Gaulle. Il avait voulu « mettre fin au régime des partis », ils reviennent en force. Le quinquennat a été le coup de grâce et il y a belle lurette que la Vème est aux oubliettes, dans son esprit comme dans sa forme, même si le “numéro” persiste. On a largement décrit par ailleurs le forcing de Sarkozy et de son entourage pour empêcher des députés de droite de voter non ou de s’abstenir. Certains n’ont pas obtempéré. A posteriori l’auteur du « coup d’Etat permanent » est, en fait, exaucé. Il est curieux que les seuls à ne pas s’en rendre compte soient ses enfants.
Tout ce triste spectacle montre bien que la réforme de la constitution n’a véritablement aucune importance puisqu’en ce moment dans le monde politique français tout est concentré sur la forme et la com. et que les institutions n’ont été véritablement que relookés pour légitimer le bling et le blush (Sarkozy pourra venir faire son show devant les parlementaires). Tout cela ne dura qu’un moment et le successeur de Sarkozy, dans 4 ans, dans 9 ans, fera autre chose et on rechantera la même chanson à moins que d’ici là le gaullisme redevienne à la mode ce qui est probable. Ce que j’essaye de dire est qu’il ne restera rien de tout cela parce que le Sarkozysme, contrairement au Gaullisme, ne laissera pas de traces. Sarkozy clamait fièrement à son parti qu’il n’avait l’ambition de durer. C'est heureux car il ne peut pas durer. Il n’est pas outiller pour puisqu’il ne croit qu’aux coups d’éclats et qu’il ne sait que séduire mais pas construire. On ne citera jamais Sarkozy comme on cite De Gaulle et c’est pour cette raison là que les Gaullistes ont des raisons d’espérer. La France survivra au Sarkozysme qui ne la marquera sans doute jamais tout en la conquérant mais que vaut une conquête qui n'est pas une possession ? Pas grand chose, la même valeurqu'une amourette intense, physique, et explosive mais stérile. Le Gaullisme restera justement parce que toutes les inaptitudes de Sarkozy et son incapacité à dépasser sa personne pour se hisser au niveau de la France prouvent bien que le Général était lui profondément en phase avec l’âme de sa patrie alors que Sarkozy ne la comprend pas en s'obstinant à la manager gérer telle une entreprise du CAC 40.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H27 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je n’ai pas envie de taper sur Jack Lang parce qu’il ne mérite même pas qu’on le traite de Judas ou qu’on grandisse son statut d’homme politique en le rendant responsable de l’adoption par l’assemblée de la reforme des institutions. Jack Lang en fait n’est qu’un des mauvais fils de Mitterrand qui n’a jamais su/pu dépasser les facilités de la servitude pour devenir chef. Jack Lang, c’est l’homme qu’Arnaud Montebourg sera dans 20 ans, un personnage trop lisse, trop sympathique, trop serviable, trop aimable, trop coquet, trop fin, trop calculateur, trop opportuniste pour être vraiment méprisé ou véritablement respecté. Les socialistes ne peuvent pas vraiment exclure Jack Lang puisqu’ils se reconnaissent quasiment tous en lui et qu’en se regardant dans la glace, ils savent très bien que Jack Lang existe encore parce qu’à gauche tout est tellement flou qu’il est possible de faire des appels de pied au Sarkozysme, de bousiller le Ségolisme, d'accepter l’inacceptable sur le plan international au nom de la stabilité ou de la paix, et de se faire l’avocat du diable et d’un universalisme angélisée et de se dire socialiste. Jack Lang, au moins, semble avoir compris depuis la fin de Mitterrand que lorsqu’il est impossible de servir une idéologie qui n’existe plus ou plutôt qui a fait son temps et ses preuves d’échec, il vaut mieux servir le pouvoir et toujours se trouver du camp de ceux qui ont un avenir. Je crois qu’heureusement avec Jack Lang, il est possible de séparer l’homme, qui a beau parfois m’exaspérer que je ne veux pas mépriser, des actes piteux et dérisoires qu’il pose et qui ne sont en fait que largement les conséquences du misérabilisme du système dans lequel il évolue et du monde dans lequel il ne peut ne pas vivre.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H56 dans Actualité, France , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Manuel Valls, Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, et Gaëtan Gorce dénoncent avec bravitude (je suis ironique) l’antisarkozysme pavlovien du PS. Quel courage herculéen ! Ces hommes devraient être béatifiés ! Je suis impressionnée car évidement il est vrai que l’antisarkozysme est vraiment le mal qui mine le PS. Il n’y a rien qu’une bonne dose d’humour socialiste pour commencer la journée. Il fait encore chaud ce matin à Washington et en lisant cela je suis morte de rire car ces quatre là donnent encore une fois la preuve que la France a la droite la plus bête du monde. Où étaient ces quatre valeureux guerriers lorsque Ségolène Royal se faisait lyncher par toute la droite et par la gauche Langienne? On dirait qu’en ce moment à gauche pour avoir un avenir, il faut soit être Besancenotiste, soit s’attaquer à sa propre famille politique avec mauvaise foi, ou soit tout simplement être con et répéter niaisement que la gauche doit se rénover en suivant de soi-disant rénovateurs qui n’ont rien fait trop longtemps parce qu’ils aimaient trop Mitterrand ou Jospin ou tout simplement parce qu'ils ne se servaient que du machin socialiste pour durer politiquement. En plus de cela, ce n’est que maintenant qu’on parle d’exclure Jack Lang comme si le faire ne lui donnerait pas l’air d’être un martyr et surtout comme si ne plus être membre d’un parti socialiste qu’il est populaire de saborder n’est pas une récompense politique puisqu’elle lui assure d’être le bienvenu chez les Sarkozystes. Lorsqu’on est socialiste, apparemment être con est une bénédiction.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H06 dans Actualité, France , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (1)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Bayrou, la seule chose qu'il sait faire, c'est répéter qu'il est un martyr, que les médias et les puissances d'argent ne l'aiment pas, que tout le monde est à mettre dans le même sac et qu'il se battra seul contre tous. C'est la même posture populiste que Le Pen, sans les idées. Du Le Pen propre.
