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Rédigé par Christelle Nadia à 05H20 dans Actualité, Etats-Unis, France , médias, Politique, Sarkozy, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Traité simplifié. Mais traité quand même. Et le moteur européen qui, du coup, se remet en marche. Ce résultat c'est à Nicolas Sarkozy que, pour une large part, nous le devons. « Nous » - c'est-à-dire tous les Européens qu'avait catastrophés le non français au référendum de 2005. Reste, cela dit, un climat. Reste cette impression de scepticisme et de désenchantement qui tranche si bizarrement avec l'euphorie des temps où l'on disait « construction européenne » pour désigner, mieux que l'espérance, l'horizon de nos générations. Peut-être n'y a-t-il pas d'horizon, après tout. Jamais. Et encore moins, comme on disait encore, d'horizon « indépassable ». Peut-être la vraie erreur fut-elle de penser, oui, que l'Europe était dans le sens de l'Histoire, inscrite dans la logique profonde de l'époque, nécessaire, inévitable : une Europe qui se faisait toute seule, dans notre dos ou notre sommeil, vieille taupe des âges nouveaux, pas besoin de la peine des hommes, encore moins de leur énergie, il suffit de laisser faire, peut-être de pousser un peu, l'Europe se construira de toute façon - l'Europe « fara da se » comme l'Italie selon Cavour, car l'Europe c'est la Providence. Dernière illusion du progressisme ? Ultime piété d'une politique qui ne se résout pas à se laïciser tout à fait ? » Bernard-Henri Lévy, “Chapeau, Sarko. Courage, Kouchner. Au secours d'Abbas. Salut à Colombani.”
Rédigé par Christelle Nadia à 09H54 dans Actualité, Citations , Europe, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Dans un édito dans le Figaro sur la nouvelle affaire Rushdie, Ayaan Hirsi Ali écrit ceci :
Un nombre toujours croissant de musulmans de par le monde se sent engagé dans une lutte à mort avec l'Occident sur le champ idéologique, pour le pouvoir, le territoire et l'accès à des ressources limitées. Comme dans toutes les guerres de l'histoire humaine, les symboles y sont d'importance. Mais c'est tout spécialement vrai dans la mentalité islamique, gouvernée par un très rigide code d'honneur - et de déshonneur. Dans ce contexte, les symboles ne constituent pas tant des images qu'une raison de vie ou de mort. Ils incarnent l'honneur (qui doit être défendu au péril de sa vie) et son contraire (qu'il faut éviter à tout prix, quitte à tuer ou à mourir). Qui s'en tient éloigné et considère ces symboles comme autant d'âneries a déjà perdu l'honneur.
Ce code d'honneur affecte toutes les strates de la société musulmane, qu'il s'agisse de la famille, de la tribu ou de l'oumma. Tout musulman enfreignant ce code - et c'est le crime dont Salman Rushdie s'est rendu coupable - doit être mis à mort. Il a jeté l'opprobre sur l'islam, gravement, deux fois déjà. D'abord, il a quitté l'islam. Ensuite, il a insulté son infaillible fondateur. La reine Élisabeth, dans leur esprit, a ajouté l'injure à l'offense en honorant Rushdie. Une gifle lancée à la face d'1,5 milliard de musulmans ! L'islam est une religion tribale combinée à une mouvance politique. Dans cet univers mental, que la profanation d'une de ses icônes sacrées reste sans suites est synonyme de capitulation. Ce n'est pas tant la réalité objective de cette capitulation qui fait problème que sa perception.
Beaucoup d'Occidentaux ne voient en leurs drapeaux que de simples pans de tissu salués durant les événements sportifs et seulement chéris par une poignée de patriotes. Mais aux yeux des masses ardentes, tribales et masculines qui ont fait allégeance à l'islam, ces bannières incarnent l'honneur national. Le drapeau saoudien est à chaque musulman (et pas seulement pour ceux d'Arabie saoudite) ce que le drapeau américain et la croix du Christ représentent pour chaque Américain dévoué à son pays et marqué par sa foi chrétienne. La phrase écrite sur le drapeau vert « Il n'y a de dieu que Dieu, Mahomet est son prophète », gage d'allégeance à l'islam, est en outre soulignée d'un sabre.
