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Rédigé par Christelle Nadia à 12H39 dans Actualité, Amérique , Le Passé , littérature , Politique, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« C'est qu'après des décennies de simulacres -- politiques, médiatiques ou commerciaux --, de superficialités, dont les années 1980 ont largement donné le ton dans toutes les sphères de la culture, et de cynisme, art dominant dans les dernières années et poussé par la perte de vitesse des religions et la remise en question collective des institutions et de la morale, l'humanité semble vouloir désormais passer à autre chose... en appelant à plus de vrai, de sincérité, de naturel, en en cherchant finalement à apprivoiser le réel.
Au diable, donc, l'homo economicus avec son goût prononcé «pour la maîtrise de soi et pour le moi désengagé d'un individu froid sur le marché, une phase dure de l'individualisme reliée au développement des idées universalistes du droit», résume Jean-Marc Ferry. «L'authenticité met désormais en exergue une autre face de l'individualisme, expressiviste celle-là, qui insiste sur des notions d'intériorité et d'extériorité, mais aussi de vie privée qui prend de plus en plus d'importance. Nous sommes dans l'esthétique aussi, dans l'approfondissement de soi et dans un projet d'être soi-même pour bien communiquer avec autrui.» ». Fabien Deglise, “Etes-vous Authentiques ? ”
Rédigé par Christelle Nadia à 10H37 dans Actualité, Citations , culture, économie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Même si le paparazzo sur le tableau de Marc-Olivier Fogiel est quelque peu détestable ou plutôt d’une mauvaise foi extraordinaire comme l’est aussi Fogiel d’une certaine manière, je crois qu’il a raison lorsqu’il cite le modèle Anglo-Saxon en exemple car je crois qu’en France la transgression donne une dimension supplémentaire aux infractions de la vie privée. Aux Etats-Unis les règles sont claires car l’accent n’est pas mis sur la divinité de la vie privée des personnages publics mais plutôt sur la vérité de l’information publiée et sur les moyens utilisés pour l’obtenir. L’avocat de Ségolène Royal et de François Hollande vit dans un monde qui n’existe plus car il croit qu’il est encore possible d’éviter d’avoir des photos indécentes ou plutôt inappropriées de ses clients dans les journaux dans le monde d’aujourd’hui. Je crois que la solution est simple et elle est de permettre les photos mais de sanctionner sévèrement les autres infractions comme la publication de photos privés (je veux dire par là volées) et d’informations acquises de manière illégale. Les photos se vendront toujours car l’image dans nos sociétés est reine et ce qui veut dire que les paparazzis n’hésiteront jamais à franchir les lignes puisqu’après tout une amende n’est rien par rapport à ce que leur rapporte une photo et la notoriété, si on peut employer ce mot, que leur donne une photo choc. Je pense que la solution est de banalise la chose pour que les photos des politiques et dans une moindre mesure des peoples deviennent sans importance et qu’elles soient très vite oubliées.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H09 dans Amérique , Etats-Unis, France , libertés, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Les forces démocratiques iraniennes et le peuple iranien se trouvent dans une situation très difficile. Ils ont besoin du soutien moral et spirituel de tous les démocrates du monde et de l’intervention efficace de l’Organisation des Nations unies.
Nous refusons toute attaque militaire contre l’Iran. Dans le même temps, nous vous demandons à vous, secrétaire général de l’ONU, ainsi qu’à tous les intellectuels et à tous les démocrates du monde de condamner moralement le régime iranien, qui bafoue les droits de l’homme. Nous vous demandons qu’en tant que secrétaire général des Nations unies vous condamniez le gouvernement iranien pour sa violation de la déclaration universelle des droits de l’homme et des autres conventions internationales relatives à ces droits. Nous espérons que, grâce à votre intervention rapide, les prisonniers politiques qui se trouvent chaque jour dans des conditions plus difficiles soient libérés.
Le peuple iranien se demande si l’efficacité et la fermeté du Conseil de sécurité des Nations unies se limite à la suspension de l’enrichissement de l’uranium, et si les Nations unies trouvent insignifiante la vie des Iraniens, dont les droits élémentaires sont chaque jour plus bafoués. La liberté, la démocratie et les droits de l’homme sont les droits évidents du peuple iranien. Nous, Iraniens, espérons que les Nations unies, ainsi que toutes les institutions et toutes les personnes qui défendent la démocratie et les droits de l’homme, manifestent leur soutien pour le mouvement démocratique du peuple iranien ». Trois Ecriviains contre la guerre en Iran.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H36 dans Actualité, Citations , guerre, Iran, nucléaire, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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La vidéo est simpliste et volontairement polémique mais elle montre qu'il y a effectivement quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Dans sa chronique dans Le Point, Bernard-Henri Lévy écrit ceci :
la France est ce qu'elle est ; elle a son histoire, son génie propre et, en l'espèce, sa Constitution ; et inscrire tout cela dans les textes, graver dans le marbre du droit l'idée d'une distinction par l'origine de ceux qui sont appelés à être nos hôtes et, pour certains, au bout de x années et selon des critères qu'il ne serait, en revanche, nullement choquant de préciser encore et de solenniser (désir clairement exprimé, adhésion de principe au pacte démocratique, serment républicain), n'est tout simplement conforme ni à l'esprit ni à la lettre de la Constitution.
Ira-t-on, pour parvenir à distinguer entre immigration subie et choisie, autrement dit, et quoi qu'on nous raconte, entre bons et mauvais étrangers, jusqu'à sortir l'arme lourde de la révision ? On verra bien. Au moins les choses auraient-elles, alors, le mérite d'être claires - et les termes de la forfaiture exposés au jugement de tous.
Hélas, je crois qu’il n’est pas possible de parler d’immigration dans les pays riches autrement qu’émotionnellement parce que les perceptions sont plus importantes que les réalités parce qu’elles sont celles de ceux qui comptent, qui votent et qui on des droits et que le résultat des politiques ne comptent pas. Je me rappelle de Nicolas Dupont-Aignan qui à une question sur l’immigration en France répondait que la solution était d’aider l’Afrique à se développer comme si l’aide au développement ou au co-développement justifiait une politique d’immigration irréaliste et surtout inefficace qui ne sert qu’à compatir aux douleurs et à partager les préoccupations et les peurs sans jamais agir et sans jamais éduquer. A la fin, on revient toujours à Rocard et à ce refus humain, réaliste mais aveuglant d’accueillir toute la misère du monde mais si la véritable question n’était pas celle là, s’il suffisait tout simplement de permettre aux miséreux et aux misérables d’aller et venir au paradis tout en bâtissant le chez-eux sans jamais connaître la douleur de l’exil ?
Rédigé par Christelle Nadia à 12H58 dans Actualité, France , immigration, Intégration, Mon cœur mis à nu, Politique, Sarkozy, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Il reste l’antiaméricanisme, cette industrie intellectuelle qui produit des livres, des chroniques et de l’indignation depuis deux siècles. Cette production n’a qu’un rapport lointain avec les Etats-Unis réels ; sans doute, certaines circonstances créent-elles des poussées de fièvre mais l’antiaméricanisme n’est pas généré par la fièvre. Il est moins une lecture critique des Etats-Unis qu’un discours sur la France : l’antiaméricanisme qui ne souffre pas le capitalisme ou la culture démocratique ne s’en prend jamais aux Etats-Unis que comme détour vers la France : pas de ça chez nous.
À un ambassadeur américain à Paris qui me demandait quoi faire pour réduire les antiaméricains au silence, je répondis qu’il ne pouvait rien faire. L’antiaméricanisme a commencé alors que les Etats-Unis étaient encore une nation insignifiante sans influence mais déjà un projet universel. Si, d’aventure, les Etats-Unis se repliaient sur eux-mêmes, croyez-vous que l’antiaméricanisme se volatiliserait ? Pas un instant. L’antiaméricain n’a pas même besoin de l’existence des Etats-Unis pour s’exalter : son miroir lui suffit ». Guy Sorman, “France USA, Je t’aime, moi non plus.”
