« La « rupture », finalement, ne viendra pas de la manière dont Nicolas Sarkozy aborde les questions internationales. Et L'Humanité est bien seule à voir dans son discours d'hier aux ambassadeurs la preuve d’un alignement sur les positions américaines, voire un appel au « choc des civilisations »... L’hyperprésident a beau apprécier les dégustations informelles de hamburgers à l’occasion, c’est sans ambigüité qu’il rappelle l’hostilité française à la guerre en Irak et sa foi en une solution politique pour le retour au calme dans ce pays.
De fait, même son embryon de réflexion sur une Turquie européenne tranche avec ses engagements électoraux et tend vers le consensus. Désormais, la France ne s’oppose plus aux négociations d’adhésion, même si Sarkozy privilégie, « personnellement », une « association étroite » sur une cooptation pure et simple par l’Union ». Hughes Serraf, “Business (diplomatique) as usual.”

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