Je trouve cette citation d’égueulasse parce qu’elle prouve encore une fois que Tapie n’aime pas la contradiction. Comparer Bayrou à Le Pen, il faut ne rien connaître de la politique (ce qui n’est pas le cas de Tapie) ou penser que tous ses adversaires sont des crapules pour dire cela. Mais ce que je trouve encore plus grave dans cette affaire est le fait qu’il ne semble pas y avoir de séparation entre la justice et l’exécutif sur des affaires financières comme celle du Crédit Lyonnais : cette affaire a débuté au début des années 90, deux présidents sont passés par là, et hop aujourd’hui de manière presque spectaculaire avec l'élection d'un troisième elle s’achève par une victoire de Tapie qui n’est pas peut-être pas déméritée mais qui prouve à quel point il est nécessaire en France dans ce genre d’histoire comme on le dit vulgairement dans certains pays Africains d’avoir un frère en haut.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H09 dans Actualité, Bayrou, France , Justice, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
François Mitterrand 2007 c'était Bruno Roger-Petit. J'aurais aimé que le mystère dure plus longtemps mais une chose est certaine : il avait du talent, ce vrai faux Mitterrand. J'attends avec impatience la réaction de Jean-Michel Aphatie.
Je souris mais j'aurais aimé que le mystère dure , ce vrai faux Mitterrand. J'attends avec impatience la réaction de Jean-Michel AphatieRédigé par Christelle Nadia à 08H45 dans Actualité, France , médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Rien à ajouter à ces interrogations essentielles de Pierre Assouline qui se demandent (avec raison) ce que les écrivains et la littérature ont avoir avec l’affaire Siné. Elles montrent à quek point les écrivains et la littérature sont instrumentalisés par ceux qui ne savent plus penser pour eux-mêmes et qui n’ont en général pas d’arguments assez forts pour convaincre :
Quatre écrivains, rien de moins ! Questions : mais que viennent-ils faire là-dedans ? Leur a-t-on demandé leur avis, les vivants puisque les morts n’ont que nous pour les défendre ? Quand cessera-t-on d’instrumentaliser les écrivains à leurs dépens et au profit de cause auxquelles ils sont étrangers ? Pourquoi n,importe qui se croit autorisé à les récupérer ? Car enfin, quel rapport avec l’attitude de Siné dont en l’occurence la rhétorique relève, hélas, d’un vieux classique sans aucun lien avec la littérature ?
Rédigé par Christelle Nadia à 08H29 dans Actualité, littérature , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Morceau choisi d’un article (de plus) de Josyane Savigneau sur Simone de Beauvoir et le Deuxième Sexe :
La fameuse phrase "On ne naît pas femme, on le devient", qui résume l'opposition entre "féminitude" et "situation", est au coeur de la contestation. Les féministes dites différentialistes, qui exhortent les femmes, censées être dotées de qualités propres à leur sexe, à faire entendre leur "différence", récusent en bloc les théories du Deuxième Sexe, tout particulièrement l'analyse de Beauvoir sur la maternité et le piège qu'elle a souvent, selon elle, constitué pour les femmes.
Certaines l'accusent d'être misogyne et de refuser la féminité. Peut-être l'ont-elles lue avec trop peu d'attention pour remarquer cette phrase : "Renoncer à sa féminité, c'est renoncer à une part de son humanité." D'autres estiment seulement que ce livre est "dépassé". Beauvoir s'en est expliquée, dans de nombreux entretiens et dans Tout compte fait ("Folio", Gallimard, n° 1022) : "Je pensais que la condition féminine évoluerait en même temps que la société. J'écrivais : En gros nous avons gagné la partie. (...) Non, nous n'avons pas gagné la partie. (...) La révolution sociale ne suffira pas à résoudre nos problèmes. Ces problèmes concernent un peu plus de la moitié de l'humanité : je les tiens à présent pour essentiels." Elle se déclare alors résolument féministe, et militera sans relâche aux côtés de ses cadettes.