Rédigé par Christelle Nadia à 09H12 dans Actualité, Amérique , Citations , Etats-Unis, France | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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J’ai trouvé le discours de Sarkozy devant l’assemblée générale de Nations Unies tiède donc sans conséquence car après tout son langage intransigeant sur l’Iran paraissait pesé étant donné qu’on ne pouvait s’empêcher de comparer ses mots à ceux de Kouchner et à se dire que du moment qu’il n’utilise pas le mot « guerre » il avait un langage modéré et donc diplomatique. La presse américaine aussi n’a mis l’accent que sur la partie du discours concernant l’Iran et beaucoup ont contrasté le discours à celui de Bush, qui voulant éviter toute polémique puisqu’il n’a plus la force politique de la surmonter, avait fait un discours “soft” sans parler de l’Irak ou même de l’Iran pour se focaliser sur la Birmanie et le Zimbabwe. L'objectif de Sarkozy était de ne pas faire peur tout en attirant l'attention et en montrant bien que la France se considérait comme un pays fort qui n’hésiterait désormais plus à confronter des régimes comme celui de Téhéran. Il faudra du temps pour savoir si le monde prend la France au sérieux mais une chose est sûre en ce moment une grande partie des élites et de la presse américaine kiffe Sarko ou plutôt le trouve fascinant.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H30 dans Actualité, Amérique , Bush , France , guerre, Iran, nucléaire, Politique, Proche-Orient, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« C’est l’asphyxie. Au rythme d’un discours fondateur tous les deux ou trois jours, le président de la République réalise une figure tactique inconnue jusqu'à ce jour, celle qui consiste à submerger amis et ennemis sous un flot d’annonces de toutes sortes qu’il leur est impossible d’analyser sérieusement et de discuter de façon argumentée avant qu’arrive la vague suivante. Dans de telles conditions le système médiatique est pris au piège : une information succède à l’autre, toute l’énergie dont il dispose est consacrée à ne pas manquer l’évènement que serait telle ou telle annonce. Alors le premier objectif de Sarkozy est atteint : tout ce qu’il dit prend l’allure de l’évidence puisque personne n’a le temps de le décrypter. Au mieux a-t-on ici ou là un débat « contradictoire » sur le mode : un pour, un contre dont les conditions mêmes de déroulement ne peuvent permettre de faire mieux qu’un bruit de fond du type « il ya un peu de vrai, un peu de faux » et ainsi de suite. Ce simulacre ne peut permettre un gramme de doute raisonné sur l’annonce faite ni même sa formulation.
(…) Chez les responsables politiques, plus personne ne touche terre. Il y a des spécialistes de telle où telle question ? Ils sont inconnus du système médiatique. Le temps de les trouver le sujet du jour a changé. Mais quand ils arrivent jusque sur un plateau média ils se montrent totalement désemparés par le niveau de simplification et la vitesse à laquelle se déroule le temps médiatique. Ils sont inaudibles, au sens littéral du terme, du fait même de leur talent et de leurs connaissances qui leur fait refuser les formules à l’emporte pièce et les demi vérités tant ils connaissent la complexité de leur sujet. Comme ils ne se sont jamais entrainés à la présence médiatique, ils sont aussi démunis que des oiseaux de nuit jetés en l'air en plein jour ». Jean-Luc Mélenchon, “Sarkozy invente un nouveau jeu mortel : l'asphyxie médiatique.”
Rédigé par Christelle Nadia à 09H02 dans Actualité, médias, Politique, Sarkozy, télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 11H09 dans Actualité, Afrique, Colonialisme, France , Le Passé , Politique, Sarkozy, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Les Français ont élu Nicolas Sarkozy pour qu'il fasse entrer la France dans le XXIe siècle en réformant le modèle construit après la Seconde Guerre mondiale puis modernisé par le général de Gaulle lors de la fondation de la Ve République. (…)
La France postgaulliste a vécu sous l'empire d'un consensus en matière de politique extérieure et de sécurité qui n'a été qu'aménagé à la marge, en dépit de la chute de l'Union soviétique, la montée des risques stratégiques liés au terrorisme et à la prolifération nucléaire, l'intégration de l'Union puis son élargissement, les bouleversements nés de la mondialisation et de la révolution technologique. D'où un écart croissant entre une rhétorique de la puissance et le recul de l'influence française qui a culminé avec l'échec du référendum sur le projet de Constitution, entre la prétention du verbe et le vide de l'action.
Le point de départ de la démarche de Nicolas Sarkozy consiste à prendre acte de la faillite d'une posture qui a fait de la France l'un des grands perdants du nouveau monde du XXIe siècle, pour la repositionner avec l'ambition de lui restituer les moyens de la puissance mais aussi de tirer les conséquences de son appartenance à l'Union européenne, de sa solidarité avec les démocraties, de la nécessité de participer à une mondialisation déterminant une nouvelle hiérarchie des nations et des continents ». Nicolas Baverez, “D’une Rupture à l’Autre. ”
Rédigé par Christelle Nadia à 07H48 dans Actualité, Citations , France , globalisation, Le Passé , mondialisation, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je n’ai pas aimé que Kouchner soit « chahuté » (pour dire les choses poliment) durant sa visite à Washington par des manifestants anti-guerre parce que je crois que malgré le fait qu’il ait été maladroit avec ses mots et qu’il a une vision de l’utilisation de la force qui me semble problématique, je pense que Kouchner mérite d’être respecté justement parce qu’on ne peut pas lui reprocher d’être un idéologue et d’avoir toujours été du mauvais côté de l’histoire. Je respecte Kouchner et je l’admire même parce que même lorsque je ne suis pas d’accord avec lui, il me fait réfléchir et me fait questionner mes idées reçues même si après avoir réfléchie, je n’arrive toujours pas à être d’accord avec lui. Glucksmann aussi me fait réfléchir et lorsqu’il approuve Kouchner et écrit ceci dans le Figaro je réfléchis, je partage certaines parties de son analyse mais je ne suis pas d’accord avec ses conclusions :
La « fermeté », nouvelle, de la France commence par une réforme du vocabulaire, elle rejette les euphémismes et les tabous linguistiques : si risque de guerre il y a, il ne faut pas le scotomiser, mais au contraire le nommer, en parler distinctement afin justement de tout faire pour stopper l'escalade, avant « l'alternative catastrophique ». (..)
Il est temps de peser franchement les risques. Y a-t-il péril en la demeure ? Tous les experts s'accordent sur la capacité technique de l'industrie iranienne : deux ou quatre ans suffisent pour atteindre le point de non-retour. Donc le temps presse. Mais la perspective d'un Iran nucléaire suffit-elle pour que de toute urgence les démocraties se mobilisent et interdisent, bon gré, mal gré, le franchissement du seuil ultime ? Ou bien faut-il considérer avec Jacques Chirac (janvier 2007) qu'une puissance militaire nucléaire de plus ou de moins ne mérite pas qu'on se mette martel en tête ? (…)
Le pot au noir irakien n'aura-t-il rien appris à personne ? On croit savoir ce qu'on dit en parlant de « guérilla, » « vietnamisation », etc. On se trompe. La guérilla espagnole contre Napoléon, les résistances antihitlériennes, les insurrections anticoloniales visaient en premier une armée étrangère, en deuxième lieu les « collaborateurs » et, à l'occasion, la population afin de la mobiliser par l'intimidation. (…)
Le sacrifice des siens et de soi, l'autodestruction systématique d'un peuple jusqu'à épuisement des fureurs obsidionales n'est nullement une pathologie inédite. Les cruautés collectives qui horrifièrent Montaigne, le sang, la dévastation et la mort que peignit Grimmelshausen rappellent que ces pestes sont européennes. Mais aucun des furieux ne disposait encore de nos joujoux atomiques.
Rédigé par Christelle Nadia à 17H21 dans Actualité, France , guerre, Irak, Iran, nucléaire, Politique, Proche-Orient, Sarkozy, Vidéo , Washington | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Il y a un temps pour tout. Un temps pour vivre et un temps pour se souvenir, avec sérénité, qu’on a vécu. Les vieux politiques, les vieux journalistes, et les vieux philosophes disent parfois des énormités. On le constate chaque jour. (…)
A un moment il vaut mieux partir pour respirer, pour ne pas étouffer, parce que les vieux cons ça ne laisse aucune chance à la vie, justement, de s’exprimer. Ils sont vieux, ils ont vécu leur vie et ne souffrent pas que les jeunes puissent avoir envie de vivre la leur pleinement, avec enthousiasme. En fait les vieux ont peur de la vie qui s’exprime et qui leur saute à la figure. Ils ne supportent pas de regarder en face ce qu’ils ne seront jamais plus. Notre pays est une nation de vieux qui n’acceptent pas de faire de la place à ses jeunes. Et c’est vrai sans doute, en Europe et dans le monde entier. Les vieilles nations s’accrochent à leurs privilèges. On ne pourra pas indéfiniment écraser la vie. C’est contraire à l’essence même de la vie. Ca va péter. C’est obligé ». Anna, “Quand la Vie fait Peur aux Vieux. ”
Rédigé par Christelle Nadia à 09H06 dans Actualité, banlieues, Europe, France , Identité, libertés | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le New York Times publie ce matin une interview de “L’homme pressé ” qu’affirme être Sarkozy. C’est une interview qui vaut la peine d’être lue parce qu’elle montre à quelle point Sarkozy pour les Américains et surtout pour lui même représentent non seulement une manière nouvelle de gouverner mais qui serait potentiellement plus “Anglo-Saxonne. ” Le Daily Telegraph avait ce week-end un petit article qui affirmait qu’Eric Besson revenait de Londres avec un attaché-case plein d’idées pour “Anglo-Saxonniser ” la France. Pour revenir à l’article du New York Times, Sarkozy affirme que la France n’est pas seulement un pays allié des Etats-Unis mais un pays ami et que même s’il faut du courage pour le dire, il ne cessera pas de déclarer son admiration pour le dynamisme Américain et la fluidité de la société Américaine parce qu’une partie des élites Françaises est anti-américaine. J’ai toujours dit qu’une des choses que j’admirais chez Sarkozy était son Atlantisme mais ce qui me gène est qu’il s’en sert encore une fois pour diviser les Français entre ceux qui veulent devenir dynamiques contre les Américains et les autres qui aveuglés par leur haine de l’Amérique rejette tout exemple qui pourrait aider la France. Sarkozy a toujours le discours d’un candidat dont le but est de discréditer ses adversaires et de diviser pour mieux régner et non celui d’un président dont l’objectif devrait être de rassembler les Français.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H32 dans Actualité, Amérique , Identité, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Oui, mais le problème est que cette politique de quota repose sur un postulat, celui selon lequel le monde entier voudrait venir vivre et travailler chez nous. En effet, il est aisé de choisir qui l'on veut accueillir lorsque toutes les cultures, toutes les nationalites et toutes les professions se pressent à la porte et font acte de candidature à l'immigration. C'est un peu comme pour le concours d'entrée à une très grande école. La sélection sera d'autant plus qualitative que son entrée est recherchée, désirée, rêvée. Or, ce n'est pas forcément le cas de la France.