Même si je partage presque toujours les colères de Ayaan Hirsi Ali, même si je pense que ses adversaires et ses ennemies n’ont aucune excuse lorsqu’il excuse la violence des actes et des mots contre elle, sa manière de présenter les choses et de décrire le ce monde noir qu’elle divise entre Occident et l’autre me gène énormément. Elle me met mal à l’aise parce qu’elle prend la forme inflexible du radicalisme qui souhaite une confrontation considérée comme non seulement comme salutaire mais aussi comme nécessaire parce qu’elle permettra de rendre minoritaires les fous de Dieu. Hors justement, je continue de penser que le fanatisme religieux ne se combat ni en baissant la tête et en abandonnant ses idéaux de peur de choquer ou de provoquer ni en choisissant justement de faire des fanatiques les représentants d’une idéologie légitime.
Salman Rushdie mérite l’honneur que lui accorde son pays. Il n’y a pas de mais ou de néanmoins à ajouter à ce fait. Tous ces agitations autour de cet événement ont beau ne pas être négligeables mais elles ne sont pas la preuve que l’Occident se voile la face comme l’affirme Hirsi Ali mais plutôt que l’illustration du fait que l’autre partie du monde a compris que la meilleure manière d’attirer l’attention de l’occident et d’exister est de se radicaliser pour faire de son complexe d’infériorité et de ses différences qui sont trop souvent intolérables des preuves n’ont seulement de sa pureté mais aussi de sa supériorité. En somme, lorsqu’on perd le combat des idées et la lutte contre le sous-développement, il est toujours tentant de les transformer en clash de civilisations dont le but est de vaincre ceux qui ont les mains sales et qui ne sont forts que parce qu’ils sont impurs. Se battre sur ce terrain là est une erreur.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H41 dans Actualité, libertés, Politique, Religion, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Comment peut-on tirer un enseignement utile de la méthode Blair ? Pour lui, le plus grand problème n'était pas tant de contrer la division entre les partis que de dompter les médias qui l'avaient d'ailleurs surnommé « le Tigre ». « Mieux vaut grimper sur le dos du tigre que de le laisser vous sauter à la gorge », avait-il coutume de dire. Il a donc fait du marketing sa préoccupation principale. (...) Mais la rhétorique ne peut masquer les erreurs les plus graves. La crédibilité du gouvernement s'est trouvée gravement affaiblie. Si le mariage entre Blair et la Grande-Bretagne a duré si longtemps, c'est parce que comme un époux volage, il parvint à garder tout son attrait malgré ses infidélités. Son inextinguible sourire rassurait bien davantage que la mine renfrognée de ses adversaires. Il continua donc à paraître sous son jour de beau garçon jovial, habile à la plaisanterie, qui pouvait se moquer de l'establishment en le battant sur son propre terrain. Et surtout, les conservateurs n'ont pu trouver personne qui sache exsuder un tel charme de pop star.
La question à se poser est la suivante : la politique peut-elle continuer à tourner autour d'une image ? Blair était bien conscient de ce problème. C'est pourquoi il s'est montré, ces dernières années, si préoccupé de sa légitimité et du jugement de l'histoire, qui sait dévoiler ce qui a soigneusement été caché ». Theodore Zeldin,“Monsieur le Président, surtout, n'imitez pas Tony Blair!”
Rédigé par Christelle Nadia à 07H18 dans Actualité, Citations , France , médias, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 04H40 dans Actualité, France , globalisation, mondialisation, médias, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« (…) les adversaires de la théorie de l'évolution de Darwin ont adopté ces dernières années une nouvelle stratégie : « Dieu et la Bible sont, du moins en apparence, totalement absents. La mouvance néocréationniste, dirigée par des protestants évangéliques, que représente notamment « Intelligence design », défend l'hypothèse d'une intelligence dite supérieure ». Ce mouvement a déjà remporté plusieurs victoires aux Etats-Unis, avec l'obligation pour les écoles d'enseigner sur un même plan les théories de l'évolution et du créationnisme. Un double enseignement soutenu par George Bush.
