Je suis forcée de me reposer quelques temps. J'écrirai lorsqu'il sera trop difficile de me taire.
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Je suis forcée de me reposer quelques temps. J'écrirai lorsqu'il sera trop difficile de me taire.
Rédigé par Christelle Nadia à 20H47 dans Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je ne peux m’empêcher d’écrire quelques mots sur la campagne présidentielle qui prouve chaque jour à quel point la gauche la plus bête du monde n’est pas française mais américaine. Le Pasteur d’Obama, Jeremiah Wright a tué définitivement tué la candidature d’Obama qui sera peut-être le candidat démocrate mais ne sera jamais, à mon avis, président des Etats-Unis. En attirant la lumière sur lui, Wright a dit implicitement à tous ceux qui votent pour Obama en pensant qu’il cicatrisera les vieilles blessures raciales de l’Amérique, qu’il n’en sera rien et que la colère et les revendications (qui ne sont d’ailleurs pas toutes illégitimes) des Africains Américains et des autres ne disparaîtront pas. Je n’ai jamais cru à cette idée saugrenue qu’Obama pouvait tout changer à cause de sa biographie et du fait qu’il est métisse mais j’avoue que la tournure que prend les événements me montrent que mon Amérique est malade son histoire qui la divise en ségrégant des personnes qui ne vivent pas dans le même pays.
Le problème avec le Yaourt Bio ou un Mac, les objets qu’on peut utiliser pour représenter Obama est qu’à un moment les consommateurs, aux Etats-Unis les électeurs sont des consommateurs, finissent par se rendre compte que ce ne sont pas amulettes qui ont des effets magiques mais bel et bien des produits qui non seulement ne sont pas parfaits mais qui comme tous les autres ne peuvent pas répondre à toutes les attentes.
Obama n'a jamais eu le courage de dire non et de refuser de devenir le symbole d'utopies idiotes parce qu'il ne pouvait gagner autrement qu'en essayant de transcender la politique et sa propre humanité. Quel incroyable gâchis ! Les Démocrates auraient pu empêcher ce désastre en choisissant clairement depuis le début et surtout en évitant une guerre civile qui s’annonce comme inévitable lorsqu’ils perdront en Novembre quelque soit leur candidat.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H53 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, Identité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je prend du recul pour mieux rebondir car j'ai besoin de faire autre chose que de parler de politique ou de choses qui m'irritent.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H38 dans Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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C'est le dernier dimanche d'Avril et le seul article que je lis, c'est ça.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H23 dans tout le reste | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je me rends compte que l’action n’est pas toujours préférable à l’inaction. Je viens de me commette une énorme erreur par arrogance en refusant d’accepter qu’il y a des moments où non seulement il vaut mieux se taire mais aussi ne pas agir. Je suis un peu trop comme Sarkozy: j'ai horreur de vide et j'ai trop de mal à accepter que je ne peux pas tout faire, tout réussir avec plus d'efforts et de volonté.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H12 dans Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je suis fatiguée de regarder Sarkozy à la télévision parce qu’il donne toujours l’impression d’être un acteur qui fait sa propre promo en tentant tout pour se vendre . J’ai, malgré moi, regardé sa prestation d’hier et j’avoue avoir eu du mal à ne pas m’endormir en me demandant pourquoi il est autant obsédé par son image et son impopularité alors qu’il est tellement évident que tout cela va passé surtout s’il est compétent et puisqu'il n'a pas de vrais rivaux pour l'instant. Je crois que le problème de Sarkozy est qu’il n’a pas encore compris qu’il n’est plus à la place Beauvau et qu’il ne peut plus seulement jouer aux cowboys et aux indiens pour captiver une France qui a besoin qui s’occupe d’elle en acceptant que la star c’est elle et qu’il n’est pas Tom Cruise. Sarkozy n’a plus d’autre choix que de faire son j.o.b en cessant de se mettre en scène et d’exhiber ses états d’âme en cherchant d’éveiller la compassion et la sympathie parce qu’il est seul et que la tâche de président est ingrate. Il aurait dû faire un discours très court à la télévision le jour du premier anniversaire de son élection en regardant la France dans les yeux en lui disant tout simplement, « Je vous ai compris ».
Rédigé par Christelle Nadia à 04H06 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy, télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je suis d’accord avec ça (particulièrement avec la première phrase) :
La crainte ultime de Nicolas Sarkozy, selon moi, c'est de ressembler à Jacques Chirac. Je reste persuadé qu'il saura prendre des risques pour réaliser les réformes. De toute façon, la France n'a pas le choix: sans modernisation d'un modèle qui cumule croissance molle, déclin de l'offre productive, inefficacité du secteur public et explosion des coûts sociaux, elle descendra en deuxième division.
Je crois que la peur de ressembler au père, surtout lorsque celui a occupé la même fonction, est toujours néfaste pour un politique. Elle peut conduire à des dérives et d'autres catastrophes. Il suffit d’analyser le cas de George W. Bush pour comprendre qu’en ne voulant pas ressembler au père, même lorsqu’il n’est que spirituelle, on peut aveugle et refuser de prendre les bonnes décisions pour échapper à un destin dont on ne veut pas. Bush avait tellement de ressembler à son père, George H.W.Bush, qu’il a essayer de corriger ce qu’il croyait être ses erreurs en faisant la guerre en Iraq sans même demander conseil à son père qui pourtant est un spécialiste en politique internationale et qui aurait pu lui expliquer pourquoi il avait choisi de ne pas envahir ce pays en 1990. Sarkozy a tellement peur de ressembler à Chirac que je me demande si il ne va pas s’enfoncer dans un mur juste en confondant agitation, réaction, et changements drastiques avec réformes pour échapper au fameux immobilisme de la Chiraquie.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H10 dans Actualité, Bush , France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Hillary a gagné la Pennsylvanie par au moins 10 points (je dis au mois parce qu’il reste des voix à compter qui vraisemblablement augmenteront l’écart entre elle et Obama). La presse et certains mauvais analystes de la politique américaine devraient arrêter d’écrire la nécrologie d’Hillary avant qu’elle ne soit morte parce qu’en le faisant ils galvanisent son électorat et sous-estiment ses qualités de battante qui sont le plus mis en valeur lorsqu’elle se sent victime d’une injustice et qu’elle est donnée perdante. Les primaires vont donc encore durer deux semaines puisque le 6 Mai, l’Indiana et la Caroline du Nord doivent voter. Obama gagnera sûrement la Caroline du Nord étant donné que l’électorat noir est assez large pour lui donner une victoire et Hillary gagnera l’Indiana quoi que disent les sondages car cet état est encore plus “blanc ” que la Pennsylvanie et compte plus de membres des classes populaires. Qu’est qui a donc changé depuis hier soir ? Je crois que plus de gens doutent de la viabilité de la candidature d’Obama parce qu’il n’arrive pas en dépit de tous ses atouts de tuer Hillary Clinton. Durant ces deux semaines, ce qui va sûrement se passer est quelques uns des super-délégués, ces membres de l’establishment Démocrate qui décideront qui sera le candidat Démocrate vont choisir leurs camps mais beaucoup d’autres attendront de voir si Obama peut gagner l’Indiana ou Hillary la Caroline du Nord.