Allez faire un tour en Inde par exemple, ce grand pays qui produit un nombre incroyable de scientifiques, d'ingénieurs et d'informaticiens de très grande qualité. Allez demander aux jeunes diplomés les pays dans lequels ils rêvent de travailler [je l'ai fait lorsque j'y suis allé à deux reprises en 2005] et vous constaterez que la France ne fait pas partie de cinq premiers choix. Posez cette même question à d'autres citoyens du monde et vous vous rendrez compte que si la plupart de vos interlocuteurs rêvent d'aller en France pour la visiter, très peu ont le projet d'y étudier ou d'y vivre ». Christophe Ginisty, “L’Arrogance derrière les Quotas de l’Immigration.”
Rédigé par Christelle Nadia à 07H07 dans Actualité, France , immigration | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 07H00 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« La première chose, c'est que Nicolas Sarkozy, c'est visiblement son objectif pour son mandat, il veut être l'homme du sursaut. Il veut être l'homme d'une renaissance. Il veut être l'homme de celui qui remet en marche la France, qui ne va pas très bien, il faut le dire, quand on regarde l'emploi, les déficits, la dette, la croissance. Donc, il a du travail. Mais c'est vraiment ça son objectif. C'est une tradition d'ailleurs, extrêmement gaullienne.
Ensuite, c'est un libéral, c'est le plus libéral des présidents de la Ve République, clairement. Et on voit très bien que les thèmes qu'il met en avant : le travail, l'effort, le mérite, la discipline, l'individualisme, la concurrence. c'est une idéologie libérale. Libérale française, mais libérale quand même.
Et puis derrière ça, il y a évidemment, tout le monde l'a remarqué, c'est le Président attrape-tout. C'est l'omnipotence présidentielle. C'est le Président présidant, le président chef de gouvernement, le président ministre, le président secrétaire d'état, c'est le président Sarkozy ». Alain Duhamel, “La Plaidorie de Sarkozy.”
Rédigé par Christelle Nadia à 09H02 dans Actualité, Citations , France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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L’une des raisons pour lesquelles j’aime lire le bloc–notes d’Ivan Rioufol tous les Vendredis dans le Figaro est qu’il me suffit de le lire pour comprendre pourquoi je pense ce que je pense et surtout pourquoi il est impossible pour moi d’être du côté de ceux qui se construisent sur la peur de l’autre. Ce vendredi, Rioufol écrit sur l’immigration et ce qui m’attriste est que je pense que son point de vue est devenu majoritaire en grande partie parce qu’on ne peut pas combattre des peurs qui sont tellement humaines en refusant de les voir et en se contentant de dire qu’elles sont racistes sans démontrer qu’elles sont avant toute chose archaïques et basées sur une vision du monde qui a toujours fait de lui un endroit noir et violent. Morceaux choisis :
Le refus de voir sert d'échappatoire. Il permet, cette semaine, d'étaler ses vertus en critiquant le projet visant à réduire le regroupement familial. Le recours aux tests ADN pour confirmer des filiations, pratiqué par douze pays voisins, inspire des postures avantageuses, y compris au sein du gouvernement : pour Fadela Amara, « cela jette l'opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous ». Faut-il donc baisser les bras, y compris face à la fraude ?
Ces exercices de style masquent des hypocrisies. Les moralistes s'indignent d'un quota d'expulsion de clandestins, mais chuchotent que la France ne peut accueillir tous les miséreux. Les immigrationnistes ne jurent que par le métissage culturel, mais se gardent d'envoyer leurs enfants dans les lycées sinistrés. Les commentateurs en appellent au co-développement, mais n'ignorent rien des ambiguïtés de ce paternalisme néocolonial. (…)
La France, qui ouvre enfin les yeux, ne peut continuer à vivre dans ce monde fictif, en laissant à l'Insee le soin d'« inventer » un solde migratoire conforme à ses attentes. « Inventer » : le terme est employé par la démographe Michèle Tribalat, qui note (dans la revue Diversité, juin 2007) : « La statistique publique doit aujourd'hui faire preuve de courage. » Pour elle, « nous sommes sans aucune boussole ». Un dérèglement qui permet toutes les manipulations, de part et d'autre.
Cet accommodement pour les faux-semblants est d'autant plus anachronique que Nicolas Sarkozy s'est engagé à dire la vérité aux gens et à défendre l'identité française. Or, si aucune mesure efficace n'est prise pour freiner significativement l'immigration durable et pour garantir le respect de la culture d'accueil, le séparatisme culturel qui s'observe ici et là, y compris désormais dans certains quartiers de Paris, risque de s'étendre et de se consolider au fil des décennies. Entre l'assèchement nationaliste et l'effacement mondialiste, il y a place pour une politique soucieuse de préserver la fragile unité du pays.
Les mots de Rioufol mènent à une question fondamentale de l’identité Française car on sent bien que pour lui l’immigration est une menace parce qu’elle change la France et parce que ces autres en essayant de devenir Français font que la France leur ressemble en la pillant et la salissant pour nourrir leur vermine . Cela m’effraie car cette question est plus émotionnelle que rationnelle dans le sens où les réalités ne comptent pas. Celui qui a peur et qui est chez lui a toujours raison. De nos jours, il est possible de justifier des préjugés suspects et inacceptables au nom de la préférence personnelle ou nationale ou tout simplement en tournant l’objectif de la camera sur l’autre pour lui dire qu’il ne fait rien pour être moins effrayant et moins étranger.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H46 dans Actualité, culture, France , Identité, immigration, multiculturalisme, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Natalie Nougayrède a un excellent article dans le Monde de ce matin sur la question Iranienne et la France. Dans cet article, on perçoit mieux l’évolution de la position de la France depuis l’élection de Jacques Chirac et surtout on comprend que les mots de Kouchner étaient peut-être maladroits mais l’expression d’une pensée mûrement réfléchie. Nougayrède termine son article en pesant une question importante qui celle de savoir ce que la France ferait si la diplomatie échouait :
Et si cela ne marchait pas ? Dans son discours de politique étrangère, le 27 août, M. Sarkozy déclarait que "l'Iran doté de l'arme nucléaire est (pour lui) inacceptable". Il n'a pas précisé si, pour la France, des frappes militaires seraient inacceptables. Mais il a signifié que ce serait, à ses yeux, une catastrophe. Le 26 avril, alors en campagne électorale, M. Sarkozy avait affirmé "ne pas pouvoir envisager" que les Etats-Unis commettent "l'erreur" d'intervenir militairement en Iran. Il était interrogé à propos d'un scénario d'invasion au sol, et non de frappes aériennes ciblées.
M. Kouchner a eu l'occasion d'exposer son point de vue sur le principe d'une action militaire contre l'Iran. C'était dans un texte publié en novembre 2006 par la revue Politique internationale, intitulé "Diplomatie française, une affaire intérieure ?". "Je m'afflige, écrivait-il à propos du programme nucléaire iranien, du silence de nos gouvernants qui refusent obstinément d'alerter le peuple sur ce danger réel. Sans conscience partagée des enjeux iraniens, comment espérons-nous légitimer une nécessaire réaction de défense ? Il a fallu des années d'images de Sarajevo, pourtant située sur notre continent, pour que l'opinion publique française approuve le principe d'envoi de troupes dans les Balkans ! Comment crédibiliser la négociation si nous ne sommes pas capables, un jour, d'intervenir aux côtés de nos alliés à Téhéran ?"
Il se peut que l’intervention dont parle Kouchner soit un jour nécessaire mais hélas la France et l’administration Bush ont déjà faussé les cartes en sautant une étape. Les Français l’ont fait pour rassurer l’administration Bush que la France partageait son point de vue sur l’Iran et considérait bien que l’obtention de l’arme nucléaire par ce pays inadmissible. L’administration Bush l’a fait parce qu’elle sait qu’elle a crée la crise Iranienne d’une certaine manière en allant en Irak puisque le plus grand vainqueur de cette guerre est l’Iran. Si la guerre en Irak a montré une chose est qu’on ne peut commencer ne régler un conflit légitimement en faisant de la guerre unes solution parmi tant d’autres de le résoudre et surtout en mettant l’accent sur l’inacceptable et l’inadmissible sans jamais parler du reste, de l’acceptable, des solutions possibles. J’ai trop de respect pour Kouchner pour croire qu’il n’est pas motivé par de bonnes intentions mais le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Rédigé par Christelle Nadia à 17H52 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, France , Iran, nucléaire, Proche-Orient, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 07H24 dans Actualité, France , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« L'être humain n'est pas un cheval; porter des oeillères le rend fou. De cette folie souterraine, imparable parce que sournoise et rampante. Les lieux communs, les préjugés, les idées fixes bouffent peu à peu tous les questionnements, toute amorce de réflexion, toute velléité d'objectivisation.
