Ivan Rioufol trouve le moyen de tisser un lien entre “les bonnes manières ” de Sarkozy et l’ouverture :
Les irritations que Sarkozy suscite ont déjà été partagées ici. La familiarité qu’il affiche feint une proximité dont les gens commencent à douter. Le tour de passe-passe sur le traité européen a aussi laissé des traces. La réserve de François Fillon, qui le devance de 22 points, est plus payante. Pour autant, les réformes ne sont pas remises en question par les sondés. En affrontant le président sur sa personne, la gauche montre un désarroi qui annonce d’autres férocités.
Malgré tout, c’est ce Sarkozy mal élevé, hyperactif, impatient, qui reste utile à une France longtemps pantouflarde. Il est peu probable qu’il change sa manière d’être. "Ma conception du rôle du chef de l’État, ce n’est pas de cultiver la sympathie", assure-t-il. Pour celui qui jusqu’alors s’occupait à tester sa séduction, l’aveu d’indifférence annonce peut-être la vraie rupture. Renoncer à plaire ne peut qu’inciter à accélérer les changements. (…) Mais si Sarkozy s’est coupé de la gauche avec qui flirtait, ses dispersions pourraient lui faire perdre une droite déçue par ses timidités. "L’ouverture, je vais la continuer", assure le chef de l’État. À quoi bon?
C’est bizarre la gauche a beau ne pas avoir le pouvoir mais elle est responsable de tout même des déficiences du Sarkozysme.

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