Je me demande toujours en lisant ce genre d’article si les femmes ont le droit d’être viriles, de renoncer à leur féminité ou plutôt de redéfinir ce qu’est la féminitude. Le féminisme de nos jours n’est plus in et a été un échec non pas total mais flamboyant parce que les féministes n’ont jamais su répondre à ces questions et sont restées obsédées par des combats d’arrière-garde.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H39 dans féminisme, Identité, libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Un avis canadien québécois de Marie-Andrée Chouinard sur la burqa française :
Un détail, qui n'en est pas un, accroche la France tout entière: la tenue vestimentaire de Faïza A., exigée par son mari. Lors des entretiens, elle s'est toujours présentée vêtue de la burqa, la longue robe lui recouvrant le corps ainsi que la tête, et «ne laissant voir les yeux que par une fente».
Le Conseil d'État ne pouvait évidemment pas refuser la nationalité au seul motif d'une pratique religieuse, la liberté de conscience prévalant dans la France laïque et libérale. Habile, il a toutefois décrit comme un «défaut d'assimilation» l'effet néfaste du degré de pratique musulmane sur une valeur primordiale pour la France, soit l'égalité entre les hommes et les femmes.
Du côté de l'Hexagone, on se félicite de la ténacité du tribunal, qui réaffirme avec fracas la prépondérance de certaines valeurs sur la pratique religieuse. Mais ce jugement soulève des questions délicates. Il révèle d'abord l'intrusion du droit dans les conflits de valeurs que pose l'islam à la société. Il dévoile aussi l'apparent paradoxe que pose pour Faïza A. cet arrêt final: l'État français a beau afficher clairement ses limites en matière d'intégration, en quoi cette décision libère-t-elle la femme de l'oppression dans laquelle elle évolue? Et puis, la laïcité affirmée dont la France se gargarise n'emprunte-t-elle pas parfois aux lourdeurs du dogme?
N'empêche. Même s'il paraît impensable ici et qu'il ne faut pas y voir un exemple à suivre, ce jugement revêt un je-ne-sais-quoi d'inspirant! Le Québec, qui se remet à peine d'une longue sociothérapie, a justement tenté de faire valoir aux commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor que l'égalité hommes-femmes ne pouvait être taillée en pièces par des pratiques religieuses d'apparence sectaire! Qu'au nom d'un interculturalisme coloré par le multiculturalisme canadien, on ne devait pas s'aplatir comme des carpettes!
Ce qui me gène dans cette affaire est qu’on s’attaque sans finesse et surtout sans intelligence à une cible facile. Je continue de réfléchir et je ne vois (j’avoue que je ne suis pas objective) pas ni les clarifications et surtout ni les bienfaits. Lorsque Fadela Amara (qui a le goût des boutades faciles même si elle en a) dit que voile et burqa c’est la même chose, je me dis qu’elle ignore volontairement le problème parce qu’elle veut le simplifier pour ne pas le contempler dans toute sa complexité. La question qui m’est restée entre la gorge depuis cette décision du Conseil d’état est celle-ci : quels sont les équivalents masculins du voile et de la buqua ? Je n’ai pas de réponse à cette question et je soupçonne tous les politiques, qui applaudissent comme des disciples soulagés de ne devoir que suivre, de ne pas en avoir non plus. C’est cela qui me donne envie de crier de manière enfantine : Leave the burqa alone! (je vais faire plaisir à Juppé).
Rédigé par Christelle Nadia à 04H20 dans Actualité, France , Identité, immigration, Intégration, Justice | Lien permanent | Commentaires (2)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Nature,éducation, culture, ou environnement ? :
Mais cette brutalité qui terrorise les victimes semble être presque normale pour les adolescents des banlieues difficiles. Les coups, les bagarres font partie de leur vie quotidienne. «Si tu ne te bats pas, tu ne sors plus de chez toi, explique Jonathan, un ancien habitant de la Cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois. Parce que les mecs, ils sont en bas de l'immeuble, tout le temps.» Celui qui refuse le combat est une «tarlouze» (homosexuel), une «baltringue» (bouffon, minable) ou, s'il porte plainte, une «balance» qui peut s'attendre à un harcèlement sans merci de la part des autres jeunes.
Dans cet univers, tout devient prétexte à affrontement: un «mauvais regard», une dispute à propos d'une fille - «alors là, ça part en live direct» - ou l'envie de s'approprier un bien prestigieux. «Quand tu as 15 ans, toi aussi tu aimerais avoir une casquette Lacoste ou des Nike, témoigne Jonathan. Et s'il faut faire des conneries pour les avoir, tu les feras.»