Ce qu’Obama va essayer de faire est de pousser les super-délégués à prendre leur décision maintenant en leur disant que s’ils ne la prennent pas les noirs ne voteront pas pour les Démocrates en Novembre et en essayant de les convaincre qu’Hillary n’a aucune chance de gagner contre McCain. Le problème d’Obama est que cela fait plus de 2 mois qu’il essaye de mettre fin à ces primaires et qu’il apparaît moins formidable qu’hier. En plus de cela, s’il ne trouve pas le moyen de tuer Hillary soit en la battant dans un état où elle est favorite ou la forçant à commettre une grave faute, il risque de ne gagner que la Caroline du Nord. Toutes les autres primaires (Indiana, Kentucky, West Virginia, Puerto Rico, Guam, il ne faut surtout pas oublier que deux états pro-Clinton la Floride et le Michigan sont pour le moment hors jeu mais ne pourront pas le rester car ils sont capitaux pour les Démocrates en Novembre) ont un électorat qui, à priori, est favori à son adversaire car ils sont la colonne vertébrale de l’Amérique profonde, celle qu’on méconnait hors des Etats-Unis.
Ce qu’Hillary va essayer de faire est de continuer à pousser Obama à montrer son inexpérience et à faire des fautes qui troubleront assez les membres de l’establishment pour les convaincre qu’il ne peut pas gagner. La plus grande difficulté pour elle est qu’elle compte beaucoup d’ennemis qui choisiront voir les Démocrates perdre avec Obama plutôt que de leur donner une chance de gagner avec elle. Le match est pour le moment est nul car même si les chiffres sont du côté d’Obama, ils ne décideront pas de l’élection car il ne peut plus juste essayer de perdre du temps, il doit marquer un autre but parce qu’Hillary n’ayant plus rien à perdre va lui rentrer dedans. Une chose est désormais claire, le gagnant sera le candidat qui tentera le plus de choses sans commettre de fautes. Si le match continue après le 6 Mai, avantage Clinton, s’il s’arrête avant ou la nuit des primaires qui auront lieu ce jour-là, Obama sera le gagnant. En somme, la question maintenant devient lequel de ces candidats veut le plus gagner et sait faire mal sans avoir l’air d’être une crapule. J’ai toujours dit qu’à la fin, Hillary gagnerait mais comme ceux qui lisent ce blog le savent, je n’ai pas toujours raison.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H13 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Nous sommes enfin le jour de la primaire de Pennsylvanie et j’avoue que bien que je soutiens toujours Hillary Clinton, je sens très bien que ces primaires sont devenues ténébreuses parce qu’elles ne s’achèveront qu’avec la mort (politique) d’un candidat. Hillary gagnera très certainement cette primaire mais la question n’est plus vraiment celle là mais plutôt celle de savoir si elle va battre Obama par plus de 10 points en prouvant ainsi qu’il est incapable de gagner des états où l’électorat est à majorité blanc et issu des classes populaires. Obama a dépensé 4 fois plus d’argent, (plus de 10 millions de dollars, ce qui est inédit) afin de tout faire pour que cette primaire soit la dernière parce qu’il sait que si le combat continue et qu’il n’arrive pas à tuer Hillary, il finira par faire douter ceux qui ont tellement envie de le soutenir et de rêver qu’il pourra changer l’Amérique et le monde juste avec ses mots et sa personne.
Je ne sais pas ce qui va se passer aujourd’hui. Personne d’ailleurs ne le sait mais une chose est sûre : si Hillary gagne par moins de 8 points, il y aura plus de pression sur elle pour se retirer, si elle gagne par 10 ou un plus, elle pourra continuer les primaires jusqu’à la primaire d’Indiana, si elle gagne par 15 ou plus, tout redevient possible parce que cela voudra dire qu’Obama ne pourra pas remporter la Pennsylvanie en Novembre or aucun démocrate ne peut espérer devenir président sans gagner cet état surtout que la Floride et l’Ohio semblent hors de portée pour Obama.
Les choses sont donc, aucune une fois, tellement simples et tellement compliquées mais cela ne change rien au fait que les Démocrates ont déjà perdu quelque chose d’essentielle car si Obama réussit un petit miracle en gagnant demain ou si Hillary ne gagne que par quelques points, leurs supporters continueront à essayer de détruire l’autre car il est devenu clair que les deux candidats n’ont aucun estime l’un pour l’autre et pense que l’autre ne peut pas gagner contre McCain et détruira le parti Démocrate. En somme, ces primaires non seulement divisent mais elles fragmentent la gauche Américaine en la coupant du centre et de certains groupes qui font partie de son électorat.
Je l’ai déjà dit mais je crois que McCain va gagner cette élection car il apparaît non pas comme le candidat le plus compétent mais celui le moins changeant. L’Amérique rouge et celle des petites gens aura moins peur de lui parce qu’il lui ressemble physiquement et qu’il est lié au côté héroïque de son histoire puisqu’il a été prisonnier au Vietnam et qu’il n’a donc pas de différence inquiétante puisqu’il est un homme blanc d’une famille patriotique puisque que son grand-père et son père ont servi dans la Navy (la Marine Nationale). McCain, d’une certaine manière, c’est Benoît XVI. Ceux qui voteront pour lui pour ne pas voter pour son adversaire le feront parce qu’ils sauront qu’étant donné son âge, il ne servira qu’un mandat et que son unique tâche sera de manager l’après-Bush. Lorsque je pense à ces primaires Démocrates, je pense à ce refrain de George Brassens qui affirme avec justesse que «quand on est con, on est con» car après cela ne relève-t-il pas de la connerie pour le parti Démocrate d’avoir réussi à transformer un mouvement qui aurait dû souder et élever ses membres en un spectacle tragique et pathétique qui s’achèvera par un duel imbécile et une défaite stérile.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H17 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Très honnêtement je n’arrive pas à croire que les Français puissent être déçus par Sarkozy parce que cela voudrait dire qu’ils ont cru à son baratin, qu’il allait changer la France, qu’il était Superman et que sous sa présidence les choses allaient non seulement aller mieux mais vite en suspendant les lois de la politique et de la nature. Je n’arrive pas à croire que les électeurs en votant pour Speedy Sarko croyait sérieusement qu’un an plus tard, ils seraient au milieu d’une révolution et que leur président pourrait leur dire en bombant son torse qu’il a fait toutes les reformes et qu’il a résolu la question du pouvoir d’achat. Je dis tout cela bien que je crois qu’il est trop tôt pour juger le Sarkozysme mais que déjà on peut dire que les hommes qui passent toutes leurs vies à conquérir le pouvoir ne sont pas nécessairement des hommes d’état qui sont prêts à tout non pas pour conserver le pouvoir mais pour gouverner leur pays sans diviniser l’opinion. Je paris que si avant le premier de l’élection de l’année dernière on avait dit aux Français qu’il aurait un président en qui ils n’ont plus confiance, un chef de gouvernement qui ne peut qu’exister qu'en se positionnant contre celui qui l’a nommé et des ministres qui disent tout, n’importe quoi, n'importe comment, ils auraient conclu que c’était Ségolène Royal qui avait gagné la présidentielle. Après tout n’avait-on pas dit aux Français qu’elle serait incapable de gouverner la France parce qu’elle était incompétente et que les couacs et les cafouillages de sa campagne prouvaient qu’elle n’avait pas la stature pour être présidente ?
