La vidéo est simpliste et volontairement polémique mais elle montre qu'il y a effectivement quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Dans sa chronique dans Le Point, Bernard-Henri Lévy écrit ceci :
la France est ce qu'elle est ; elle a son histoire, son génie propre et, en l'espèce, sa Constitution ; et inscrire tout cela dans les textes, graver dans le marbre du droit l'idée d'une distinction par l'origine de ceux qui sont appelés à être nos hôtes et, pour certains, au bout de x années et selon des critères qu'il ne serait, en revanche, nullement choquant de préciser encore et de solenniser (désir clairement exprimé, adhésion de principe au pacte démocratique, serment républicain), n'est tout simplement conforme ni à l'esprit ni à la lettre de la Constitution.
Ira-t-on, pour parvenir à distinguer entre immigration subie et choisie, autrement dit, et quoi qu'on nous raconte, entre bons et mauvais étrangers, jusqu'à sortir l'arme lourde de la révision ? On verra bien. Au moins les choses auraient-elles, alors, le mérite d'être claires - et les termes de la forfaiture exposés au jugement de tous.
Hélas, je crois qu’il n’est pas possible de parler d’immigration dans les pays riches autrement qu’émotionnellement parce que les perceptions sont plus importantes que les réalités parce qu’elles sont celles de ceux qui comptent, qui votent et qui on des droits et que le résultat des politiques ne comptent pas. Je me rappelle de Nicolas Dupont-Aignan qui à une question sur l’immigration en France répondait que la solution était d’aider l’Afrique à se développer comme si l’aide au développement ou au co-développement justifiait une politique d’immigration irréaliste et surtout inefficace qui ne sert qu’à compatir aux douleurs et à partager les préoccupations et les peurs sans jamais agir et sans jamais éduquer. A la fin, on revient toujours à Rocard et à ce refus humain, réaliste mais aveuglant d’accueillir toute la misère du monde mais si la véritable question n’était pas celle là, s’il suffisait tout simplement de permettre aux miséreux et aux misérables d’aller et venir au paradis tout en bâtissant le chez-eux sans jamais connaître la douleur de l’exil ?

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