La bande, le groupe font alors figure de recours indispensable contre les agressions, les manquements à l'honneur, les insultes. Myk, jeune homme aux oreilles décorées de faux diamants rencontré gare du Nord, à Paris, raconte qu'après plusieurs bagarres, son cousin a triomphé d'un rival qui voulait «draguer sa meuf», parce qu'il «connaissait plus de monde». Pouvoir rallier à sa cause des «relations», des «gens qui ont du vécu» - par exemple, qui sont allés en prison pour avoir «planté quelqu'un» - est un atout décisif dans ce genre de conflit.
A part les criminels éprouvés, la plupart des jeunes finissent par s'extraire de cette culture basée sur la force et les rapports de domination. Certains deviennent même de paisibles pères de famille, propriétaires d'un pavillon, qui s'irritent des débordements des plus jeunes. Car après eux, tout recommence: par imitation, par admiration aussi, le geste des caïds des cités se transmet, suscite de nouvelles vocations. Et malgré les diatribes du président Nicolas Sarkozy contre les «voyous», le cycle ne semble pas près de s'arrêter.
J’entends déjà ce que dirait Finkielkraut et je commence à penser que même s’il n’a pas raison, il n’a pas tout à fait tort bien qu’évidement les choses ne sont jamais aussi simples qu'il le prétend. Je crois qu’il est clair que les banlieues n’ont jamais intéressé Sarkozy que lorsqu’elles pouvaient lui permettre de se présenter comme un homme fort qui est volontaire et contre la culture de l’excuse et l’assistanat. Le hic est évidement est que depuis que Sarkozy est président, il s’occupe de sujets qui l’intéressent vraiment tels que les relations étrangères (parce qu’il veut être aimé hors de France, quoi qu’il dise pense pouvoir faire de la France Sarkozyste une super puissance et surtout s’occuper de l’international est une manière d’essayer de se recréer une image de superman sans prendre trop de risques et trop se heurter avec son électorat). Je fais que le pari que les Banlieues seront un des sujets essentiels des prochaines présidentielles et qu'entre temps il y aura probablement encore d’autres émeutes, d' incidents qui forceront Sarkozy et les politiques à prendre acte et à réagir ne serait qu’idéologiquement.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H02 dans banlieues, France , Identité, immigration, Intégration, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je n’approuve pas la décision du Conseil d’état refusant la nationalité française à une Marocaine parce qu’elle portait une burqa pour deux raisons :
1. C’est une décision réactionnaire qui ne répond à aucune question mais bien au contraire floue encore plus les épineux problèmes de religion, laïcité, nationalité et identité françaises. Je comprends que les politiques se félicitent de cette décision parce que d’une certaine manière le Conseil d’état leur rend service en faisant d’une question politique et sociale un problème légal. Le système juridique n’est pas équipé pour résoudre à cette question (et le fait que le Conseil d’état donne un avis me semble inapproprié parce justement en le faisant il va au delà de ses compétences) qui doit être prise en charge par les politiques et les représentants de la société civile qui malheureusement manquent de courage pour fixer des lignes claires qui les rendront à coups sûrs impopulaires avec une partie de leur électorat. Cette décision complique une situation déjà explosive parce qu’elle ne répond pas à la question suivante : les femmes françaises qui portent des burqa ne sont-elles désormais plus françaises ou la burqa n’est qu’un obstacle à acquérir la nationalité française lorsqu’on vient d’ailleurs ou qu’on n’est pas née française ?
2. Cette décision fait encore une fois de la burqa un instrument qui cache le reste en faisant des femmes non seulement des victimes des religions ou des traditions arbitraires et inflexibles mais qui aussi les emprisonnent dans un monde où elles seront toujours la chose de quelqu’un sans leur donner l’espoir, la possibilité de s’en sortir en disant un jour merdre à tout ce qui les empêche de vivre pour elles-mêmes. Que va devenir cette Marocaine ? Son mari et ses enfants sont français mais pas elle et elle vit désormais dans un pays où elle est considérée comme une marginale. Imaginons un instant qu’elle répondait à tous les autres critères imaginables pour avoir la nationalité française mais que la burqa empêchait juste voir le reste. Cette femme aujourd’hui plus qu’avant est prisonnière des traditions que le Conseil d’état pense être incompatible avec la nationalité française et surtout celui-ci fait d’elle la seule dépositaire, la seule responsable de traditions qui apriori qui l’isolent du monde. C’est inquiétant et dangereux parce que le pire devient plus que jamais possible. Désormais les maris, les familles de femmes qui portent une burqa sauront qu’elles sont plus que jamais à leur merci car ils pourront eux avoir facilement leur nationalité tout en étant les seuls maîtres de leurs destins. Ils pourront leur faire un chantage insupportable en leur affirmant qu’elles doivent rester étrangères même si elles ont une identité française pour rester de pures et ne pas trahir des principes nobles et absolus. Ils pourront aussi leur faire payer au prix fort le droit d’enlever leur burqa temporairement pour obtenir la nationalité française.