Qu'en est-il de notre attitude actuelle devant les Québécois de première, troisième et même cinquième génération? D'où vient-il que nous portions une attention de plus en plus malveillante que sur la minorité des marginalisés, des mésadaptés et des criminalisés, à laquelle nous confondons toutes marques de différenciation, du boubou au foulard en passant par la kippa, comme si elles constituaient autant d'attentats terroristes à la ceinture fléchée et au collet romain? Comment en sommes-nous venus à créer des «eux» hostiles et menaçants pour nous affirmer dans nos valeurs et nos traditions? Où sont donc et notre raison et notre mémoire? Sommes-nous profondément restés les victimes nées pour un petit pain, incapables de régler nos différends et nos conflits autrement que par la répression et l'oppression?
Pouvons-nous sérieusement nous croire quand nous nous représentons certains d'entre nous comme une horde de bourreaux, hache à la main, n'attendant que l'occasion d'une minute de distraction pour trancher la tête de nos dieux et de nos institutions? Et, encore plus, où sont la force d'avancer, la créativité, l'esprit critique et la volonté d'équité qui nous ont permis de sortir de notre propre marasme religieux, politique et économique, il y a encore bien peu de temps? Nous laisserons-nous tirer en arrière par le discours sans perspective de journaleux jaunistes en mal de sensations, de politicailleurs bornés et de psys taillés à l'emporte-pièce? (…)Par contre, quand qui que ce soit, journaliste, personnage politique ou autre, utilise une tribune publique pour diffuser, étoffer ou encourager une interprétation aussi anecdotique et aussi étriquée de la réalité de tout un peuple, c'est non seulement inexcusable, c'est aussi dangereusement inconscient et irresponsable. Quand on prétend «faire l'opinion» et encore plus diriger une nation, il ne peut plus être question de se faire le porte-parole de groupuscules ou de groupes de pression, ni même des tendances d'une pensée prétendument majoritaire quand elle se fonde sur la méconnaissance et la mésinterprétation, que le prétexte en soit l'opportunisme ou les bonnes intentions ». Diane Sansoucy, “Libre-Opinion: Rimes, raison et déraison.”
Rédigé par Christelle Nadia à 12H59 dans Actualité, Amérique , Citations , Identité, immigration, Intégration, libertés, multiculturalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Daniel Riot revient sur la décision de Sarkozy de reformer les régimes spéciaux et écrit ceci :
Une illusion : pourquoi avoir commencé ce « grand oral social » par promettre un « contrat social » nouveau ? Sous les nuages, rien de neuf : Des réformes qui s’imposent (depuis longtemps, d’ailleurs) seront menées sans que l’on jette les bases d’une nouvelle social-économie, caractérisée par ce qui manque le plus la France: des structures rénovées d’un « dialogue social » innovant. Sous les pavés, pas de plage : Les « sacrifices » demandés ne sont ni équitablement répartis, ni efficacement programmés.
La seule vraie « rupture » dans la prestation d’hier de Sarkozy, où un texte un peu fourre-tout n’a pas toujours été lu avec la force de conviction habituelle du « grand communicateur », tient en un constat : il y a un décalage très net entre les promesses électorales faites et les mesures annoncées.
Je ne suis sure que Riot ait raison parce que je crois qu’une élection sert à forcer les citoyens à faire un choix de vie et que les Français ont choisi Sarkozy et le Sarkozysme. Sarkozy a donc le droit de reformer la France à sa manière et surtout en imposant son idéologie aussi injuste soit-elle. Beaucoup pensent qu’il prend un risque, personnellement je ne le crois pas car il n’est pas Juppé et la France de 2007 n’est pas celle de 1995. Je fais le pari qu’il n’y aura pas de sport comme l’annonçait Jean-Claude Mailly mais plutôt que les Français seront ravis que la France s’achemine afin vers le travailler plus pour gagner plus et que ces fainéants qui se couchent tôt soient obligés de travailler plus longtemps. Ce que j’essaye de dire est que j’ai constamment l’impression qu’une partie de la gauche et des opposants à Sarkozy essayent de le délégitimer en réécrivant l’histoire pour faire croire que son élection ne s’est pas portée sur le fond mais sur l’image et qu’il n’y a pas eu de vrai débat comme en 2002 parce que Ségolène Royal était nulle et l'élection présidentielle était imperdable pour la gauche. C’est évidement faux, les Français ont hélas choisi le Sarkozysme et je pense qu’il faut leur donner une bonne dose de Sarkozysme pour qu’en 2012, ils sachent s’ils en veulent encore ou s’il leur faut autre chose. Il est enfin temps d’accepter que Sarkozy a le droit et même le devoir d’être Sarkozy et de chercher à imposer son style et son idéologie à la France. Et oui, ça sert à cela une élection!
Rédigé par Christelle Nadia à 07H13 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy, Ségolène Royal, économie | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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« N'en doutons pas : les États-Unis sont aujourd'hui déjà en guerre contre l'Iran, à la fois en Irak et en Afghanistan, sur les marchés du globe ou encore sur nombre d'ondes. Depuis 2 ans au moins, ils procèdent à un isolement progressif du régime iranien qui multiplie l'effet de ses propres carences, notamment économiques, et qui illustre une approche indirecte sans doute la mieux à même de faire face à cette situation. Il est donc difficile de croire que l'administration Bush puisse sans raison apparente rompre avec cette stratégie et, alors qu'elle court sur son erre, se lancer dans une opération militaire autre que ponctuelle et limitée. Ce qui est bien différent d'une escalade par définition difficile à contrôler et à abréger ». Ludovic Monnerat, “Une Excalade “Prudamment Calibrée ”.”
Rédigé par Christelle Nadia à 07H24 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, guerre, Irak, Iran, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Bayrou a des mots sévères pour critiquer le haussement de ton de la France contre l’Iran et notamment la déclaration de Kouchner qu’il fallait se préparer au pire donc à la guerre :
On a choisi – ce n'est pas la première fois, c'était le cas aussi lors du voyage de Bernard Kouchner en Irak – de dire tout haut, pour préparer l'opinion, ce que le plus secret de l'administration de George Bush pense tout bas.
Cela est pour moi un signe inquiétant, qui va faire que la France abandonne la vocation d'équilibre qui était la sienne, la possibilité de parler avec tout le monde pour s'aligner sur les plus durs des plus durs de l'administration américaine. (…)
Il y a inquiétude et menace à voir un Etat choisir délibérément d'entrer dans le cycle nucléaire. Mais la seule réponse à cela doit être la solidarité des démocraties, notamment des démocraties européennes. Notamment le travail en commun de nos diplomaties. (…)
Au moment de la guerre en Irak, c'était déjà les mêmes qui étaient partisans – en le disant ou sans le dire – que la France se range derrière les Etats-Unis pour soutenir et participer à l'intervention américaine. (…)
Bernard Kouchner s'est exprimé ouvertement en ce sens. Puis Nicolas Sarkozy, par son silence, avait montré qu'il était distant de ce que faisait Jacques Chirac. J'ai le souvenir que le ministre de la défense était dans nos rangs à l'époque et des débats avaient lieu sur cette ligne-là.De ce point de vue, la formation du gouvernement n'est pas un hasard. Et l'alignement de la France sur l'administration Bush n'est pas une bonne chose pour notre pays.
Bayrou voit assez juste même si j’avoue être un peu gênée par le fait qu’il semble penser que les causes du problème viennent des Etats-Unis et de quelques Néoconservateurs trop influents. Je ne comprends pas l’évolution de Kouchner qui semble penser que l’usage de la force est toujours justifié lorsqu’il est mis au service d’une cause juste et qu’alors il n’est plus nécessaire que la guerre soit la dernière des options. Kouchner sait très bien qu’en diplomatie chaque mot doit être pesé. Lorsqu’il utilise le mot « guerre », il sait donc très bien l’effet que son mot produit non seulement sur l’Iran mais sur les pays qui l’entourent et qu'ainsi il devient plus difficile de résoudre cette crise dangereuse par d’autres moyens que l’usage de la force.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H05 dans Actualité, Amérique , Bayrou, Bush , Etats-Unis, France , Iran, nucléaire, Proche-Orient, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Hugues Serraf fait une très bonne comparaison être les militants Socialistes et Mère Térésa qui on le sait a longtemps douté même si elle a continué à tout justifier de Dieu Jésus:
Mère Térésa doutait, elle se demandait si le Dieu qu’elle priait n’était pas qu’une construction mentale inventée par l’homme pour se réconforter les jours de déprime, mais elle avait fini par décider qu’à tout prendre, s’occuper des victimes de Bhopal n’avait pas besoin d’être métaphysiquement correct.