Je pense que la leçon de tout cela est que les campagnes qui sont basées sur de belles phrases, sur le charisme et l'éloquence d'une personne et qui ont l’arrogance de prétendre pouvoir tout changer même la nature de la politique sont toujours des campagnes qui mènent, lorsqu’elles sont couronnées par un succès, à une amère déception. Je dis cela en pensant évidement aussi à la campagne que mène Barack Obama. Je suis sûrement une cynique mais je n’aime les campagnes bling bling où les slogans et les discours deviennent plus importants et où le candidat devient un surhomme. Sarkozy a la chance que tout ce bruit autour de sa première année mouvementée et “décevante ” est excessif et qu’il ne peut que rebondir car après tout il ne peut pas tomber plus bas puisqu’il n’y a pas d’opposition et qu’en se focalisant sur le bling, la véritable question de compétence, de sa capacité à gouverner la France est ignorée.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H08 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Un extrait du film Le Président qui me rend nostalgique du temps où faire de la politique voulait dire faire autre chose que de la com en flattant l'opinion sans jamais essayer de la convaincre ou de confronter les idées à la mode qui sont trop souvent incultes et ridicules.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H28 dans culture, Europe, France , Politique, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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La demande d'inscription de la cuisine française au patrimoine de l'Unesco est à mon avis symptomatique de l’incapacité de la France de défendre et de vendre sa culture et continuer de croire qu’elle puisse être protégée par son gouvernement et par des machins administratifs tels que l’Unesco. En lisant le paragraphe qui suit sur ce sujet, je me suis demandée quand est-ce que les élites françaises allaient comprendre que dans notre nouveau monde il ne suffit pas d’être le meilleur pour vendre et pour être respectée :
Mais pourquoi ce besoin, aujourd'hui, d'agir pour protéger notre art culinaire ? Gérard Cagna estime que ces démarches permettraient une "prise de conscience" qu'il juge importante, vu "l'état de mal bouffe qui s'installe en France". Au-delà de ces aspects, hisser notre cuisine au rang du patrimoine de l'Unesco serait une consécration aux retombées économiques probables.
Si la France compte sur l’Unesco pour protéger son identité, il ne reste plus qu’aux Français à s’accepter avec fatalité les goûts de leur président, en allant fièrement à Eurodisney pour des excursions romantiques et en considérant qu’il n’y a rien de mieux que les Ray-Ban et Elvis Presley.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H16 dans culture, France , Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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On peut se rendre compte de la vacuité du Sarkozysme lorsqu’il devient possible pour Ivan Rioufol de conseiller à Sarkozy de prendre Berlusconi pour modèle à fin de ne pas oublier ses belles valeurs de droite :
Qui t’a fait roi? Nicolas Sarkozy devrait se poser la question en se rasant. Elle l’éclairerait sur le désamour des Français. La morosité tient moins à son comportement qu’à l’oubli de convictions qui avaient rallié une majorité d’électeurs. Sa sobriété nouvelle laisse les sondages de marbre: la France qui gronde reste indifférente face à ces artifices. Le président saura-t-il renouer, jeudi prochain à la télévision, les liens distendus?
Ne pas se fier au bruit de fond du monde médiatique et des salonnards: ceux-là persistent, majoritairement, à s’afficher de gauche. La société, elle, s’est convertie depuis longtemps aux valeurs de la droite qui ont fait gagner Sarkozy: travail, mérite, famille, nation, identité, autorité, sécurité, etc. L’Europe connaît ce même mouvement. Il vient, en Italie, de faire réélire haut la main Silvio Berlusconi, l’épouvantail des maîtres à penser.
Or le président agit comme s’il n’entendait que cette vieille mode "progressiste", dont Marcel Aymé s’amusait déjà dans Travelingue. Il semble redouter les procès en populisme que lâchent immanquablement les démagogues bousculés dans leurs croyances. Ainsi, son action contre les clandestins, qui additionne les exceptions, est-elle menée la honte au front. Hervé Mariton (UMP) a raison de remarquer: "Les convictions de la droite française sont aujourd’hui très fragiles."
(…) La lucidité des mentalités attend des actes. Cependant, des lois inutiles, comme celle qui a été votée mardi et qui réprime l’incitation à l’anorexie (à quand l’incitation à la cholestérolémie?), encombrent le Parlement. Des couacs répétés (ceux qui remettent en cause la politique familiale sont incompréhensibles) révèlent un manque de réflexion. Nicolas Sarkozy, perdu dans les détails, s’éloigne de ses soutiens d’hier. Est-il encore de droite?