En somme, je pense que cette décision est imbécile parce qu’elle est emplie de bons sentiments et qu’elle essaye de légiférer sur une question sociale et politique où le droit, la loi ne peuvent pas apporter de bonnes réponses. C’est un mauvais exemple qui vient des Etats-Unis. Ce qui m’irrite au plus haut point est surtout que l’hypocrisie de la décision qui fait croire à la fois qu’une burqa n’a rien de religieux et que donc par conséquent toute femme qui la porte affirme qu’elle n’adhère pas aux « valeurs essentielles de la communauté française. » Si tel est le cas, il serait logique d’interdire non seulement le port de la burqa en France mais aussi bien toute pratique religieuse qui la justifie ou l’impose à ses adeptes. Plus, il faudrait aussi expulser les femmes en burqa et ceux qui font de la burqa un symbole religieux pour éviter le communautarisme et l'intégrisme. Voilà des décisions qui seraient courageuses et qui démontreraient la volonté du Conseil d’état d’être logique jusqu’au bout sans faire de la politique populiste et politicienne. Je trouve qu’il est trop facile de s’en prendre aux femmes, à leurs burqa, au voile lorsqu’on n’a pas le courage de s’attaquer aux autres, à ceux qui instrumentalisent le corps féminin et la religion pour diviniser leur masculinité et leur frigidité. Les femmes qui portent des burqa sont des victimes faciles. Elles n’ont pas de corps, pas de faces; elles sont le bouc émissaire idéal puisqu’elles sont inaudibles et que par conséquent elles n’existent pas.
Maître Eolas a une excellent note sur cette affaire mais je ne partage évidement pas sa conclusion.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H28 dans Actualité, France , Identité, immigration, Intégration, Justice, Religion | Lien permanent | Commentaires (4)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Qu’est que je fais aujourd’hui de typiquement Français : Je vais manger du foie gras, penser qualité et non quantité en refusant de suivre la meute.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H13 dans Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
J’ai le cerveau surchauffé tellement j’ai passé ces dernières années à essayer de gagner du temps et donc de presser des choses qui je réalise ne peuvent qu’arriver que lorsque leur moment est venu. Je n’ai jamais été Zen de ma vie mais je vais devoir apprendre à le devenir. Je quitte définitivement Washington au mois d’Août et j’avoue que je compte les jours, les heures, les minutes et les secondes. Finalement j’ai fait le choix de revenir sur New York pour trouver des appuis solides avant de prendre la route qui va vers l’Ouest pour conquérir le monde. En ce moment, le temps est, pour moi, à la fois un allié et un ennemi. Mon plus grand défi est d’accepter, pour les dépasser, mes limites et mes défauts. Je vais devoir embrasser l’inconnu afin de traverser rapidement ce long tunnel obscur dans lequel je me suis perdue. Je sais, je radote mais bon, on est Dimanche, hier on était Samedi, et Angelina Jolie a eu ses jumeaux ; tout est donc permis.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H20 dans Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Comme toujours, Jean-François Probst est intéressant mais son analyse est étroite et superficielle parce qu’elle se limite au bling et à des réparties toutes faites. Probst est victime de son imagination et son incapacité à dépasser les barrières de son idéologie.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H17 dans Amérique , Etats-Unis, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
La citation de la semaine est extraite d’une note du blog blog-notes d’Alain Juppé dans lequel il s’insurge contre le Franglais :
J'écoute, hier soir, sur RTL, Laurence Parisot, présidente du MEDEF.
Elle dit plein de choses sensées.
Tout d'un coup, stupeur; elle annonce le nouveau slogan du mouvement patronal:
"Benchmarker, c'est la santé"!!!!!
Hallucinant!(...) Le snobisme qui consiste à truffer notre langue de mots anglais parfaitement traduisibles
(benchmark = comparaison) se répand de manière grotesque. La SNCF propose par exemple à ses clients les plus fidèles des réductions dénommées "S'miles". And so on...
Le problème est que ce snobisme est en vogue et va continuer jusqu’à ce que la France ait vraiment internationalisé sa langue en acceptant qu’elle n’appartient plus qu’à elle mais aussi à d’autres et que pour la défendre et la moderniser il faut arrêter justement d’oublier qu’elle doit surtout servir avant d’être servie parce qu’elle est un instrument de communication. Ce qui me fait peur est que la langue française est en voie de devenir une langue élitiste qu’on n’utilise non pas pour communiquer, vendre ou informer ou mais pour paraître parce qu’elle est difficilement malléable puisque pour trop de gens, elle est au-dessus de l’être humain et de ses besoins, de tout. Antoine Robitaille a un article dans le Devoir sur cette question dans lequel il parle anglolâtrie, il n'a pas tort, but...