Militer au PS, c’est pareil. Enfin, c’est moins difficile et plus confortable que de traîner en sandales dans les bidonvilles indiens, mais l’idée est là. Car tout de même, n’importe quel esprit rationnel, en constatant que le principal parti de la gauche française n’est plus qu’une coquille vide sans projet, en découvrant à quel point les divergences qui agitent ses leaders sont artificielles ou en mesurant le retard doctrinal pris sur le Labour et le SPD prendrait ses jambes à son cou... Mais non ! N’en déplaise à mon ami Richard L., des dizaines de milliers de militants continuent, jour après jour, à coller des affiches et à distribuer des tracts au lieu d’aller faire un tour à la campagne pendant leur RTT. On peut les plaindre, lever les yeux au ciel en parcourant, dans l’Hebdo des Socialiste, les slogans de cour de récré censés faire trembler Sarkozy, mais on ne peut pas se moquer. Hey, se moque-t-on de Mère Térésa ?
Tiens, mettez-vous cinq minutes à la place d’un militant socialiste dont le boulot sera d’expliquer que le nouveau livre de Lionel Jospin sur Ségolène Royal est une « contribution à la rénovation ». Que la poursuite des attaques sur la crédibilité et la stature d’une candidate désignée par, hum, 60% des adhérents et adoubée, du bout des lèvres mais adoubée tout de même, par l’ancien premier ministre en personne, est le meilleur moyen de revenir aux fondamentaux...
Je comparais la semaine dernière Jean-Luc Mélenchon à un illuminé et le fait qu’il choisisse Hugo Chávez comme un de ses modèles politiques a confirmé l’opinion que j’avais de lui car il est tellement croyant qu’il est prêt à oublier le totalitarisme du Chávezisme pour s’exalter devant les moyens qu’il met pour cimenter son pouvoir à travers une politique faussement égalitaire. J’essaye de dire que les socialistes, en ce moment, comme Serraf le dit, traversent une période de doute qui ne peut que se résoudre que de deux manières. La première voie est une continuation aveugle dans la même direction comme Mère Térésa parce que renoncer serait terrible et surtout admettre que longtemps ils se sont trompés. La deuxième voie est la révolte humaniste en acceptant que la lucidité est meilleure que l’aveuglement et la mauvaise foi et que surtout que refuser d’être imbécilement idéologique ne veut pas dire renoncer à refaire le monde en le rendant plus juste.
Pour continuer les métaphores religieuses, les Socialistes ont le choix entre être Job et être Sisyphe. Etre Job cela veut dire en prendre plein la gueule en espérant qu’un jour miraculeusement d’un coup de baguette magique tout se transforme en Paradis et le passé cesse d’avoir de l’importance mais la question alors sera dans ce cas si en prendre plein la gueule et tout sacrifié justifie la miraculeuse et somptueuse rédemption finale ? Etre Sisyphe cela veut dire d’une manière dire non aux idées reçues pour regarder l’avenir en face, accepter que le tout ou rien, le tout de suite ou, le bien ou le mal, la gauche rose messianique et la droite diabolique sont des slogans creux, que sentir ne veut pas dire penser et que changer ne veut pas dire capituler.
C’est parce que les enjeux sont capitaux pour la gauche Française qu’il est décevant que le débat se limite à la crucifixion de Ségolène Royal en faisait d’elle l’égérie du mal socialiste ou en faisant de Chávez et du Venezuela des exemples pour les leaders Socialistes Français et la France. Lorsqu’un débat essentiel devient un débat de personne, il faut se poser la question sur l’existence du fond et justement les Socialistes se tapent les uns sur les autres parce qu’ils ne veulent pas admettre que le socialisme est non seulement mort mais que son cadavre est en train de se décomposer en émanant des gaz toxiques qui leur font perdre la tête. The bitch (passez moi le mot) is dead (la salope est morte)! Personne ne veut s’en rendre compte, combien de temps peut-on rester nécrophile ?
Rédigé par Christelle Nadia à 11H06 dans Actualité, coup de gueule, France , libertés, Parti Socialiste, Politique, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Le livre de Lionel Jospin est apparemment un nouveau pamphlet anti-Ségo, est-ce une surprise ? Pas vraiment car je crois qu’il était toujours difficile pour ceux qui se voient à travers les yeux de leurs troupeaux, d’accepter qu’on leur préfère quelqu’un pour qui ils n’éprouvent rien d’autre que du mépris. Ce qui est bizarre est que tous les auteurs de ces pamphlets au vitriol ne se rendent pas comptent qu’ils rendent service à Ségolène Royal puisqu’ils définissent l’avenir du PS d’une certaine manière de la façon la plus claire : pour ou contre Ségo. Honnêtement, je n’ai pas envie de tirer sur Jospin car je pense que malheureusement pour lui et les autres, il sera toujours défini par sa défaite de 2002 et qu’il n’arrivera jamais à surmonter cet échec en grande partie parce qu’il se voit comme une victime et non comme un acteur. Cela l’empêche de reconnaître qu’il a commis des erreurs qui devraient le rendre plus magnanime avec les autres. Il suffit d’écouter Claude Allègre pour comprendre que les Jospinistes n’ont toujours pas compris qu’ils sont les moins bien placés pour juger les Ségolistes et que surtout en tirant sur Ségo et en faisant d’elle une personne comme l’écrit Jospin qui n’est qu’en« une figure seconde de la vie publique», ils démontrent que le Jospinisme est dépassé. Après tout si Ségo, avec tous les défauts et les insuffisances qu’on lui prête, a réussi à mettre à plat les Jospinistes avec toutes les qualités qu’ils prétendre avoir, cela veut dire qu’ils devraient se regarder dans la glace et tirer leur révérence puisque lorsqu’on se dit le meilleur coureur et qu’on se fait battre par une tortue on accepte que son époque est non seulement révolue mais qu’on n’a peut-être pas toutes les bonnes réponses. C’est cela que Jospin n’arrive toujours pas à comprendre, la politique n’est pas le concours d’entrer à l’ENA, c’est autre chose, c’est aussi une affaire de cœur et de tripes et justement le Jospinisme est non seulement désuet mais qu’il est robotique et prosaïque. Jospin ne m’a fait ressentir quelque chose qu’une seule fois et c’était de l’amertume, lorsqu’il a perdu face à Le Pen et Chirac et qu’au lieu de défendre son parti des hyènes et du déclin, il a préféré se retirer pour penser ses propres blessures. A l’époque, j’ai pensé que c’était un choix certes ambiguë mais courageux mais lorsqu’il a voulu revenir, j’ai compris qu’il l’avait fait par dépit comme pour dire aux Français, aux Socialistes, et aux gens de Gauche : « Vous ne me méritez. Je vais vous laisser vous débrouiller tout seul et vous comprendrez alors combien vous avez besoin de moi ! » Après cela, il ne peut que voir d’un mauvais œil, tout ce qui est venu après lui surtout si ceux qui suivent pensent que il faut oublier le Jospinisme pour sauver la gauche.
Encore une fois, ce n’est pas vraiment la personne de Lionel Jospin que je mets en cause car tout montre qu’il a justement du cœur et des principes mais c’est l’homme politique qui me déçoit parce qu’il n’arrive pas à dépasser ses rancœurs et ses désillusions. Je vais être dure mais j’espère aussi dire en disant cela mais je crois que si le livre de Jospin est aussi anti-Ségo qu’on le dit alors on comprendra très vite quelle est la différence entre un homme d’état et un animal de basse-cour bien que dans ce cas et c’est cela qui rend le destin politique de Jospin tragique, il arrive qu’on puisse incarner les deux en même temps ou plutôt dans des moments différents.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H31 dans Actualité, France , Le Passé , Mon cœur mis à nu, Parti Socialiste, Politique, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 04H30 dans DSK, France , médias, Politique, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Comment départager la religion de la culture? Jusqu'où doit s'étendre la laïcité sans être le fossoyeur de notre histoire? À entendre les tenants de la laïcité fondamentaliste, tous les signes extérieurs de l'ancienne croyance devraient être éradiqués. Cela ira-t-il jusqu'à démolir les églises, rebaptiser la majorité des villes, villages et écoles du Québec? (Cela a d'ailleurs commencé.) Allons-nous expulser ce qu'il reste de membres du clergé et des communautés religieuses, comme on l'a fait en France au début du XXe siècle? Caricature, direz-vous. Certes, mais il arrive que l'absurde nous aide à réfléchir. Comment donc concilier la laïcité québécoise nouvelle avec la culture, cette culture s'étant nourrie de la langue et de la foi des ancêtres? Comment être laïque sans perdre la mémoire, ce qui serait une autre manière de perdre la raison, la raison d'être collective, s'entend?
(…) Entre Dieu, Bouddha, Brahmâ, Allah, Yahvé, comment les petits enfants arriveront-ils à s'y retrouver? Ils demanderont: «Qui est le bon? Qui est le méchant?» Et ils se feront répondre: «Ils sont tous bons.» Ils renchériront alors: «Pourquoi on en choisit un et pas l'autre?» Quelle vaste culture sera nécessaire pour enseigner l'histoire des religions! Et cela exigera une sérénité et une sagesse hors du commun. Où donc a-t-on formé ces maîtres précieux et rares? L'expérience a démontré dans un passé récent que les cours d'éthique remplaçant l'enseignement religieux dans les écoles ont été des fourre-tout où la rectitude politique la disputait à la bêtise et à la pauvreté intellectuelle.