En Europe, y compris en France, l'offensive est menée par un mouvement musulman turc, qui a envoyé aux établissements scolaires un luxueux ouvrage, « L'Atlas de la Création », qui prétendait dénoncer « l'imposture » de la théorie de l'évolution.
Le rapport insistait : « L'enseignement de thèses alternatives en tant que sciences, ne peut donc être acceptable. Un tel enseignement représenterait en soi un danger, et ferait prendre le risque de voir se développer une multitude de thèses tout aussi absurdes les unes que les autres et ne ferait que semer le trouble chez les élèves et les étudiants ». Visiblement, cette idée n'est pas approuvée par tous, notamment par les représentants des pays de l'est. « Pour un Russe, le stalinisme, le nazisme, le 11 septembre et même les incidents dans les banlieues françaises viennent du darwinisme», dit Guy Lengagne, inquiet de « l'état de la pensée en Europe » ». Patrick Perotto, “Le Conseil de l'Europe contre Darwin. ”
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Rédigé par Christelle Nadia à 02H51 dans Amérique , Etats-Unis, Religion, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Il n'y a pas qu'en Europe, en Afrique, et, de façon spectaculaire dans la relation transatlantique, la France est de retour. Face au Soudan, que Washington accuse de faire partie de "l'axe du mal", Paris est désormais résolument aux côtés des Etats-Unis pour "agir" et "agir vite" au Darfour. Que cela plaise ou non au régime en place. Le messianisme des " French Doctors" et celui de la droite religieuse américaine, comme deux doigts de la même main. Sur le plateau de France 24, ce soir, un porte parole du quai d'Orsay a même estimé que l'option "changement de régime", bien que n'étant pas l'objectif de la France, pouvait s'avérer comme ultime recours en cas d'entêtement du président soudanais Al Bashir. On sent que le patron a changé! Ici pas d'embrouille sur d'imaginaires "armes de destruction massive". Il s'agit d'intervention humanitaire, de droits de l'homme, de démocratie ». Sylvain Attal, “Kouchner: Darfour, je positive!”
Rédigé par Christelle Nadia à 06H20 dans Actualité, Afrique, Amérique , Citations , Etats-Unis, France , Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 05H14 dans Actualité, Bayrou, France , Identité, médias, Politique, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« La gauche doit passer d’un «socialisme du statut», fondé sur des collectifs protecteurs, à un socialisme du soutien aux trajectoires individuelles, donnant aux individus les moyens de sécuriser leur histoire. La société n’est plus constituée de groupes stables et cohérents. Il ne s’agit pas de dire par là que nous sommes passés d’une société de classes à une société d’individus. Il y a évidemment toujours du social, mais c’est la façon de «faire société» qui a changé. On «fait société» en partageant des épreuves, des situations ou bien en étant confrontés à des mêmes problèmes. Lorsqu’une entreprise ferme, il y a une communauté d’épreuves qui se constitue sur un mode classique ; mais lorsque des individus vivent une même expérience de déclassement, ils ne forment pas une communauté de déclassés : il n’y a pas une identité du déclassement, mais des histoires et des situations de déclassements. C’est précisément cette transformation de la société qui appelle un rôle accru de la démocratie. La démocratie, c’est produire du commun, de la lisibilité. «Faire société» ne consiste plus simplement à agréger des groupes, mais prend la forme d’une opération de connaissance de la société sur elle-même et de l’élaboration d’un processus de discussion et de délibération pour dégager les normes adéquates de protection et de solidarité. Le dernier point est que la redéfinition du lien social ne peut se limiter à un seul pays et qu’il devient vital de formuler un nouvel universalisme. Le socialisme a toujours accompagné son projet de l’idée d’un progrès de l’humanité. Redéfinir l’universalisme, ce n’est pas simplement constater l’existence d’un registre supérieur des problèmes (l’écologie, le développement, la paix) qui planerait au-dessus des autres problèmes ; c’est chercher la voie pour faire partout de ces problèmes généraux des questions concrètes et immédiates pour tous. Ce n’est pas un universalisme des bons sentiments, mais un «universalisme de terrain», immergé dans les difficultés que vivent les différentes sociétés ». Pierre Rosanvallon.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H56 dans Actualité, Citations , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Est-ce une preuve de ma mauvaise foi que de dire aussi tôt, que d’avouer que je ne kiffe pas la France d’après ? C’est possible mais je vais essayer d’expliquer pourquoi. Avant, je dois dire que s’il y a une chose qui me plait c’est la présidentialisation car elle permet de rompre avec cette absurdité française qu’est cette notion du double exécutif. Sarko a raison de dire et d’insister sur le fait que le patron c’est lui, qu’il est l’alpha et l’oméga du gouvernement Fillon. J’ai toujours détesté la fonction de premier ministre sûrement à cause des souvenirs que j’ai du couple désastreux qu’ont formé Mitterrand et Chirac. J’approuve donc le fait que Sarko en dépit des institutions archaïques ose dire que le big kahuna est bien lui.