Rédigé par Christelle Nadia à 02H28 dans culture, France , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Ah oui ?!:
Reste le sexe. Cette spécialité française, comme l’éclair tout chocolat. Comment Nelly [Kaprièlian] allait-elle aborder la question ? Ma foi, comme le reste. Du pragmatisme en toute chose. Tant qu’à caricaturer un tantinet, allons-y même plus qu’un tantinet : « La Française n’oublie jamais qu’elle est une femme et n’a aucun problème avec ça. Son sexe ne lui pèse pas : elle le réinvente. » Et de citer Sagan, « complètement nature ». Car, nous en arrivons au nombril de l’affaire, la «Française est naturelle». Complètement bio. Attention, elle n'est pas non plus la crémière soviétique. Naturalia de pied en cap, mais Naturalia by Marc Jacobs.
Et côté soutif ? « La Française est sexuelle, c’est-à-dire qu’elle laisse sa sexualité s’exprimer : la Française la revendique, parce que le sexe ne lui fait pas peur, elle le pratique aussi naturellement qu’elle respire. » Ah, quel beau pays que la France ! Enfin l’on sait pourquoi aussi bien l'on y respire : pas de névroses. Pas de culs coincés, pas de bas bleus bégueules, seulement de la mode légère. Surtout pas de pulls irlandais, mon dieu ! Du flou, des transparences ! De la bonne humeur ! Bardot, dit Nelly, la «choucroute décoiffée ».
Je suis sûrement trop sensible mais j’en ai marre qu’on parle des femmes comme d’un produit ou comme d’animaux dont le but est de donner du plaisir ou de se reproduire en donnant des pur sangs. Je me demande un peu trop souvent si les femmes ont le droit d’être des individus et d’être différentes ou marginales. Ma réponse à cette interrogation est évidement que oui mais je sais aussi que la différentiation se paie au prix fort.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H18 dans France , Identité | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Ces vidéos d’Ingrid Betancourt lors d’une émission sur la RTBF, juste avant son enlèvement par les Farc, montrent qu’elle n’est pas une fabrication des médias mais plutôt une personne exceptionnelle qu’on a juste découvert tard mais juste à temps pour éviter un drame coûteux et surtout inutile. La question que l’on se pose durant toute surmédiatisation est celle de savoir si elle est basée sur le vide ou quelque chose qui mérite d’être exposée car elle en a à revendre (le cran et des qualités qui deviennent rares parce que très peu de gens sont prêts à sacrifier beaucoup ou tout pour leurs idées). Dans le cas de IB, il est clair qu’elle est un être hors du commun qui attire les médias justement parce qu’elle n’est pas où on l’attend et qu’elle a une force qui fait comprendre qu’elle a choisi de prendre sa vie en main, de ne pas subir et de ne pas être une victime.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H38 dans Actualité, médias, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Dans une chronique pertinente dans Libé, Daniel Schneidermann écrit ceci sur la libération d’Ingrid Betancourt et ce qu’il qualifie de nouvelles propagandes :
Mais les chemins de la propagande n’en finissent pas de surprendre. La particularité de l’époque, c’est l’étonnante coexistence des deux techniques, l’ancienne et la nouvelle, celle qui mobilise l’émotion et celle qui efface les dissidents de la photo. Comme s’il fallait au message mettre toutes les chances de son côté. La grand-messe unanimiste ne suffit plus. Il faut encore prendre soin d’étouffer, activement, les dissonances. Comme si les servants, pourtant aux manettes d’une sono assourdissante, craignaient encore, étrangement, de ne pas être entendus.
