« Comment départager la religion de la culture? Jusqu'où doit s'étendre la laïcité sans être le fossoyeur de notre histoire? À entendre les tenants de la laïcité fondamentaliste, tous les signes extérieurs de l'ancienne croyance devraient être éradiqués. Cela ira-t-il jusqu'à démolir les églises, rebaptiser la majorité des villes, villages et écoles du Québec? (Cela a d'ailleurs commencé.) Allons-nous expulser ce qu'il reste de membres du clergé et des communautés religieuses, comme on l'a fait en France au début du XXe siècle? Caricature, direz-vous. Certes, mais il arrive que l'absurde nous aide à réfléchir. Comment donc concilier la laïcité québécoise nouvelle avec la culture, cette culture s'étant nourrie de la langue et de la foi des ancêtres? Comment être laïque sans perdre la mémoire, ce qui serait une autre manière de perdre la raison, la raison d'être collective, s'entend?
(…) Entre Dieu, Bouddha, Brahmâ, Allah, Yahvé, comment les petits enfants arriveront-ils à s'y retrouver? Ils demanderont: «Qui est le bon? Qui est le méchant?» Et ils se feront répondre: «Ils sont tous bons.» Ils renchériront alors: «Pourquoi on en choisit un et pas l'autre?» Quelle vaste culture sera nécessaire pour enseigner l'histoire des religions! Et cela exigera une sérénité et une sagesse hors du commun. Où donc a-t-on formé ces maîtres précieux et rares? L'expérience a démontré dans un passé récent que les cours d'éthique remplaçant l'enseignement religieux dans les écoles ont été des fourre-tout où la rectitude politique la disputait à la bêtise et à la pauvreté intellectuelle.
La laïcité se construit, elle ne s'improvise pas, et il faut reconnaître que nous arrivons mal à tenir un discours à la fois clair, cohérent, serein et sans préjugés sur le rôle de la religion, sur la foi et ceux qui se définissent comme des croyants. C'est dans ce paysage trouble, semé d'embûches, d'ombres et de peu de lumière qu'ont débarqué les fondamentalistes religieux avec leurs revendications.
Grâce à l'appui de citoyens, juges et fonctionnaires de tous genres qui interprètent parfois la Charte comme les fous de Dieu interprètent le Coran, nous sommes tombés dans la trappe des accommodements. De quoi nous faire régresser et nous empêcher d'instaurer cette laïcité ouverte, respectueuse des croyances et soucieuse d'intégrer non pas l'enseignement doctrinal mais la culture religieuse du passé, qui demeure un des fondements de notre culture collective d'aujourd'hui ». Denise Bombardier, “Le Québec Malade de la Religion.”



Schizophrénie et croyances.
Les délires psychotiques.
Le plus souvent mystiques, ils n’ont pas d’existence, c’est de l’imaginaire symptomatique de la schizophrénie. Alors pour donner corps aux perceptions et sensations, le psychotique crée son environnement existentiel que sont Dieu et son Paradis ainsi que le Diable et son Enfer. C’est dans sa logique schizophrène binaire de représenter le Bien (son espérance) et le Mal (sa souffrance).
Hallucinations : Moïse et les tables.
Texte extrait : «Le blog d’un schizophrène.»
Si j’en crois mon expérience de schizophrène, il est fort possible que Moïse ait gravé dans la pierre les dix commandements qui lui parvenaient d’une voix qui lui a parlé à la troisième personne. Cela ne surprendrait personne aujourd’hui de croiser un illuminé investit d’une mission divine aux abords du mur de Jérusalem, que ce soit le syndrome de Jérusalem ou d’autre syndromes décrits a proximité de lieux de culte, la mystique n’est jamais loin d’une certaine forme de folie. Le récit le plus explicite d’une hallucination étant certainement celui de Paul sur le chemin de Damas…
Texte extrait : «Le blog d’un schizophrène : cepaduluxe.»
On pourrait croire que les hallucinations sont réalistes, réelles, très réelles… et on est encore au dessous de la réalité. Les hallucinations sont souvent encore plus réelles que la réalité, car elles ont ceci de particulier qu’elles prennent toute la place dans le champ de la conscience et de la perception alors qu’une perception réelle laisse place à d’autres perceptions annexes, laisse place à la critique, laisse place au jugement et à la réflexion… une hallucination s’impose et envahit son territoire comme une vague submergeant tout sur son passage, elle s’impose avec la force de l’évidence et ne souffre pratiquement d’aucune contestation, elle s’impose comme une vérité plus forte que tout.
Dur comme du roc, les hallucinations trompeuses, plus réelles que la réalité, sont relayées par les religions car elles ne prêtent pas à la contestation donc sont «paroles d’Evangile» avec totales convictions par les tenants du monde de l’au-delà jusqu’à venir vous en convaincre et même aller combattre les infidèles.