Parlons du reste. L’ouverture ? Bon coup politique à court terme mais étant donné l’état actuel de la gauche n’est ce pas justement une manière de la débarrasser de ceux qui sont tellement tentés par l’idée du pouvoir et de l’action qu’ils ne peuvent pas attendre parce que leur temps est passé ou ne viendra plus jamais puisque tout est à reconstruire à gauche ?
La diversité ? Une bonne chose évidement car les symboles sont importants. Cependant, je n’oublie pas que même si une politique ne peut se faire sans symboles, elle ne peut pas se faire qu’avec qu’eux. Ce que je veux dire par là est que c’est formidable d’avoir une Dati, Yade et Amara dans son gouvernement mais c’est encore mieux d’en avoir de faire en sorte que dans les milieux professionnels de France, il y ait des femmes et des hommes qui leur ressemblent. C’est bien à cela que sert la politique. Mais cela dit Sarko a bien montré à quel point la gauche est conservatrice puisqu’elle pense qu’étant noyée dans son compassionisme, tous les Français qui ne ressemblent pas à ses éléphants devraient lui être fidèles. En somme, les symboles peuvent être un masque ou un commencement et pour le moment il est trop tôt de dire ce qu’ils seront.
Ce que je ne kiffe pas dans la France d’après est ce que j’appellerais le « Giulianisme » de Sarkozy puisque le Sarkozysme me fait penser à la politique qu’à mener Rudy Giuliani à New York lorsqu’il était son maire durant les années 90, une politique de confrontation qui doit se créer des ennemis pour communiquer et subsister. Les nouvelles mesures de Dati le prouvent bien car elles essayent d’emprunter à la justice Française ce qu’elle a de pire en faisant des juges de simples exécutants alors que leur rôle est bien d’user de leur expérience pour « juger » l’inculpé en tenant compte des faits et de la loi. Ce projet de réforme sur les peines planchers est ridicule car elle prouve bien qu’on devrait séparer justice et politique et une des pires choses qui est arrivée est la politisation qui a fait des juges des boucs émissaires. La révision de la carte judiciaire est un gadget et comme avec tout gadget, l’important est l’objectif recherché.
Je ne kiffe pas non plus le sensationnalisme de l’information de la France d’après qui fait des faits divers l’information la plus importante et qui mènera sûrement à une artificialisation de l’information qui existe déjà aux Etats-Unis et qui explique que l’arrestation de Paris Hilton a accaparé tous les medias Américains dont CNN en leur faisant oublier de couvrir d’autres événements plus importants.