Rédigé par Christelle Nadia à 11H09 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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C’est bizarre mais il a suffit qu’il meurt pour qu’on se rende compte qu'un des plus grands écrivains français était noir et vivait en Martinique loin de la métropole et de la reconnaissance qu’il aurait dû avoir. La France doit être un des rares pays à avoir eu un aussi grand écrivain que Césaire et de l’avoir caché dans ses DOM-TOM un peu comme si elle en avait eu honte parce qu’il ne lui reflétait pas l’image qu’elle veut avoir d’elle, ah les dégâts que commet cette satanée identité nationale sur la littérature française ! Je me souviens que lorsque Henri Salvador est mort, Eric Zemmour a dit qu’il était l’exemple, à suivre et à vanter, du noir, de l’étranger assimilé, je me demande ce qu’il dira d’Aimé Césaire.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H14 dans Actualité, Colonialisme, culture, France , Identité, Intégration, littérature , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Benoît XVI est aux Etats-Unis et déjà il est possible de se rendre compte de la différence qui existe entre lui et Jean-Paul II car en effet certains détails de sa visite montre qu’il voit le monde non seulement différemment mais qu’il croit véritablement que l’Occident doit retrouver et défendre sa foi chrétienne pour ne pas détruite. Je crois par exemple que sa décision de visiter Ground Zero (alors qu’il refuse de recevoir les familles dont les enfants ont été abusés sexuellement par des prêtres catholiques et de visiter Boston, la ville au centre de ce scandale et l'une des celles qui compte les plus de catholiques ) montre bien que pour lui le 11 Septembre ne peut être perçu autrement que comme une expérience religieuse. Il veut dire aux Américains qu’ils font partie d’une civilisation chrétienne dont ils doivent non pas assumer les valeurs en privé mais les exhiber fièrement et surtout les propager pour sauver le monde de l’extrémisme des autres. Je fais le pari que dans son principal discours Benoît XVI insistera sur le fait que la foi est non seulement essentielle pour préserver la paix et la liberté dans le monde mais aussi pour empêcher le relativisme et le nihilisme qui conduisent aux aberrations que sont l’avortement et le terrorisme.
En plus du symbole fort qu’est la visite à Ground Zéro, un autre détail doit attirer l’attention et c’est le moment choisi pour cette première visite de Benoît XVI qui est aussi la première depuis plus de 10 ans par un pape aux Etats-Unis. Elle intervient à la fin du mandat de George Bush et non au début de celui du nouveau président Américain et en pleine campagne présidentielle. Je ne coir spas que ce soit un détail anodin. Il faut se souvenir qu’en 2004, bien que Kerry était catholique, il avait perdu le vote catholique est un vote capital et qu’il avait même été menacé par des prêtres de ne plus recevoir la communion à cause de son soutien au droit à l’avortement (geste que le Vatican n’avait pas contesté en dépit du fait qu’il politisait le rôle de l’église).
Pour arrêter de tourner autour du pot ce qui m’inquiète est que nous avons un pape qui ressemble un peu trop aux évangélistes de droite américains qui croit non seulement que le plus grand défi de notre temps est une lutte entre le bien et le mal mais aussi entre le religieux, de préférence chrétien, et l’irréligieux. Je trouve cela inquiétant.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H00 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, libertés, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Jean-François Mattéi sur la supériorité éthico-politique de l’Europe :
Autant le dire clairement : pour moi, il y a non seulement une spécificité, mais une supériorité de la culture européenne. Les autres cultures ont des signes, des images, des mots, mais les Européens inventent le concept. Or concept vient de capere, qui signifie « prendre avec soi ». L’Europe prend l’Autre pour l’identifier à elle-même, mais, en prenant l’Autre, elle fait disparaître son altérité. D’où sa mauvaise conscience. (…)
L’Europe jouit d’une supériorité méthodologique née de ce que j’appellerai l’école de l’étonnement. La méthode européenne pour découvrir le monde l’a emporté sur toutes les autres formes d’approche. La meilleure preuve en est que toutes les sociétés se sont mises à l’école de l’Europe et ont construit des universités, des écoles, des institutions qui mettent en pratique ce regard distancié, critique. (…)
C’est le deuxième plan dans lequel se déploie la supériorité européenne. On peut, à l’instar de Heidegger, critiquer le Gestell , l’arraisonnement technique du monde, mais c’est un fait : toutes les inventions qui font le monde moderne viennent d’Europe. Et ne me parlez pas des médecines douces... On peut aussi parler d’une supériorité ontologique. L’Europe a imposé sa vision de l’Etre. Quand je dis cela, cela n’implique aucune approbation de ma part. (…)
C’est au contraire ce qui me permet de parler d’une supériorité éthico-politique de l’Europe. Tous les pays du monde ont repris non seulement la politique comme modalité pratique du vivre-ensemble, mais aussi le système démocratique, comme si l’on ne pouvait pas en penser un autre. Et que l’on adhère ou pas à l’humanisme un peu convenu de la Déclaration universelle des droits de l’homme, il faut bien reconnaître qu’il s’est imposé.
Quelle autre réponse peut-on donner à ça que ah ah ! Je sais c’est un peu court mais je crois pas qu’on doit répondre à toutes les affirmations saugrenues.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H20 dans culture, Europe, Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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De Jean-Pierre Raffarin en passant par Mélenchon pour arriver à Cambadélis, il est indéniable que le ton juste n’existe plus en politique puisque pour attirer l’attention des medias et des électeurs il faut sur-réagir avec une mauvaise foi considérable et dénoncer ce quelque chose ou quelqu’un en croyant ou le plus souvent en faisant semblant de croire que c’est le mal absolu.
Raffarin veut la démission de Ségolène Royal de la présidence de la région Poitou-Charentes en dénonçant son hypocrisie et sa condamnation pour n’avoir pas payé deux de ses collaboratrices en 1997. On le veut voir venir mais cela n’empêche pas que comme Jules je pense que cette condamnation est fâcheuse pour Ségo pour la simple raison qu’elle montre justement que Hollande avait raison et que sa principale qualité et son principal défaut est qu’elle ne lâche rien hors il est évident qu’elle aurait dû depuis longtemps accepter et payer ses employées même si elle avait raison en réalisent qu’elle ne pourrait ni gagner cette affaire judiciairement ou politiquement. Certains combats sont inutiles surtout lorsqu'ils ne conduisent pas au but essentiel et qu'ils deviennent des distractions.
Mélenchon, très heureux de lui-même et d'avoir encore une fois su captivé les médias en faisant de son fanatisme une singularité intéréssante, faisait le show chez Ruquier Samedi et je dois dire que je comprends pourquoi il ne quitte pas le parti socialiste ; il ne le fait parce qu’il sait qu’il attire plus d’attention en restant dans le machin parce qu’alors on ne peut pas lui trouver l’excuse d’être d’extrême gauche et de l’ignorer comme il le mériterait avec ses constantes et arrogantes dénonciations.