La laïcité se construit, elle ne s'improvise pas, et il faut reconnaître que nous arrivons mal à tenir un discours à la fois clair, cohérent, serein et sans préjugés sur le rôle de la religion, sur la foi et ceux qui se définissent comme des croyants. C'est dans ce paysage trouble, semé d'embûches, d'ombres et de peu de lumière qu'ont débarqué les fondamentalistes religieux avec leurs revendications.
Grâce à l'appui de citoyens, juges et fonctionnaires de tous genres qui interprètent parfois la Charte comme les fous de Dieu interprètent le Coran, nous sommes tombés dans la trappe des accommodements. De quoi nous faire régresser et nous empêcher d'instaurer cette laïcité ouverte, respectueuse des croyances et soucieuse d'intégrer non pas l'enseignement doctrinal mais la culture religieuse du passé, qui demeure un des fondements de notre culture collective d'aujourd'hui ». Denise Bombardier, “Le Québec Malade de la Religion.”
Rédigé par Christelle Nadia à 03H32 dans Actualité, Religion | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Il n'y a rien de plus triste que de voir Villepin jouer le rôle que les leaders de gauche devraient jouer. Finalement Villepin a réussi l’impossible, il a réussi à me faire dire qu’Eric Zemmour avait raison lorsqu’il disait la semaine dernière qu’il était le seul qui n’avait pas peur de Sarkozy. Cela se voit car je pense que s’il ne le sous-estime plus, Villepin éprouve pour Sarkozy le même sentiment que les nobles éprouvaient à l’époque pour les bourgeois et les parvenus. Car après tout si Sarkozy est le bourgeois gentilhomme, Villepin c’est Sganarelle, le valet de Dom Juan. Il sait servir et défendre son maître (Chirac) mais hélas sait-il faire autre chose ?
Rédigé par Christelle Nadia à 05H31 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy, Vidéo , Villepin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le Temps a un excellent article sur la guerre en Irak, l’Amérique et la politique de Bush qui divise ses concitoyens. William Martel y donne une analyse intéressante de la situation polique qui a le mérite d’éviter la facilité :
George Bush estime que les progrès sont suffisants pour poursuivre l'effort. Mais il ne pourra pas faire changer d'avis ceux qui sont aujourd'hui opposés de front à la guerre. Le débat est allé si loin qu'il n'y a plus de place pour les arguments rationnels. La perception de ce qu'est la «victoire» dépend des croyances profondes de chacun. Pour les uns, comme le président Bush, la victoire sera obtenue lorsque l'Irak sera devenu plus démocratique et qu'avancera la reconstruction. Mais, pour les autres, cette victoire est aujourd'hui synonyme de la fin de la guerre. Les démocrates sont arrivés à la conclusion que leur base électorale veut un retrait immédiat des troupes. C'est une perspective qui me rend très nerveux.
Je crois que la vraie question est que pour une bonne partie de l’Amérique perdre en Iraq est inacceptable parce que ce serait un coup profond à sa virilité qui montrait aux terroristes que l’Amérique est faible et qu’elle est incapable de serrer la ceinture pour faire face aux difficultés comme le font les Hommes forts. Le défi des Démocrates et de ceux qui pensent qu’il n’est plus possible de gagner en Iraq et que rester est une manière de perdre et d’affaiblir l’Amérique est de présenter un retrait non pas comme une défaite Américaine mais Bushiste qui ne peut que réparer une erreur qui ne peut que tirer la première puissance mondiale vers le bas. Il s’agit donc de gagner la lutte des métaphores, pour ceux qui veulent continuer la guerre, l’Iraq, c’est la Tchécoslovaquie de 1939, pour ceux qui veulent l’arrêter, l’Iraq c’est Waterloo ou le Vietnam. Les premiers disent que quitter l'Irak attirerait les terroristes aux Etats-Unis. Les seconds disent ne pas poursuivre une politique axée sur un retrait d'Irak veut dire rendre l' Amérique vulnérable en dilapidant ses ressources (argent, force militaire) sur un pays qui n'est pas au centre de la lutte contre le terrorisme. Les disputes entre les deux camps sont passionnés et les vainqueurs seront ceux qui toucheront le coeur des Américains car l'émotion est plus importante que la raison dans ce genre de débat.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H31 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, guerre, Irak, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Mais la cible, cette semaine, c'est aussi Rachida Dati - et l'affaire, là non plus, ne manque pas de sel. Portraits bâclés... Livres en préparation... Promesses de révélations... Tout y passe. Tout. Le cas Dati par-ci. La face cachée de Dati par-là. Les rumeurs les plus folles. Les insinuations les plus odieuses. Jusqu'à la fouille méthodique - et dont je ne me rappelle pas d'autre exemple pour aucun autre premier rôle, jamais, du spectacle politique contemporain - dans une biographie atypique, probablement douloureuse mais qui, jusqu'à nouvel ordre, ne concerne que l'intéressée et les siens. Tantôt on lui reproche sa fragilité et, donc, une incompétence supposée ; tantôt son autorité et donc, à l'inverse, sa dureté. Tantôt on en fait une Cosette beur, trop peu française pour être honnête et que seule la faveur du Prince ou, pis, de la Princesse a pu hisser aux hauteurs où elle se tient ; tantôt elle devient un personnage balzacien, ou une Belle-Amie à la Maupassant, animée par cette passion si française, au contraire, qu'est l'ambition recuite. Ici, c'est la gauche qui en fait une sorte d'infidèle, traîtresse à des origines qu'il faudrait vivre comme une prison ; là c'est la vieille France qui trouve qu'il faut plus de souche, ou de branche, pour tenir les sceaux de la République et succéder à Jean Michel Guérin du Bosq de Beaumont ou à Albert, duc de Broglie. Peut-être serai-je conduit, le moment venu, à combattre tel ou tel aspect de la politique de Mme Dati. Mais, pour l'instant, je suis désolé : quand on fait à quelqu'un tant de reproches, et si contradictoires, quand, comme disait Cocteau, on le dévisage au lieu de l'envisager, c'est qu'on en a moins à ce qu'il fait qu'à ce qu'il est. Et cela, quels que soient les désaccords politiques, n'est juste pas supportable». Bernard-Henri Lévy, “Debray et l'obscénité démocratique. L'éditeur de Jonathan Littell va-t-il se faire hara-kiri ? Laissez Rachida Dati travailler. ”
Rédigé par Christelle Nadia à 03H53 dans Actualité, Citations , France , Justice, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 06H47 dans Actualité, Bayrou, France , Politique, Sarkozy, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Le socialisme ce n'est pas, plus, la rupture mais l'émancipation vis-à-vis de toutes les aliénations.
Il s'agit de retrouver de l'efficacité dans la justice sociale et cela dans l'économie de marché et la mondialisation. La fragmentation sociale ne permet plus aux socialistes de se penser comme avant-garde de classe. Ils doivent rompre avec le « classisme » pour être les ingénieurs de la justice.
La démocratie implicative, l'État social décentralisé, la responsabilité partagée, l'égalité réelle, la conjugaison des droits individuels et collectifs. Autant de nouveaux concepts donnant une valeur propulsive au socialisme moderne où l'entreprise, la productivité ne sont pas la racine de la société mais une nécessité pour la société. Bref, un socialisme des libertés.
Pour autant les socialistes ne sauraient se subordonner à une soi disant société adulte prétendument libérée des tensions inutiles, des errances utopiques, des illusions.
Bref, ne nous résignons pas à une impuissance stérile à envisager l'avenir, le fameux minima moralia annoncé par le philosophe Adorno.