Pour finir, je ne kiffe pas cette division créée entre les Français que se lèvent tôt et les autres, entre ceux qui veulent travailler et ceux qui veulent grever, et finalement entre ceux qui méritent d’être riches et ceux qui ne le méritent. Dans une certaine Amérique, l’Amérique rouge, ces divisions utilisées pour justifier l’injustifiable et surtout diviser les classes moyennes et les travailleurs en leur faisant croire qu’il suffit de liquider, de punir ou de rééduquer les fainéants pour qu’ils deviennent aussi à leur tour riches. Je crois en la réussite, c’est bien pour cela que j’aime l’Amérique mais je sais bien que les choses ne sont pas si simple et que pour trop de gens rêver et travailler ne suffit pas pour gagner plus et devenir Bill Gates. C’est bien pour cela que j’ai beau être libéral mais que je suis du Centre Gauche parce que justement je ne crois pas que les plus forts sont toujours les meilleurs et que les plus faibles sont toujours les plus fainéants. Je crois surtout en l’importance du social non pas pour tailler une vie sur mesure ou assister certaines personnes mais pour leur donner les outils (comme l’éducation) qui les permettront de s’aider elles-mêmes. C’est un clin d’œil du sort si Blair s’en va au moment où Sarkozy arrive et c’est encore plus ironique que Blair en montrant toutes ses dents approuve l’arrivée de Sarkozy. L’échec du Blairisme n’a pas été seulement l’Irak mais plutôt le refus de comprendre que rien de durable ne peut se faire sans convaincre le peuple et que la séduction avait ses limites. Le moment du dégrisement arrive toujours et alors ce qui reste ce sont non pas la beauté des mots et l’aspect spectaculaire des gestes et mais les résultats et la véracité de la parole donnée. Le Sarkozysme démarre très fort et je me trouve de l’autre coté de la rive parce que je n’y crois mais cela ne veut pas dire que j’ai raison car après tout, la seule question qui compte est quelle France existera dans 5 ans ?
Rédigé par Christelle Nadia à 01H42 dans Actualité, France , Justice, libertés, mon Amérique, Mon cœur mis à nu, médias, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 03H24 dans Actualité, culture, France , télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Aussi se redéfinir constamment fait-il partie de la nature même de la social-démocratie. Née en opposition au communisme révolutionnaire au XIXe siècle, elle consiste en une pensée «réformiste», qui progresse plutôt par essais et erreurs, qui fait des compromis avec les nouveaux phénomènes plutôt que de tenter de leur tordre le cou. Et en 20 ans, les changements ont été légion: effondrement de l'URSS, précarisation du travail, mondialisation, nouvelles technologies, désordre mondial et terrorisme...
Dans leur très influent manifeste pour une «troisième voie», aussi qualifiée de «nouveau centre», en 1999, le premier ministre britannique Tony Blair et le chancelier allemand Gerhard Schröder, influencés respectivement par les intellectuels Anthony Giddens et Bodo Hombach, proposaient une liste de changements qui forçaient une redéfinition de la social-démocratie.
Historiquement, la social-démocratie a été le véhicule de la classe ouvrière pour influer sur le pouvoir, voire pour l'exercer. Mais à la fin du XXe siècle, le travail a profondément changé, au point où l'expression «classe ouvrière» apparaît surannée, remplacée par «mouvements sociaux». «Occuper le même emploi toute sa vie n'est plus concevable», écrivaient Blair et Schröder. Ainsi, les sociaux-démocrates doivent apprendre à «marier les demandes croissantes en faveur de la flexibilité et les exigences sociales en faveur de conditions de vie normales».
(…) La gauche du XIXe siècle et du XXe siècle a été très confiante dans la technique. Le mythe de Prométhée et les cheminées triomphantes ont longtemps été glorifiés par les gens de gauche. Cependant, les nouveaux sociaux-démocrates doivent «réconcilier le progrès technique nécessaire à la société avec la préservation de l'environnement». Antoine Robitaille, “ Les Dilemmes de la Gauche.”