J’en viens à Cambadélis pour qui j’ai beaucoup de respect. J’avoue que sa stratégie, qui est aussi celle des Fabuisiens, m’irrite au plus au point car elle est de tout faire pour que le PS soit prenable par DSK ou un autre éléphant en 2012 même si cela veut dire l’empêcher de se reconstruire et surtout d’avoir un véritable chef qui sera le contraire de François Hollande puisqu’il sera non pas à la tête d’un parti qui se décompose mais sera le candidat du PS aux futures présidentielles. DSK en préférant le FMI au PS a montré qu’il aimait trop le confort, qu’il n’avait pas vraiment le goût pour les dures batailles idéologiques et qu’il n’aimait que se battre lorsqu’il est assuré de gagner et de commander. Je pense pour ma part que ceux qui veulent être président en 2012 doivent prouver qu’ils peuvent reconstruire le parti et diriger tous ces éternels adolescents que sont les socialistes durant les prochaines 4 années. Les choses une fois encore sont simples, tous ceux qui ont un ego surdimensionné doivent montrer qu’ils feront un bon candidat pour les présidentiables en reconstruisant la gauche française. Il ne faut pas au PS, juste un petit chef qui va se contenter de garder le parti mais oui quelqu’un qui croit que son destin n’est pas juste de devenir président mais refonder la gauche. Hélas nous savons tous que les socialistes ne savent pas faire les choses simplement.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H36 dans Actualité, DSK, France , Parti Socialiste, Politique, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 12H44 dans Actualité, chine, France , Parti Socialiste, Politique, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 08H18 dans Actualité, Europe, Italie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Daniel Schneidermann sur la popularité de l’expression et des manifestations d’indignations :
Indignez-vous ! Mobilisez-vous ! Compatissez ! nous enjoint soir après soir un 20 heures en roue libre qui, depuis que les sondages présidentiels sont en berne, cherche le Nord en tournant sur lui-même, pour ne pas perdre trop de spectateurs. Et sous la triple icône lumineuse de la sainte Trinité du mois (Ingrid Betancourt, le dalaï-lama et Dany Boon), silence, comme d’habitude, sur la mort d’un sans-papiers qui s’est jeté dans la Marne alors qu’il était poursuivi par la police, silence sur l’échec de la politique d’encouragement aux heures supplémentaires du «paquet fiscal» révélé par un rapport parlementaire, silence sur les caisses vides, silence sur la fin de la carte famille nombreuse (à l’heure où ces lignes sont écrites, l’opération étouffoir semble pourtant avoir échoué, et l’embrasement menace), silence sur les repas sautés, silence sur l’impuissance, silence sur le crissement sinistre du rabot à économies, partout à l’œuvre.
Dans ce festival, la palme de l’injonction énigmatique restera peut-être à la manifestation pour la libération d’Ingrid Betancourt, ayant rassemblé, dimanche dernier dans les rues de Paris, quelques milliers de personnes, pas moins de quatre ministres, et jusqu’à l’épouse présidentielle qui, entre deux gardes du corps, lance au vol à la télé «mon mari ne renoncera jamais». Une bien belle manif. Nul doute que les Farc, et le président colombien Uribe, téléspectateurs réguliers du 20 heures de TF1, en auront été fort impressionnés, et auront accéléré immédiatement les préparatifs de libération.
Tout cela ne serait que comique si ce n’était pas aussi tragique et pathétique. Le fait qu’on s’indigne si facilement dans nos sociétés modernes témoigne de l’impuissance non seulement des citoyens mais aussi des politiques et autres élites face à l'intolérable, aux drames et aux injustices. Cette impuissance est tellement insupportable qu’elle est camouflée par une indignation qui ne peut qu’être exhibitionniste puisqu'elle sert de subterfuge, de distraction afin de faire oublier le fait qu’elle n'a aucu pouvoir et qu'elle ne peut transformer la faiblesse en force. Le plus triste est que toutes ces manifestations pour s’indigner rappellent celles populaires dans les pays que beaucoup trop de gens aiment encore appeler pays du “tiers monde.” Dans ces pays, l’état n’aime rien de plus que de réunir des milliers de personnes portant des banderoles sur lesquelles sont écrits des slogans enflammées et chantant leur indignation, le but est encore évidement de donner son indignation en spectacle pour faire oublier qu’elle ne change pas la misérabilisme de l’impuissance en gloire.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H13 dans Actualité, France , libertés, médias | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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J’avoue que je n’apprécie pas du tout Jean-Luc Mélenchon non seulement à cause de son admiration exaltée pour la “gauche” d’Hugo Chávez et mais aussi de la manière peu respectueuse dont il traite ses adversaires politiques surtout lorsqu’ils ne partagent pas sa vision du socialisme. Je ne suis donc ni choquée ni surprise par ses propos sur le Tibet et sur le Dalaï Lama car après tout lorsqu’on pense qu’Hugo Chávez ferait un bon président de France, on ne peut qu' avoir le culot et le fanatisme pour penser que le Tibet appartient à la Chine autant que Besançon à la France et que le Dalaï Lama est l’Ayatollah Khomeiny :
Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. (…) Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives cecessionistes que je condamne.
Mélenchon ne le sait surement pas mais le Dalaï Lama lui soutient Péking comme ville olympique et à renoncer à demander l’indépendance du Tibet en insistant plutôt sur l’autonomie mais bon, on peut se rendre compte que le niveau du débat n’honore personne en lisant la réponse de Jean-Michel Aphatie aux propos ignorants de Mélenchon :
Toujours dans ce débat, une prise de parole a été remarquée hier. Il s'agit de Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste, qui s'exprimait sur Europe 1. Le Figaro reproduit quelques uns de ses propos ce matin. Jean-Luc Mélenchon pose notamment cette question: "Dans quel pays au monde y-a-t-il des endroits où des émeutes urbaines ne sont pas réprimées?" Tenter de répondre à la question serait déjà une erreur. On pourrait pourtant objecter au sénateur socialiste que sans aller chercher plus loin que la France, quelques émeutes urbains ont été contenues sans que l'armée ait été amenée à tuer des gens pour faire cesser les troubles.
Mais seulement répondre à la question est une erreur parce que la question elle-même est monstrueuse. Cette manière de reconnaître à un État le droit à la répression revient à nier les valeurs humaines les plus élémentaires, et au passage celles de la République qu'il représente. Il y a dans cette expression publique tellement de cynisme, de froide raison d'Etat, que l'on frémit à l'idée qu'au XXI° siècle encore, et en France, des responsables politiques soient porteurs de pensées aussi violentes.
