Excellentes interrogations de Philippe Vuaillat, soutien de sans-papiers tchétchènes, qui expliquent pourquoi le « nouveau » parti de Besancenot est une menace pour le Parti Socialiste qui a laissé s’installer dans les esprits l’idée saugrenue qu’être de gauche veut dire être révolutionnaire et poursuivre bravement des utopies :
A propos de pédagogie, qui va enfin oser dépasser les peurs primaires (et largement instrumentalisées par les populistes) pour, dans chaque pays, expliquer aux Européens que notre croissance, en berne de notre satiété, a besoin de l’envie des migrants de travailler pour le bien-être de leurs enfants et que pas un seul scientifique sérieux (démographe, économiste, sociologue, etc.) ne conteste le fait que le repli sur soi est mortifère ? Que la meilleure façon de repousser les frontières est de les ouvrir. Qu’une frontière est une couture avant d’être une coupure. Et que, s’il faut être aussi exigeant avec les étrangers qu’avec les nationaux vis-à-vis du respect des lois, chaque petite (ou grosse) inhumanité fabriquée par Messieurs Sarkozy et ses sbires est une petite (ou grosse) destruction de notre civilisation. Parce qu’ici ou là, vivent toujours des gens.

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