Que dire en lisant ceci ?:
Olivier Besancenot continue d'ailleurs sa route. Faisant de la LCR table rase, il crée son Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Peu ou prou la même chose, mais la disparition des mots "communiste" et «révolutionnaire» ne peut être interprétée comme un hasard. Le nouveau nom gagne en légitimisation et devient symboliquement plus sage, médiatiquement et donc électoralement plus accessible, moins effrayant.
(…)Le PS, comme si ses luttes pachidermesques ne suffisaient pas, crée donc un groupe de réflexion sur l'extrême-gauche. Avec la tête de cette commission Henry Weber, Daniel Vaillant et Bruno Leroux, le Parti Socialiste prouve une nouvelle fois encore son incompréhension de ce que les Français attendent de lui : être le principal opposant à Nicolas Sarkozy. Plus les leaders du PS gagneront en sympathie dans les rôles de combattants à la droite et d'alternative crédible à sa politique, moins le leader de la LCR sera audible. Taper sur Besancenot ne fera que le renforcer. Forcément, la gauche du PS se rebelle contre ce groupe de travail anti-Besancenot, devenant une nouvelle source de conflit entre socialistes. Et il est fort à parier que les médias de droite se délectent à l'avance de ces dissensions.
Principe des vases communicants. Le PCF est moribond. Le PS inaudible et sclérosé par lui-même. Les électeurs le regrettent. Et se retournent donc vers le NPA de Besancenot. Eparpillement des voix, donc difficulté pour la gauche dans son ensemble à constituer un véritable pôle face à l'UMP.
Plus Besancenot monte dans les sondages, plus la LCR prend de l'importance sur l'échiquier politique, plus Besancenot pensera être indispensable, accroissant de fait sa soif de pouvoir, revendiquant alors au moment des tractations électoralistes une plus grosse part du gâteau. La gauche peut se faire du soucis, elle n'en a pas fini de se taper la tête contre les murs.
L’extrême gauche sert à donner à l’apparence d’être adulte et responsable, à étouffer le centre (hélas), et à infantiliser la gauche. Olivier Besancenot c’est Barack Obama sans le jazz, Hollywood, les bulles, tout ce gaz qui transforme rapidement et spectaculairement des choses et à des gens ordinaires normaux en mythes et qui explique qu’on les suit pour entrer dans la lumière, se stariser en espérant se rapprocher de Brad Pitt tout en réinventant le pain. J’ai toujours dit qu’Obama c’était du yaourt bio qui promet non seulement de ne pas faire grossir mais aussi de transformer la personne qui le mange en quelqu’un de bien et celle-ci ainsi se rachète pour avoir autrefois mangé de la merde qui a fait pourrir la planète en la faisant grossir. Olivier Besancenot c’est Coke Zero, on le boit en se disant que cela ressemble à du Coca Light mais on en consomme plus parce que ça a l’air différent et que la pub nous a convaincus que c’était bon pour la santé et que le 0 prouve c’est un produit pur qui ne peut que faire du bien.

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