Ce qui me gène dans ce débat est que la vraie question est évitée puisqu’il me semble qu’on ne peut pas parler de la Chine, du Tibet etlimiter le débat à la flamme et aux Jeux Olympiques. La vérité est que l’Occident a développé une forte dépendance pour les produits Chinois et qu’au lieu de l’admettre elle préfère se voiler la face en faisant comme si elle avait encore des valeurs qu’elle mettait au-dessus de son plaisir et de son confort. Personne n’a jamais vraiment fait pour le Tibet et le Dalaï Lama n’est utile que lorsqu’il s’agit de faire croire que les droits de l’homme sont encore un rôle important et primordial dans les relations internationales, ce qui est évidement faux. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer les traits tirés de Kouchner ces derniers jours pour comprendre qu’à la fin de toutes ces masquarades et de ces combats stériles pour le droit d'ingérence et la dignité de tous les peuples la realpolitik finie toujours par gagner parce que c’est la politique du ventre et des intérêts nationaux. Le fait que Kouchner arrive à manger son chapeau avec du caviar prouve bien qu'on peut vivre confortablement avec la conscience et les mains pas clean car l'hypocrisie et les contradictions n'ont jamais fait mourir personne.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H29 dans Actualité, chine, France , libertés, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Abdourahman Waberi a un virulent plaidoyer dans courrier international dans lequel il appelle à la dénationalisation du la langue française en affirmant notamment qu’il est temps pour les Français de sortir de leur “ narcissisme monoglotte.” Morceaux Choisis :
Il me souvient, du temps où j’étais étudiant à Caen, avoir entendu un Senghor lyrique gesticulant et décrivant les écrivains francophones comme les fantassins de la langue, les preux chevaliers qui allaient conquérir des espaces perdus ou en acquérir d’autres. Faut-il sillonner le monde donc, se demande notre écrivain, pour défendre la cause francophone avec son Senghor vissé au bec ? Foncer, flamberge au vent, pour colporter la bonne nouvelle ? Pérorer sur les noces métisses de la langue de Molière et de son “parler” maternel ? Faire fructifier sagement sa minuscule part de marché, à l’heure où partout triomphe l’idéologie du “tout mercantile” ? Vous pensez que j’exagère ? Oh ! que nenni.
La situation linguistique du monde francophone n’est pas isolée, même si elle est poussée à son acmé. On rencontre les mêmes ambiguïtés en Italie, d’où émerge une nouvelle génération d’écrivains talentueux de langue italienne issus des colonies ou de l’immigration.
L’expérience montre pourtant que la compréhension peut venir de l’extérieur. Les milieux universitaires américains, canadiens, anglais, voire brésiliens ou mexicains montrent une tout autre attitude, dénuée de ce paternalisme drapé dans les idéaux de la Révolution française. Pendant ce temps, la francophonie officielle, qui n’est rien d’autre qu’un appendice de l’Elysée sourd aux mutations de la modernité, se meurt de sa belle mort, faute d’adhésion sincère et populaire de part et d’autre de la Méditerranée. Les aberrations de ce système donneraient raison à l’écrivain et essayiste kényan Ngugi wa Thiong’o, qui, dès 1986, avait signé son adieu à l’anglais, langue impériale et nullement africaine, pour se tourner vers le kikuyu des ancêtres. Depuis son essai Decolonising the Mind, il crée en anglais et en kikuyu, s’autotraduisant si nécessaire.
Si, pour le dire avec Michelet, chaque époque rêve la suivante, il s’agit à présent de dénouer le nœud gordien qui englobe tout à la fois la langue, la “race” et la nation. En un mot, il s’agit de “dénationaliser la langue française” (l’expression est de l’historien camerounais Achille Mbembé), qui n’est plus depuis belle lurette la langue des seuls Français. Ailleurs, les nouvelles générations d’artistes transnationaux donnent des coups de boutoir contre les modèles anciens, élargissent les horizons en ne tournant le dos ni à Dante ni à Cervantès.
Aucune nation n’échappe à l’illusion qu’elle doit sa souveraineté et sa spécificité à son génie propre. Partout, la grande majorité d’une population peut interroger et passer au crible de la raison son passé ethnique ou religieux ; cependant, elle rompt difficilement avec cette foi quasi mystique en sa supériorité morale. La France n’échappe pas à cette règle. N’est-il pas temps, pour elle aussi, de remettre les pendules à l’heure, au moins sur la scène culturelle ?
Il y aurait tant de choses à répondre à Abdourahman Waberi mais je vais me contenter d’insister sur un élément qui me parait comme étant essentiel, c’est le refus de trop de non-Français, surtout lorsqu’ils ne sont pas occidentaux, de posséder la langue française, de faire en sorte qu’elle leur appartienne sans justement demander la permission aux Français. Comme je le répète trop souvent il existe chez les Francophones une sorte d’adoration ou de détestation presque religieuse pour le Français qui produit une réticence de s’emparer de la langue française, de ne pas se contenter de l’apprivoiser ou de la dominer mais de la posséder en acceptant qu’elle peut être améliorée, métamorphosée et conquise par des personnes qui n’ont jamais visité Paris. C’est pour cette raison qu’affirmer que les Français étaient les seuls responsables du fait que le Français reste pour beaucoup de Francophones une langue coloniale qui ne leur appartient est malhonnête. Cette affirmation fausse un débat qui est trop important pour être limité à des questions de narcissisme, de nationalisme et de chauvinisme.
Je suis sûrement naïve mais je crois que certaines langues sont comme de très belles personnes qui sont jalousées, poursuivies par trop de monde et surtout séparées des autres par leur beauté et leur statut social, lorsqu’on veut à tout pris les conquérir on ne peut pas laisse impressionner par le contexte et la difficulté parce que conquérir la beauté est toujours difficile. Justement, le problème est que trop de personnes comme Abdourahman Waberi n’aiment pas la difficulté et font l’erreur de son existence avec une nécessité de dénationalisation ou décolonisation. Je ne peux pas être d’accord avec Waberi et Achille Mbemba parce que je crois que si Beckett a pu ou plutôt a su conquérir la langue française, la faire sienne alors qu’elle n’était que sa seconde langue, tout le monde peut le faire. Bien sûr, Waberi me répondra que tout le monde n’a le génie de Beckett et que surtout il avait la chance d’être blanc mais cette objection montrera que le véritable reproche de Waberi est que la langue française ne s’offre facilement et résiste à ceux qui hésitent à la conquérir en croyant qu’elle est trop belle pour eux et protégée par des personnes trop possessives et trop guindées.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H28 dans Colonialisme, culture, France , Identité, littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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La nouvelle invention de la gauche la plus bête du monde, censure contre le gouvernement Fillon Sarkozy pour excès d’atlantisme comme l’explique Jean-Marc Ayrault :
La décision de Nicolas Sarkozy d'envoyer des renforts en Afghanistan, annoncée devant les parlementaires anglais, représente une forme d'humiliation pour l'Assemblée nationale. De plus, cette décision marque une rupture avec l'engagement de 2001. Aucune leçon de l'engagement de la coalition en Afghanistan n'a été à ce jour tirée. Enfin, lors du sommet de l'Otan à Bucarest, il a confirmé son projet de faire revenir la France dans le commandement intégré de l'Otan, brisant ainsi le consensus français sur l'autonomie stratégique du pays. Un consensus fragile et qui ne s'est pas construit en un jour puisque je vous rappelle qu'en 1966, lorsque le général de Gaulle avait décidé de quitter l'Otan, les socialistes avaient alors déposé une motion de censure contre cette décision. Aujourd'hui, face à la dérive atlantiste de Nicolas Sarkozy, il faut se mobiliser contre tout retour à une forme de politique des blocs.