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« Les livres sont essentiels. Ils sont la mémoire du langage. Ils contiennent le français. Ils nous nourrissent. Et la langue française me bouleverse parce qu'elle est notre invention commune. Du haut en bas de l'échelle sociale : depuis les grands fonctionnaires, les chefs d'État jusqu'aux brèves de comptoir. Depuis douze siècles, toutes ces générations ont oeuvré pour que la langue soit plus précise, plus sensuelle, plus évocatrice, plus troublante. Et certaines directives scolaires voudraient aujourd'hui que ce chef-d'oeuvre soit rassemblé en trois cents mots ! Comme si la nourriture pouvait se résumer à de simples pilules. Bien sûr, on peut vivre en n'avalant que des cachets. Mais que fait-on du parfum des mots, de leur goût ou de leur saveur poétique ? […] Je place très haut le rôle de l'école. C'est pour ça que j'écris des livres sur la grammaire, que je participe activement à des conférences dans un cadre scolaire. Notre socle fondamental, c'est la langue commune. Et à l'intérieur de cet espace, il y a ceux qui inventent d'autres langues, qui torpillent les mots. Ce sont eux, les génies. Sans les écrivains, la langue commune serait insipide et ennuyeuse. Si je dis oui à la République, en tant que citoyen, depuis l'âge de dix ans, quand je me retrouve tout seul devant ma feuille blanche, tous les matins, je suis tout sauf républicain. Pourquoi j'écris ? Uniquement pour moi, pour le petit Erik qui se fait son petit plaisir solitaire du matin ». Erik Orsenna.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H43 dans Actualité, Citations , culture, France | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 00H10 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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« Rien n'exaspère plus Hubert Védrine que l'angélisme. Au point de s'être parfois vu suspecté de cynisme. Pourtant, si l'ancien ministre des Affaires étrangères n'a pas de mots assez durs pour le « droit de l'hommisme » béat, les ONG sans vision ou les gouvernements englués dans une politique molle, il nous livre dans cet essai une magistrale leçon de diplomatie active et constructive.
Une leçon qui se fonde sur une analyse aussi lucide qu'embarrassante pour d'aucuns : les Occidentaux « ont perdu le monopole de l'Histoire ». La chute du mur de Berlin avait fait naître une douce euphorie sur la suprématie de leurs valeurs fondamentales. Un universalisme « à la fois bien pensant, bien intentionné, hégémonique, paternaliste, bouffi d'irréalisme et embrumé d'irrealpolitik, qui s'est heurté aux réalités ».
Sont visés les Etats-Unis qui, de « gendarme du monde réticent », sont devenus une hyperpuissance tenaillée par un populisme et des dérives messianiques venus du plus profond des années 1960. Mais aussi les Européens, qui, parfois sans l'admettre, partagent avec George W. Bush une « croyance dans la mission démocratique de l'Occident ». A une exception - de taille - près, le recours à la force ». Francoise Crouïgneau, “Rompre avec l’Irreapolitik.”
Rédigé par Christelle Nadia à 03H48 dans Actualité, Bush , Citations , Etats-Unis, France , libertés, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 03H06 dans Afrique, médias, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Des associations de gauche n’ont fait qu’utiliser la lutte contre le racisme, sans conviction. Les partis de gauche en ont fait de même à des fins électoralistes. Dans le fond rien n’a vraiment bougé. Finalement, c’est la droite qui fait bouger les lignes et crédibilise la présence de femmes et d’hommes politiques issus des minorités à des hauts postes politiques. Paradoxalement, c’est une bonne nouvelle. On ne peut que s’en féliciter. On ne va pas cracher dessus. (…) le Parti socialiste est un parti conservateur. Nous n’avons aucun député issu de l’immigration. Quand on a présenté des candidats, ça été fait n’importe comment, dans des circonscriptions difficiles, sans aucune aide. Il y a même des candidats qui ont été confrontés à des comportements et des propos racistes ». Malek Boutih.