Nous vivons dans une époque où la mesure n’existe plus non seulement parce qu’elle ne fait pas recette mais aussi parce que notre temps est celui du toujours plus particulièrement en ce qui concerne les sensations et les émotions fortes. Le fait qu’Ingrid Betancourt est devenu surmédiatisée ne devrait surprendre personne puisque c’est la conclusion logique de cette affaire qui montre bien qu’aujourd’hui quand on utilise les medias pour une cause noble, on doit ensuite payer l’addition sans rechigner et accepter tout le trop et le tralala qui vient avec. Le problème est la perversité du système et la triste réalité qu’en France comme partout dans le monde d’ailleurs le journalisme est en passe de cesser d’être une profession pour devenir un business où le plus important est la rentabilité. En somme, ce qui explique qu’Ingrid Betancourt vole aujourd’hui sur des foules subjuguées et doit répondre à des personnes qui attendent d’elle qu’elle soit tout sauf ordinaire est la même chose qui explique le phénomène Obama aux Etats-Unis : les gens aiment ressentir des émotions qui leur donnent l’impression (fausse) qu’ils valent plus que leur vie quotidienne qui les mine et qui rend l’art de penser intolérable. Je suis cependant bienveillante à l’égard d’Ingrid Betancourt parce que d’une certaine manière on sent bien qu’elle sait que les medias l’ont aidée et qu’elle n’a pas envie de leur claquer la porte au nez. Elle leur est redevable et sait qu’elle aura besoin d’eux pour accomplir ses objectifs (essayer de libérer les autres otages, d’avoir un rôle positif dans son pays,…etc.) dans le futur. Je suis plus dure avec Obama parce qu’il n’est qu’un politique et que cyniquement il se sert des medias pour ne pas avoir à expliquer sa politique et ses principes. Les médias, dans le cas d’Obama, sont un bouclier contre la critique et dans c’est dangereux parce qu’il a fait le choix d’être président du pays qui est pour le moment la seule superpuissante et qu’il a l’obligation d’être autre chose qu’une star qui fait vendre. Dans le cas d’Obama, la béatification est néfaste parce qu’elle fait croire que la politique, ou plutôt la politique d’autrefois pour citer Claude Guéant, celle qui accepte les dissonances en refusant ce qui est trop lisse, trop Hollywood et qui fait croire qu’une critique est une vile attaque ne doit plus exister parce que le peuple veut rêver et que les politiques, ne sachant plus agir, doivent inspirer et déchaîner les foules en leur donnant de la daube à manger sans avoir le courage de prendre (et d’assumer) des mesures qui pourraient changer leurs vies.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H16 dans Actualité, Etats-Unis, France , médias | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
«Avec ses 700 millions de consommateurs et son taux de croissance du PIB de 6%, l'Afrique constitue pour la Chine un vaste marché pour ses produits manufacturés. Et l'économie chinoise avec ses besoins énormes en matières premières sert aussi de débouché pour bon nombre de produits africains: du pétrole soudanais, au poisson mauritanien, en passant par le coton malien ou burkinabé, sans oublier le cuivre, le fer ou le cobalt des pays d'Afrique australe, ou encore le bois des pays forestiers.»
Pékin est désormais le deuxième partenaire commercial de l'Afrique, juste derrière la France, mais loin devant les Etats-Unis et le Royaume-Uni. De quoi susciter l'émoi des puissances économiques occidentales qui redoutent la réduction de leurs échanges avec l'Afrique, jusqu'ici leur chasse gardée. Mais aussi des organisations des droits de l'homme qui dénoncent l'absence des critères éthiques et des principes de bonne gouvernance dans l'établissement des partenariats entre Pékin et les pays africains.
Je crois que si la croissante présence Chinoise en Afrique n'a pas que des effets sont positifs, il est indéniable que le fait même qu'elle existe ne peut qu’être qu'un plus pour l’Afrique tout simplement parce que cela lui donne plus de partenaires possibles et donc une plus grande marche de manœuvre. Je fais le pari que dans les vingt prochaines années les Indiens suivront les Chinois en Afrique, que les Américains seront obligés de suivre et que les Européens (surtout les Français) auront du mal à maintenir leur influence en Afrique.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H47 dans Afrique, chine, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je regarde la finale qui oppose Nadal à Federer (encore une !). Je soutiens Nadal mais je crois que Federer va gagner parce qu'il n'a encore rien gagner cette saison et qu'il se souvient de la manière dont il a perdu Roland Garros. Mais bon, vamos Rafa!
Rédigé par Christelle Nadia à 09H40 | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Ségolène Royal ose dire que Sarkozy n’a joué aucun rôle dans la libération d’Ingrid Betancourt et la droite et la gauche molle (Jack Lang et un député Fabusien dont je ne veux pas retenir le nom) lui tombent dessus. Ils crient avec indignation et sexisme (ce qui ne serait pas si grave si n’était pas devenu un acquis de nos jours que le sexisme était une arme acceptée de nos jours, parce que les femmes l'utilisent sans scrupules, quand sa victime est soi-disant détestée, détestable, ou tout simplement « trop ambitieuse » je ne pense pas qu’à Ségo mais aussi à Hillary Clinton) c’est « une petite fille », « une enfant qui veut gâcher la fête » elle manque « d’élégance » en écoutant tout cela on aurait cru qu’elle avait insulté Ingrid Betancourt ou tenu des propos racistes. La seule chose que je ne comprends est le fait qu’en France en ce moment ceux qui adorent condamner la pensée unique aujourd’hui s’offensent que quelqu’un puisse tenir un autre discours non seulement légitime mais nécessaire parce qu’il empêche l’hypocrisie ambiante et une fausse harmonie.