Je trouve cela ridicule parce que ce débat là aurait dû avoir lieu durant la présidentielle de l’année dernière et Sarkozy l’ayant gagnée a le droit d’avoir la politique étrangère qu’il veut même si l’opposition, qui n’existe que lorsqu’elle veut délégitimer ses choix, n’est pas d’accord. On a l'impression en écoutant les socialistes que l'Atlantisme c'est le fascisme et que la France n'existe pas si elle ne s'oppose pas aux Etats-Unis sur tous les plans. Le problème des socialistes est qu’ils ne savent que s’opposer à Sarkozy et qu’à force de le faire aussi bêtement, sans s’être remis en question, leur opposition n’a plus de sens puisqu’elle semble automatique, irréfléchie et non basée sur une vision claire de la France et du monde. Les socialistes n’ont pas d’identité et choisir l’antisarkozysme comme identité serait une erreur pour eux parce que cela grandirait le Sarkozysme qui un idéologie creuse qui ne repose que sur les tics et les tocs d’un seul homme.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H36 dans Actualité, Etats-Unis, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Si j’avais moins de respect pour Jack Lang, je dirais après avoir lu ses explications sur son excursion honteuse en Côte d’Ivoire que c’est un clown, mais ce serait méchant et trop facile. Cependant, les propos suivants de Jack Lang sur Laurent Gbagbo sont choquants non seulement parce qu’ils viennent d’une personne cultivée et qui devrait connaître un peu plus l’Afrique mais aussi parce qu’ils prouvent bien que les politiques étrangers en Afrique, surtout lorsqu’ils sont de gauche, suspendent toutes leurs notions d’éthique et de morale en s’appuyant sur le principe raciste que tout est différent en Afrique y compris et qu’on ne doit rien juger surtout lorsque cela voudrait dire ouvrir les yeux et mettre le désordre dans la Françafrique :
Gbagbo est un homme de gauche, un humaniste. Il connaît l'histoire du mouvement socialiste français mieux que certains socialistes d'aujourd'hui. C'est un patriote qui a été élu démocratiquement, autant que la démocratie fonctionne en Côte d'Ivoire. C'est un président légitime et légal. Il s'est trouvé confronté à une situation de rébellion et d'invasion de la part de troupes venant du Nord et notamment du Burkina Faso. On ne va pas reprocher à un président en fonction de se battre pour préserver l'unité de son pays.
Après, un affrontement c'est un affrontement, on ne fait pas dans la dentelle. Ce qui n'est pas normal, c'est que l'agressé -Laurent Gbagbo et son gouvernement- ait été présenté dans les médias européens ou américains comme l'agresseur.
Je ne suis pas enquêteur, je ne suis pas chargé de dire le bien et le mal, mais mon intuition et le témoignage de gens en qui j'ai confiance me permettent de dire que cet homme a été injustement calomnié, maltraité par le gouvernement français de l'époque. Et certains dirigeants socialistes français manipulés ou mal informés ont participé à cette diabolisation.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H00 dans Actualité, Afrique, France , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 02H34 dans Etats-Unis, France , médias, racisme, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je suis d’accord avec Philippe Bilger lorsqu’il écrit ceci sur cette tapageuse affaire de la banderole raciste durant le match PSG-le FC Lens :
Une banderole exposée durant quatre minutes par une part infime du public, lors d'une finale de coupe de football, et gravement insultante à l'égard des gens et de la région du Nord, c'est inadmissible et grossier. C'est sans doute passible de la loi pénale. Ce sont forcément des imbéciles qui ont monté ce coup infiniment blessant pour nos compatriotes nordistes. On est tous d'accord là-dessus. Mais tout de même une telle mobilisation sportive, politique, policière, judiciaire et médiatique pour des slogans et des mots, odieux certes, mais des mots, une telle indignation durable à la suite de la confection et de l'exhibition, si peu de temps, d'un minable brûlot dans le chaudron d'un stade, vous ne trouvez pas que cela fait beaucoup, dépasse la mesure ? Juste avant, tout le monde plaisantait dans la tribune officielle et, la banderole remisée à la demande du PSG, c'est alors la stupeur, la colère, on va voir ce qu'on va voir, on nous annonce des interdictions, des sanctions lourdes. On en fait trop. Il n'y a pas eu viol ni mort d'homme, ce n'est pas Fourniret et ses crimes. Ce n'est jamais qu'une démarche scandaleuse du pourcentage de malfaisants - à l'écrit, ne l'oublions pas - qui existe dans toute société, grande ou petite.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H15 dans Actualité, France , racisme, sport | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le Monde publie les bonnes feuilles du livre de son journaliste Philippe Ridet, Le Président et moi qui a passé toute la campagne aux côtés du candidat Sarkozy qui allait devenir le président. Ces bonnes feuilles sont intéressantes parce qu’elles montrent bien qu’il existe un problème de distance entre les politiques et les journalistes qui ne trouvent pas indécent d’employer le tutoiement avec ceux qu’ils sont censés objectivement couvrir. Morceaux choisis :
A la fin, je lui demandais : "Dois-je dorénavant te vouvoyer ?" Sa réponse : "Tu rigoles !" Voilà, après avoir été le journaliste qui tutoyait le candidat, je serais celui qui tutoyait le président. Puis il avait raccroché, très vite, sans salutations alambiquées, comme il devait le faire, j'imagine, avec ses collaborateurs. L'essentiel avait été dit, le message, passé.
Je sens bien qu'il faut que je m'explique et que je ne pourrai pas longtemps différer le sujet. Oui, je tutoie le président de la République (je ne suis pas le seul) et, oui, je suis journaliste. S'expliquer : le mot est mal choisi. Se justifier ? Pire encore. Il n'y a rien à justifier, c'est ainsi, un point c'est tout. Il y a juste à dire les choses, sans hystérie ni contrition. On me dira que cela ne se fait pas. Que cela nuit à la distance avec mon sujet. Que cela fait de moi la victime d'une tentative de séduction, voire d'intimidation. Un jour que je participais à une émission de télévision ("Arrêt sur images", défunte depuis) en partie consacrée à la question - qui fait tant fantasmer - du rapport entre Sarkozy et les journalistes, quelqu'un a parlé de "la violence totalitaire de la séduction". Je n'ai rien compris. Pourtant, cette personne avait accompagné sa trouvaille d'un regard entendu qui supposait que la chose allait de soi pour les initiés.