Le socialisme nouveau reste un volontarisme de gauche, un réalisme tempéré par la justice. La refondation de la gauche ne passe ni par le girondisme oubliant l'alternative, ni dans la radicalité oublieuse de la réalité, ni dans la surenchère libérale négatrice de l'alternative de gauche. Elle se fonde sur un nouveau modèle de développement qui fasse de l'émancipation son drapeau ». Jean-Christophe Cambadélis, “La Gauche et les Ecuries d'Augias. ”
Rédigé par Christelle Nadia à 06H25 dans Citations , DSK, France , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Jean-Marie Le Pen n’existe plus ! Une des succès du Sarkozysme est qu’il a réussi à tuer la bête mais je me demande si cela ne sait pas fait en intégrant dans le système une partie de son idéologie, il suffit de se rendre compte du fait que l’existence d’un ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement a été facilement accepté non seulement par les Français mais aussi par les journalistes et les élites. Il ne s’agit pas ici de répéter cette accusation inutile et fausse de raciste contre Sarkozy mais de souligner le fait qu’il n’a hésité à dépasser certaines limites que beaucoup avant lui n’ont osé dépasser pour piquer à Le Pen ses électeurs. Beaucoup d’analystes appellent cela de l’audace et de la stratégie politique, je suis d’accord mais j’ajoute aussi lorsqu’on ne s’interdit rien en politique, les mots et les valeurs n’ont plus de sens. Je crois cependant qu’hélas, le FN n’est pas encore mort et que d’une certaine manière la pseudo ouverture de Sarkozy va l’aider à survivre même si son habilité à redevenir une force politique dépend de la direction qu’il choisit de prendre après qu’il aura accepter que le vieux chef est mort, politiquement je veux dire.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H41 dans Actualité, Extrême droite , France , Identité, Le Pen, médias, Politique, Sarkozy, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Or nous constatons, chez notre président de la République, une attitude absolument inverse, réfléchie, préparée et porteuse d'une autre démocratie en quelque sorte. A la majesté de la fonction, il substitue sa proximité. A la grandeur de l'office, son utilité. Loin de fuir le quotidien, il s'y investit totalement de sorte que le citoyen, à son tour, est conduit à changer de registre et à oser une familiarité avec l'autorité suprême. Sur l'apparat, aujourd'hui l'action. Plutôt, l'immobilité du premier a été remplacée par l'intensité de la seconde. Les rites par le rythme. Devant un tel bouleversement qui desserre le corset des manières et des mots, comment le républicain même le plus classique ne serait-il pas tenté d'user d'un autre langage à l'égard de Nicolas Sarkozy, qui a tout voulu et accompli pour que cela soit ? C'est cette mue, ce risque dont je devine l'existence en moi et il ne me semble pas inconvenant d'évoquer la difficulté d'une obligation de réserve quand le président lui-même nous invite, par toutes ses attitudes et ses choix, à l'oublier et à privilégier la spontanéité de l'expression. Puisque le quotidien, et c'est heureux, est devenu aussi son champ d'élection, n'est-il pas normal que le quotidien, dont nous sommes les uns et les autres porteurs, le sollicite ? Puisque son obsession démocratique est de venir chez nous, pourquoi n'irions-nous pas chez lui ? Par son entremise, nous assistons, dans la pratique présidentielle, à une indéniable rupture.
(…) D'ailleurs, l'impression étrange prévaut, qu'on parle beaucoup du président sans rien en dire de substantiel. Cette surabondante atonie provient plus probablement de la difficulté qu'éprouvent les journalistes à se situer par rapport à une entreprise présidentielle difficilement identifiable et tellement liée à la personnalité de son auteur qu'il est impossible de dénoncer la première sans porter atteinte à la seconde. Paradoxalement, c'est par scrupule que les médias péchent. Ils étaient accoutumés à des dirigeants traditionnels chez lesquels il était sinon facile du moins praticable de laisser dans l'ombre l'être pour ne s'occuper que de l'essentiel. Quelle révolution, avec Nicolas Sarkozy, qui met non seulement sa personnalité au premier plan mais en fait le coeur même de sa politique. Sa politique, c'est lui-même ». Philippe Bilger, “Une Présidence de Rupture.”
Rédigé par Christelle Nadia à 05H05 dans Actualité, France , médias, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Lorsque j’écoute Jean-Luc Mélenchon, je crois entendre le pape, un de ces hommes qui est tellement persuadé d’avoir la vérité qu’il décide de châtier tous ceux qui s’en égarent. Avec Mélenchon, la politique devient une religion et il y existe les vrais et les faux croyants. La gauche bonbon est cette gauche qui croit qu’il suffit de croire pour agir et que tout compromis est une compromission.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H39 dans Actualité, France , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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« Nul n'est prophète en son pays. C'est sans doute la raison qui a amené la juge norvégienne Eva Joly à exercer son métier en France, en menant une guerre sans merci aux patrons et aux politiques. Comme si, pour cette pasionaria du droit, notre classe dirigeante était aussi dangereuse que la mafia napolitaine. Dénonçant sans cesse les collusions et les conflits d'intérêt, elle n'a jamais été émue de s'occuper du dossier Elf-Aquitaine, qui est pourtant l'entreprise française la plus présente dans son propre pays, la Norvège. Et une fois ce groupe devenu, par ses soins, synonyme dans l'opinion d'une vaste machine à corruption, elle s'en est retournée en Norvège, officier pour son gouvernement.
Aujourd'hui presque tous les Français ont oublié le nom même d'Eva Joly, malgré sa prose autohagiographique, et un film où elle apparaît sous les traits d'une nouvelle Jeanne d'Arc venue bouter, non pas les Anglais hors de France, mais les abus de biens sociaux, les trafics d'influence et l'argent sale. Comme si derrière chaque entrepreneur français il y avait un bandit qui sommeillait. Et lorsque Nicolas Sarkozy a plaidé lors de l'université d'été du Medef, puis il y a quelques jours à l'occasion de la commémoration du bicentenaire du Code de commerce, pour une certaine dépénalisation du droit des affaires, la seule voix que l'on ait entendue provenait de cette magistrate qui a été jusqu'à dire que La France était devenue « un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et déresponsabilise ses élites. »
(…) Quelques mois après une campagne électorale où le vainqueur a fustigé devant chacun de ses auditoires les patrons voyous, comme s'il s'agissait d'une généralité, et où la perdante répétait qu'elle voulait « effrayer les capitalistes », nous voilà donc revenus sur les chemins de la raison. Tout en restant, évidemment, dans l'épure de l'équité.
Que Mme Joly se rassure : la France reste un État de droit et il n'est pas question de revenir au temps où La Fontaine pouvait écrire : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » ». Yves Kerdrel, “Selon que Vous serez Puissant ou Misérable.”
Rédigé par Christelle Nadia à 03H32 dans Actualité, France , Justice, Politique, Sarkozy, économie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Nous sommes six ans après le 11 Septembre 2001 et j’avoue que cette date est importante pour moi parce que je pense que ce jour ne m’a non pas changée mais m’a forcée à assumer mes convictions et mes ambitions. C’est ce jour-là que j’ai compris que je devais tellement de choses à l’Amérique parce qu’elle était le seul pays qui m’avait permis d’être et de rêver prospérer en dépit de mes contradictions et de mes passions. C’est aussi le 11 Septembre que j’ai compris que je ne pourrais jamais devenir de droite ou d’extrême gauche parce qu’en voyant s’écraser les tours jumelles par une seule fois je n’ai cru qu’il suffisait de rendre les coups, de prouver combien l’Amérique était forte pour que tout s’arrête ou de s’isoler du monde et de se repentir pour les soi-disant péchés et crimes des administrations américaines pour que les terroristes deviennent charitables. Le 11 Septembre m’a donc mise en face de mon américanisation car avant mes rapports avec l’Amérique étaient chastes car je n’osais pas par pudeur lui montrer combien je l’aimais et affirmer que cette relation amoureuse qui s’était créee entre nous serait éternelle puisque cet amour est rendu fervent par mon admiration pour elle et le fait qu'elle accepte mon besoin de liberté.
Il faut aussi que je dise que le 11 Septembre, contrairement à beaucoup d’autres, m’a forcée à me rappeler qu’il était impossible d’ignorer le monde et qu’on ne pouvait pas le repousser en s’isolant de lui ou en n’en faisant qu’une source de conflits. C’est pour cette raison que je pense que le « nous sommes touts américains » de Jean-Marie Colombani que j’ai repris l’année dernière était approprié mais hélas représentait une voie que mon Amérique n’a pas suivie à cause des erreurs de Bush causées par son entêtement à voir l’Amérique comme séparée du monde. Je me souviens que le premier discours de Bush après cet attentat au Congrès m’a presque fait pleurer de frustration car en l’entendant dire que les autres étaient soit avec l’Amérique ou contre elle, j’ai tout de suite vu qu’il divisait le monde inutilement sans oser affirmer que ceux qui refusaient d’admettre que les forts puissent être des victimes étaient inhumains et qu’en célébrant le 11 Septembre et en louant Al-Qaeda, ils se séparaient du monde parce que justement ce jour-là l’Amérique était devenue le monde. J’aurais donc aimé entendre Bush dire « nous sommes le monde et cet attentat injustifiable nous a montré que nous ne devons pas le laisser aux mains de personnes qui veulent le détruire au nom de Dieu ou de la justice absolue. » Mais il fallait un peu de culture pour cimenter ce lien entre l’Amérique et le monde et c’est pourquoi il est dangereux d’élire des leaders qui ne savent rien de l’histoire ou de la culture des autres.
La peur, le traumatisme et l’intolérance qui ont suivi le 11 Septembre m’ont permis de rejeter la facilité et d’accepter que la complexité des problèmes de ce siècle si jeune et pourtant si vieux. J’ai compris aussi qu’il serait difficile de notre temps d’être de gauche parce qu’il ne serait pas toujours possible de convaincre qu’être courageux ne veut pas toujours dire être fort et dure comme le sont les hommes lorsqu’on questionne leur virilité mais avant tout d’être juste et accepter que l’action des forts doit être refléter des valeurs autre que la force brute et ne pas se résumer à l’expression d’une pulsion ou d’une émotion primitive qui leur fait croire que toute action est morale lorsqu’elle est efficace et que donc le résultat, le succès est plus important que les valeurs.