Je crois que dans cette épisode est non pas malheureux mais agaçant parce qu’il dégouline d’insincérité en montrant bien aujourd’hui en France et aux Etats-Unis quand on a fait semblant de s’indigner on a le droit de dire n’importe quoi pour flinguer, au nom de principes nobles mais abstraits, celui ou celle qui a osé causer l’indignation. Donc, en somme, pour lancer la première pierre et encourager les lapidations de nos jours, il suffit de dire mais cette personne s’est moquée de nous et nous a mortellement insulté, faisons lui mal même en tapant en dessous de la ceinture. Le silence à gauche est ahurissant mais surtout éloquent car il prouve qu’une certaine gauche est aussi pathologiquement antisarkoziste qu’antiségoliste.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H58 dans Actualité, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (3)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Nous sommes le 4 Juillet, fête nationale des Etats-Unis. En général, aujourd'hui, on se gave de hot dogs, de barbecue et de mauvaise télévision. Pour faire exception à la règle, je vais bosser, lire beaucoup et regarder Nadal essayer de gagner le match qui devrait lui permettre d’affronter (et de battre) Federer en finale. Les Etats-Unis est le pays où la fête nationale est un moment sans défilé militaire et sans grande cérémonie officielle mais c’est aussi parce qu’avant le 4 Juillet, il existe d’autres fêtes dont le but est de célébrer les anciens combattants (Memorial Day) et le rêve américain (Thanksgiving).
Rédigé par Christelle Nadia à 09H00 dans mon Amérique | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Qu’est que je peux écrire sur Ingrid Betancourt qui n’a pas été déjà écrit ou dit ? Rien sinon que je pense qu’il y a quelque chose en elle de particulier qui donne envie de croire que l’être humain peut parfois dépasser ses faiblesses, sa propre humanité pour devenir non pas parfait mais simplement noble. Je me dis aussi qu’on (la France, le monde) a une chance extraordinaire de pouvoir observer comment elle va, librement, vivre le reste de sa vie car elle mérite de la vivre comme elle le veut et de prendre tous les risques qu’elle a envie de prendre.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H06 dans Actualité, France , libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
La vidéo du off de Sarkozy sur France 3 mis en ligne par Rue 89 me met mal à l’aise. Elle me gène parce que je pense qu’il y a un certain acharnement à vouloir diaboliser Sarko sans jamais prendre le temps de restituer les choses dans leur contexte et de ne pas céder à la facilité de l’émotion et du manichéisme. Il est surtout injuste de mettre cette vidéo en ligne en l’interprétant de la manière la plus négative qui soit surtout quand on n’a pas d’information et qu’on justifie ce manque d’objectivité par des aprioris négatifs sur Sarkozy. La chose la plus responsable et la plus professionnelle pour Rue 89 aurait été de mettre la vidéo en ligne en soulignant bien le fait que tous les éléments nécessaires pour l’analyser n'étaient pas présents et que pour cette raison, un travail journalistique, qui permettrait à ceux qui la visionnent de comprendre ce qu’ils voient, n'était pas possible. La différence entre ce off et celui sur lequel Rachida Dati parlait chignon et boulot avec une journaliste est que le deuxième off n’a pas besoin de contexte puisqu’en le regardant on comprend beaucoup de choses (elle est beaucoup plus longue) et qu’on peut tirer ses propres conclusions (qui peuvent être différentes de celles des autres). Cela qui n’est pas le cas avec le premier off puisque la vidéo est trop courte, sortie de son contexte et que surtout elle est visiblement un instrument dont le but est de forcer le téléspectateur de croire que Sarkozy n’a aucun contrôle et qu’il aime bien bomber son torse. Ceci est peut-être vrai mais je crois que ce off ne le prouve pas parce qu’il manipule puisqu’il y a trop de choses essentielles qu’il ne révèle pas.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H28 dans Actualité, médias, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
La France assume aujourd’hui la présidence de l’Union Européenne, ce qui veut donc dire que pour 6 mois Sarkozy aura donc pour royaume l’Europe. La seule chose qui me fait craindre le pire est que Sarkozy a tellement besoin d’une présidence réussie qu’il est devienne obnubiler par le désir de marquer l’Europe en bousculant certaines règles et vieilles habitudes qui maintiennent un certain équilibre pour afficher son volontarisme et ainsi montrer qu’il a les moyens de changer non seulement la France mais l’Europe et que surtout il va les changer en refusant l’immobilisme et le défaitisme. A mon humble avis, le succès de cette présidence français dépend de la capacité de Sarkozy à tirer les leçons de ses échecs de sa première année à l’Elysée. Si le 1 Janvier 2009, tout ce qu’on retient des 6 derniers mois sont les mises en scène de Sarkozy, ses coups de gueules et de bling alors elle aura été un échec car le Sarkozysme n’aura pas appris qu’avoir une com magnifique ne peut pas cacher longtemps l’absence de fond, de politique réelle.
Il serait ironique qu’après une présidence française, les Européens se tournent encore plus vers l’Allemagne en considérant qu’elle est le seul pays capable de vraiment diriger l’Europe puisqu’elle a montré durant sa présidence qu’elle était capable d’allier ses intérêts à ceux de autres pays. Sarkozy a-t-il du Merkel en lui ?
Rédigé par Christelle Nadia à 07H56 dans Actualité, Europe, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|

Les commentaires récents