Je n'avais pas été brutalisé ni mis en demeure d'accepter ce tutoiement sous peine d'être écarté. Il était venu dans la conversation, je ne l'avais pas refusé. Cela me paraissait, comment dire... impoli. Oui, c'est cela, mal élevé. Je n'ai ni la force d'âme ni une assez haute opinion de mon métier pour m'émouvoir que l'on me tutoie. D'autres l'ont refusé. Je n'ai pas le sentiment qu'ils soient plus libres ou tellement différents dans la pratique de leur profession. Le tutoiement était, à l'époque où j'ai commencé le journalisme politique, une convention. Arrivé tardivement dans cette spécialité, cela me parut une façon simple et peu coûteuse de m'intégrer plus rapidement à mon nouvel univers. Des hommes de mon âge proposaient naturellement de me tutoyer. C'était leur code, une façon de se rassurer sur leur interlocuteur. Je ne voyais pas l'intérêt de faire le malin en refusant. M'abriter derrière une neutralité outragée en brandissant ma carte de presse comme une gousse d'ail devant un vampire ? Un peu ridicule, non ? En tutoyant d'emblée, les hommes politiques imaginent créer une complicité qui les préservera de la critique. Ils croient vous faire entrer dans le cercle magique de la connivence. C'est leur problème. Pourquoi chercher à les détromper ? Le journalisme est aussi une science du camouflage.
Je crois que ce manque de distance vient de ce que j’appellerais la starisation de nos sociétés modernes. Tout le monde veut être une star et a du mal à accepter de jouer les second-rôles en laissant la lumière des projecteurs aux autres. Les journalistes politiques désormais ont envie d’être au même niveau que les politiques, d’être leurs amis parce qu’ils considèrent que juste reporter l’information est moins valorisant que de la faire et d’être un des acteurs qui l’influence. C’est pourquoi les journalistes acceptent de moins en moins l’anonymat mais de plus en plus le tutoiement parce que cela renforce l’idée qu’ils sont non seulement importants mais indispensables puisqu’ils peuvent, à tout moment, affecter le destin d’un politique en influençant l’Opinion. Lorsqu’on tutoie le président, on ne devient pas nécessairement son copain mais on lui montre qu’on comprend qu’on est dans le même camp que lui, celui des puissants, des influenceurs qui doivent ménager et manager le peuple.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H14 dans France , médias, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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L'audace (je ne sais pas quel autre mot utiliser) de Jack Lang me laisse bouche bée. Je me demande s'il sait qui est Laurent Gbagbo ou si tout simplement ses principes cessent d'avoir de l'importance lorsqu'il fait un petit tour en Afrique. Ah qu'elle est belle, l'Afrique de Papa ! Elle est aussi belle que le monde du socialisme sucré et bon marché. Et Bockel qui se vantait d'avoir tué la Françafrique.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H46 dans Actualité, Afrique, France , Politique, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je suis daccord avec ça :
(…) l'extrémisme engendre une spirale extrémiste : à extrémisme, extrémisme et demi. Chacun y va de sa surenchère, aussi parce que chacun fait de la réponse à l'extrémisme un enjeu pour sa propre identité. L'extrémisme poussant même ceux d'en face à prendre des positions parfois au-delà de leurs pensées. L'extrémisme musulman, avec ses affirmations et ses actions virulentes, amène à des réactions opposées, à des replis, à des résistances. L'extrémisme antimusulman pousse les musulmans à des réactions de défense. Le ton extrémiste des controverses expulse la rationalité, l'argumentation de la vie collective. Et ceci, d'autant plus, dans le cas des religions ou d'autres enjeux qui se jouent autour du devenir des esprits et des mentalités; car idéaux, espoirs, aspirations peuvent être projetés hors du quotidien et du vécu immédiat.
(…) la spirale extrémiste ne fait que susciter l'affrontement des idées, l'échange d'injures et de condamnations. L'extrémisme rend impossible tout débat de fond. Alors qu'en ce qui concerne le devenir de l'islam et des sociétés européennes, qui sont désormais également musulmanes, les objets des débats, des controverses sont nombreux et touchent pas mal de pans de la vie sociale et de la culture.
(…) La lutte contre les extrémismes de tous bords, passe moins par leur condamnation absolue, qui ne fait pour finir que se situer sur le même terrain, que par l'invention intelligente d'autres terrains. Il importe de dépasser par le haut les controverses extrémistes. En l'occurrence un travail de fond, de débat, d'approfondissement, sans concession, sans lénifiantes intentions de dialogue, mais dans la volonté de clarification, d'introduire de la connaissance et du rationnel.
Rédigé par Christelle Nadia à 15H49 dans racisme, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le problème avec la décision de Sarkozy d’envoyer plus de troupes françaises en Afghanistan est qu’il le fait pour des raisons politiques sans répondre à des vraies questions. Ce matin chez Aphatie sur Rtl, Bernard Kouchner affirmait que des progrès considérable avaient été faits dans ce pays. Cependant, il était incapable de dire précisément non seulement quelle serait la mission des nouvelles troupes françaises mais quelle était le but de la guerre dans ce pays et s’il pouvait être accompli uniquement avec des moyens militaires. L’Afghanistan s’est Irakisé dans le sens où l’objectif de la guerre n’étant plus claire, il est devenu tellement vague et vague, empêcher le retour des talibans et du terrorisme que les troupes françaises et autres vont devoir faire du nation building, c'est-à-dire construire un pays et tout faire pour qu’il ne s’écroule pas. Cette mission a beau être noble mais ce n’est pas nécessaire et surtout elle semble interminable puisque les militaires devront essentiellement restés sur une terre étrangère tant qu’elle ne sera pas devenue démocratique, stable, et surtout qu’elle ne menacera plus l’Occident. Combien de temps leur faudra-t-il pour accomplir cela ? Six mois, un an, quatre ans, dix ans, un siècle ? Il est impossible de le savoir. En somme, toute la question est là : puisque l’issue du conflit est d’abord politique puisque sans solution politique, les militaires sur le terrain seront toujours forcés à tourner en rond en étant non seulement des cibles faciles (pour une partie de la population qui va de devenir de plus en plus grande et de plus en plus hostile si la présence étrangère perdure) mais aussi en accomplissant des tâches qui ne relèvent pas de leur spécialité qui est de faire la guerre et non de construire un pays. Donc, a priori, l’envoi de plus de troupes françaises n’est une mauvaise idée toute fois, elle le devient lorsque la décision devient avant tout politique sans que Sarkozy ne réponde publiquement à des questions qu’en tant que Chef des Armées, il devrait obligatoirement se poser puisque ces soldats vont risquer leurs vies.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H17 dans Actualité, France , guerre, Politique, Sarkozy, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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