« Bref, sur tous ces sujets, non seulement la gauche joue la carte des bobos, comme si le maintien de son leadership dans les grandes villes était devenu son seul objectif politique, mais elle baisse les bras, incapable de penser, sur chaque sujet, une alternative à la politique du régime. C'est la gauche bobof.
La politique a horreur du vide. Et la vacuité politique des socialistes n'est pas perdue pour tout le monde. Nicolas Sarkozy en profitera pour engranger les nouveaux bataillons de l'ouverture : Jean-Michel Baylet, demain Julien Dray pourquoi pas ? De son côté, BHL peut peaufiner son offre d'une gauche droitdel'hommiste débouchant sur un parti démocrate à la française. Il est significatif que pas un socialiste n'ait jugé utile de critiquer son opus. En fin de compte, il ne reste plus à gauche qu'un seul discours cohérent, celui d'Olivier Besancenot, le seul à défendre les acquis sociaux et la sécurité sociale. Au-delà de sa percée dans les sondages, c'est le PS qui offre au leader de la LCR un incroyable boulevard. Les socialistes doivent faire attention : même les bobos ne sont plus des électeurs fidèles, et les deux B peuvent devenir une alternative sérieuse aux pantalonnades socialistes ». Philippe Cohen, “A droite bling bling, gauche bobof ?”

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