« MM. Sarkozy et Kouchner sont animés de la volonté de "faire quelque chose", au nom de l'idée qu'il n'y a pas de problème sans solution. Mais, depuis son arrivée au Quai d'Orsay, M. Kouchner se heurte au scepticisme de sa diplomatie quant aux possibilités réelles de la France, à la fois sur la crise elle-même et sur l'ensemble du théâtre régional. Les diplomates français sont enclins à penser, en substance, qu'il faut laisser la crise aller à son terme. Autrement dit, attendre que la guerre civile en cours se termine par la victoire d'un camp sur l'autre. En l'occurrence, celle des chiites, majoritaires et opprimés du temps de Saddam, sur les sunnites.
Le retour de la France en Irak est donc une nouvelle manifestation du volontarisme dont M. Sarkozy a fait la clé de son action. Le pari, en Irak, est encore plus audacieux qu'ailleurs. Mais il vaut d'être tenté ». Editorial du Monde, “Pari Irakien.”


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