Beaucoup de gens continuent d’arguer que le 11 Septembre a sommé le début de la troisième guerre monde pour se servir de l’histoire, faire l’apologie du retour de la politique dopée de testostérone et faire croire que nous sommes en 1932 et que seules des idéologies qui acceptent le fameux concept de guerre de civilisations permettront d’éviter un nouvel Hitler et une nouvelle Shoah. D’après eux, il faut agir, toujours agir, confronter, toujours confronter pour ne pas avoir une attitude Munichoise. C’est pour cela que la rhétorique qui a suivi immédiatement le 11 Septembre est majoritairement guerrière car il s’agissait de transformer la lutte contre le terrorisme en guerre éternelle pour simplifier les choses puisque le fait d’être en guerre justifiait tout et plaçait le citoyen dans un état de peur et de suspicion permanent qui le menait à n’imposer plus qu’une unique obligation à aux leaders politiques : celle de le protéger sans s’attarder sur le comment et le pourquoi.
En même temps, il est impossible de nier que quelque chose a changé avec le 11 Septembre et de se cantonner à blâmer l’Amérique et à lui refuser le statut de victime en voyant dans cet attentat ignoble un complot destiné à maintenir son empire et sa domination sur le monde. Lorsque je dis qu’il est difficile d’être de gauche ou plutôt du centre gauche, je veux dire que notre époque voue un tel culte à l’action qu’elle devient le symbole de la puissance et que réfléchir, dire qu’être fort ne doit pas ne vouloir dire que châtier, mettre en lumière les ambigüités et ses zones zone de l’action humaine est signe de faiblesse et d’impuissance. Même après les erreurs de Bush et l’Irak, les Démocrates aux Etats-Unis restent vulnérables à l’accusation qu’étant de gauche, ils ne peuvent protéger l’Amérique parce que la métaphore guerrière toujours efficace et qu’on ne demande rien d’autre à un général que gagner la guerre et de, par conséquent protéger son pays sans trembler ou sans hésiter, sans se poser des questions car les questions sont pour les faibles et les collaborateurs. De nos jours, ne pas être un homme ou une femme d’action veut dire non seulement être un sous-homme mais accepter d’être coupable et donc d’être une victime.
Six ans après le 11 Septembre, je reste donc consciente du fait que tout reste à faire et que le monde a besoin de monde pour ne pas être divisé pour créer des conflits inutiles qui ne résoudront rien. Je continue de croire à mon Amérique et de l’aimer tout en me rendant compte que je ne peux laisser derrière ma passion pour la France et mon attachement spirituelle à l’Afrique. Parce que je ne suis pas romantique, je ne cède pas à la tentation d’agiter mes points en l’air en criant comme beaucoup que tout changera avec la fin du libéralisme ou avec une révolution qui feront des justes et des pauvres les nouveaux maîtres. Je crois plutôt qu’il faut accepter si tout est possible, certaines choses et conditions sont inacceptables. Il faut accepter que changer veut dire non pas de faire des discours ou des actions spectaculaires mais simplement se regarder dans la glace tous les matins en se rappelant qu’on est un être humain et qu’on peut donc changer le monde en disant non ou oui sans suivre la meute hystérique ou aliénée en refusant de regarder l’état du monde et de l’autre.
J’aime répéter que je crois en l’être humain plus que je ne crois en Dieu tout simplement parce que je crois qu’avec les femmes et les hommes, on sait qu’on aura droit à des larmes, du sang, de l’allégresse, des injustices honteuses mais on sait aussi qu’ils sont capables de surprendre en se construisant un avenir époustouflant ne serait-ce que par vanité. Car, en fin de compte il s’agit bien de cela puisque lorsqu’on sacrifie sa vie et celles des autres au nom de Dieu, ce qu’on dit est que l’être humain n’a aucune valeur et qu’il doit devenir un Dieu en accepter de tuer et de détruire pour purifier l’humanité et établir sur terre une justice divine totalitaire où toute injustice deviendra justifiable puisqu’elle sera une punition divine. Le combat de notre temps n’est donc entre les fous de Dieu et les autres mais entre les amoureux du monde et de l’être humain et ceux qui croient qu’ils doivent devenir un Dieu ou un surhomme pour que la vie vaut la peine d’être vécue et que le monde mérite d’être chéri.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H15 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, Justice, Le Passé , libertés, mon Amérique, Mon cœur mis à nu, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Sœur Emmanuelle est bouleversée par cette confession (de Mère Teresa). «Des documents réunis pour la cause de sa béatification avaient déjà révélé des doutes déchirants et son sentiment d'être abandonnée par Dieu, se souvient-elle. Mais comment imaginer que le tunnel ait duré cinquante ans? Comment imaginer la souffrance, les ténèbres, la solitude, la torture, toutes ces années durant? Il n'y a rien de pire, pour une religieuse, que de prier dans le vide, car toute sa vie est suspendue à cette relation à Dieu. Je sais ce que c'est. C'est terrible! Moi, j'ai tenu deux ans. Mais cinquante...»
Elle a douté, donc. Elle aussi. Elle a cherché, vacillé, tâtonné. Prié sans être sûre que quelqu'un écoutait. Supplié Dieu pour qu'il lui fasse un signe. Cherché des preuves, enchaîné les lectures...
(…) Elle a plongé chez les philosophes pour y trouver un sens à la vie. Confucius, Camus, Sartre, les autres... «L'absurdité pour l'absurdité, ça ne valait pas la peine!» Elle a interrogé les grands théologiens. Ce fut rapidement l'impasse. «Je continuais à prier: tu ne m'aides pas, Seigneur! Aie pitié de moi! J'étais déchirée entre mon cœur, toujours attaché à la foi, et mon esprit qui en réclamait des preuves.»
(…) Mais Sœur Emmanuelle était frappée par son rayonnement, la force d'amour qu'elle semblait puiser «dans le Christ», son attachement à la prière.
Mais ce sourire, Sœur Emmanuelle! Cet éternel sourire de Mère Teresa que vous-même aviez trouvé si apaisant et dont nous apprenons aujourd'hui qu'il n'était autre qu'un «masque»?
(…) «Je suis pour la vérité, dit Sœur Emmanuelle. Et la complexité de Mère Teresa, dont témoignent ces lettres, la rapproche de gens actuellement dans le doute et dépourvus d'espoir. Cela montre la force de la volonté, du courage, de la persévérance. Cela donne aussi une valeur à la souffrance. Mère Teresa s'humanise. Ses doutes la grandissent!»
Un silence. Un sourire. Un regard sur le chapelet qu'elle tient continuellement entre ses mains. Et puis ce mot: «Une héroïne...». Annick Cojean, “Soeurs de Doute.”
Rédigé par Christelle Nadia à 04H09 dans Actualité, libertés, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 02H44 dans France , Le Passé , libertés, littérature , Politique, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Qu'y a-t-il donc dans Coney Island Avenue, que l'on ne trouve pas ailleurs ?" se demande Jerry Krase, sociologue au Brooklyn College, en regardant par la fenêtre du bus B68 qui emprunte cette artère commerçante de 8 kilomètres de long. Selon les arrêts, c'est un genre différent de voyageurs qui attend : Antillais, Latino-Américains, Pakistanais, Indiens, Juifs orthodoxes, Chinois, Russes, Israéliens et Ukrainiens.
Comment tant de populations aussi différentes peuvent-elles vivre aussi pacifiquement les unes à côté des autres ? Le long du trajet du bus, les enseignes des magasins passent de l'anglais à l'arabe, à l'hébreu, au chinois et au russe. Des juifs ultraorthodoxes portant barbe, manteau noir et fedora partagent les trottoirs et les allées des magasins avec des musulmanes voilées et des hindoues en sari. A Glenwood Road, un juif de Moldavie et un Pakistanais musulman manient les ciseaux côte à côte dans un salon de coiffure. Un peu plus bas, un épicier musulman annonce en vitrine qu'un tiers de ses produits sont kasher.
Ailleurs dans le monde, certaines de ces populations – les musulmans et les juifs, les Russes et les Ukrainiens, les Pakistanais et les Indiens – sont à couteaux tirés. Ici, explique Jerry Krase, "les gens comprennent tout de suite que ce n'est pas l'endroit pour se battre".
Coney Island Avenue n'est pas les Champs-Elysées. Elle est bruyante, très fréquentée et pas vraiment belle : on y trouve des laveurs de voitures, des carrossiers, des magasins de matériel informatique et des commerces qui proposent en devanture des cartes téléphoniques, des voyages soldés, des transferts d'argent à l'étranger, des téléphones portables ou des contrats d'assurance. Il y a également toutes sortes de restaurants, de Tzar Boris ("Grande cuisine russe") à Thai Aroma en passant par El Alamo, Casa Italia (cuisine italienne kasher) et HFC, pour "halal fried chicken". "Il n'y a absolument rien à en dire du point de vue architectural ou historique", commente Ron Schweiger, spécialiste de l'histoire de Brooklyn. "Sa seule particularité est sa diversité ethnique." Sa diversité et sa tranquillité, dans une ville surpeuplée et agressive où à peu près n'importe quoi, comme un accident de voiture, une insulte ou une bagarre, peut se transformer en quelque chose de plus grave, comme une manifestation, un boycott ou une émeute ». Rick Hampson, “Bienvenue dans le Creuset Américain.”
Rédigé par Christelle Nadia à 02H42 dans Amérique , Citations , Communautarisme, Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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