L’irréalité faite de délires mystiques.
La genèse de la création et sa nouvelle version « L’intelligent design » un relook de pseudo-sciences mais alors…Dieu serait-il incompétent dans la création.
Texte extrait : «New scientist, the daily collegian.»
•Nos bouches sont trop petites pour contenir toutes nos dents, et nombre d’entre nous doivent en faire extraire plusieurs. Soit nous avons évolué depuis un être qui avait un museau plus long, soit celui qui nous a créé avait un sérieux problème dans l’appréciation des distances!
•Nos sinus sont très mal drainés, compressés entre les os faciaux et notre boite crânienne, est ce à cause de l’expansion de notre cerveau durant l’évolution, ou parce que notre créateur à bâclé le travail?
•Notre bassin est orienté pour marcher à quatre pattes comme les grands singes, c’est pourquoi notre colonne vertébrale doit se tordre pour nous permettre de tenir debout. Une erreur de conception évidente pour tout étudiant en première année de génie serait-elle la preuve d’un dessein incompétent?
Et les erreurs de design ne manquent pas!!!
De quoi ne pas faire réfléchir les créationnistes figés sur leur passéisme… A moins qu’ils n’aient pas de problèmes de dos, ni de dents de sagesse, ni d’obstruction nasale.
Ni Dieu, ni Diable, seulement et totalement une maladie psychiatrique.
D’un autre âge, ceux qui se disaient en communication avec Dieu étaient et sont encore appelés «prophètes» avec leurs paroles et écrits indiscutables. De nos jours, ceux qui entendent des voix ont pour certitude que Dieu leur parle ; ce sont nos jeunes en psychose hallucinatoire paranoïde dont le traitement relève de la psychiatrie.
Vous pouvez croire que Dieu existe et communique en toutes langues, tous patois, tous dialectes à des millions de personnes en même temps; NON, c’est votre psychose qui vous parle, de jour, avec votre vocabulaire, avec vos mots identifiés dans votre culture - d’où les diverses religions - à la manière de vos rêves et cauchemars de nuit.
Cette fausse double référence schizo/croyances est le frein total ne permettant pas à nos enfants de sortir de leurs certitudes erronées, l’unique voie explicative pour faire douter le psychotique sur sa souffrance inutile et le sortir à terme de son état psychiatrique.
N’attendons pas que certains passent par la case suicide ; en finir avec le royaume des cieux pour entrer dans un système de soins respectueux de l’avenir de nos jeunes prisonniers de cette horrible maladie. Faire comprendre cette fausse dualité, c’est atteindre les 80% de succès vers la guérison.
Dieu n’existe que dans les têtes.
- Des neurobiologistes, des neuropsychiatres et neurothéologiens constatent que les croyances ne sont qu’une activité cérébrale et ont bien déterminé par l’IRM la zone du cerveau réceptive et active à ce domaine de l’irréalité.
- Pascal Boyer, chercheur au CNRS / Et l’homme créa les dieux : «La religion est une épidémie mentale qui conduit les gens à développer des concepts religieux assez semblables.»
- Et ce n’est pas moi qui ait inscrit sur une notice pharmaceutique dédiée: «… est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées…».
La manipulation mentale n’est pas une doctrine que l’on subit, elle est une demande personnelle, un besoin irrationnel intériorisé, que l’on défend bec et ongle, sans aucune réserve et se nomme « spiritualité ».
Tant pis pour Adam, Eve, la pomme, le serpent.
Que des délires psychotiques mystiques ; la vie de nos enfants vaut mieux que ce monde illusoire.
Ne soyez pas le miroir qui valide les fausses perceptions de nos psychotiques.
La schizophrénie, est cette « maladie trompeuse » que vous l’on appris à ne pas comprendre, le fond de commerce des religions ; nos enfants ne doivent plus en être les dégâts collatéraux.
Chaque année, en France, plus de 8000 jeunes entrent dans cette maladie qu’ils ne peuvent admettre.
Et je mets au défi quiconque pouvant me citer une autre affection médicale dont les manifestations seraient à la fois l’œuvre de l’au-delà et les symptômes d’une maladie.
Cordialement.
Maurice Champion.
Bienvenue sur mon site dédié: http://monsite.orange.fr/champion20
Rédigé par: Maurice Champion | dimanche 13 janvier 2008 à 14H25
Cela faisait longtemps que je pensais cela. Il est dommage que la majorité des gens n'en soit pas conscient.merci pour ces posts.
(j me permets d'utiliser des extraits avec un lien vers votre site)http://dieuestdangereux.canalblog.com
Rédigé par: alain dehann | mardi 22 janvier 2008 à 21H05