Rédigé par Christelle Nadia à 19H58 dans Actualité, France , Identité, Intégration, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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L’image que donne le gouvernement Fillon II est éclatante et on comprend combien l’importance qu’a l’image pour Sarkozy, ce qui n’est pas un mal en soit. Les socialistes crient, hurlent et déplorent l’entrée au gouvernement de Jean-Marie Bockel et de Fadela Amara. Quelle erreur imbécile ! Ils devraient tous faire comme si de rien n’était et souhaiter bonne chance à Bockel et Amera en leur souhaitant de bien servir la France car c’est bien de cela qu’il s’agit. Je ne comprends pas cette idée d’expulser Kouchner ou Bockel parce qu’ils rejoignent Sarkozy alors que le déplorer serait suffisant tout en faisant bien comprendre aux Français que les socialistes sont tellement certains des dégâts futurs du Sarkozysme qu’ils n’ont pas besoin d’hurler ou de châtier ceux des siens qui par ambition ou par désir de servir acceptent de rejoindre le gouvernement. Les idées sont plus importantes que les personnes et on sait bien depuis la nuit des temps qu’il est difficile de résister au pouvoir surtout lorsqu’on pense qu’il n’existe pas d’autre moyen de l’acquérir que de changer de camp. Après tout, Bockel et Amara se plantent parce que Sarkozy en voulant affaiblir la gauche leur donne une importance et une valeur qu’au fond d’eux-mêmes ils savent qu’ils n’ont pas mais être désirés par le roi est mieux que vivre dans l’obscurité de ce qui a été jusqu’à maintenant leur vérité. C’est justement parce que les socialistes crient que Sarkozy réussit son coup en faisant croire qu’il s’agit d’ouverture alors qu’il avance masqué en faisant croire qu’il n’y pas d’alternative possible au Sarkozysme et que l’opposition est illégitime parce qu’elle n’accepte pas cette supposée réalité. Je fais le pari que parce que Sarkozy veut donner une image presque divine au Sarkozysme dans un an lorsque les premières fissures apparaîtront, les querelles seront violentes parce que gouverner ce n’est pas régner. Le vieux machin qu’est le Parti Socialiste devrait profiter de ce temps pour se moderniser et se souder. Je commence à me demander si une explosion du Parti ne serait pas meilleur pour la gauche parce qu’alors elle arrêterait de se regarder le nombril pour regarder les Français et le monde et se rendre compte que son avenir est au centre.
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« Mettre de la couleur à l’assemblée nationale était l’un des engagements pris par les politiques lors des violences de Novembre 2005. Nicolas Sarkozy comme François Hollande s’étaient engagés à changer les choses pour les prochaines législatives et avaient juré craché que leurs partis présenteraient plus de candidats colorés. Dans la réalité les choses ont été bien plus difficiles et au bout du compte le résultat est là. Lorsque l’on va chercher des explications, la première qui nous vient à l’esprit c’est que les français ne sont pas prêts. Compte tenu du succès de la nomination de Rachida Dati et de Rama Yade dans le gouvernement Fillon, on a un peu de mal à le croire. D’autant que les deux personnalités préférées des français sont Zinédine Zidane et Yannick Noah. La seconde explication qui vient à l’esprit est le conservatisme dans les partis. Beaucoup de sortants, qui bien sûr souhaitaient garder leur place, n’ont pas vu d’un bon œil l’arrivée de jeunes basanés dans leurs circonscriptions. » Mohamed Hamidi, “Diversité 0 point 0.”
Rédigé par Christelle Nadia à 01H31 dans Actualité, Citations , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« J’ai fait une campagne loyale, je me suis bien battue. Mais mon adversaire a photocopié l’article du «Canard enchaîné» qui me diffame et l’a diffusé à la sortie des mosquées. Mon agression sérieuse vendredi m’a immobilisée pendant deux jours et m’a empêchée de m’expliquer. J’ai des preuves pourtant que les propos que l’on me prête sont faux. […] Le président du jury Monte-Christo a témoigné que je n’avais pas tenu ces propos. Et puis, je suis avocate pénaliste depuis 18 ans. Si j’étais aussi maladroite, les gens l’auraient noté depuis longtemps. Je maintiens ma plainte pour diffamation contre le «Canard enchaîné». Mon objectif maintenant, c’est de faire invalider le vote. Dès demain, je saisis le Conseil constitutionnel car les tracts diffusés incitaient à la haine à mon égard et doivent permettrent d’invalider le scrutin ». Sylvie Noachovitch.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H05 dans Actualité, DSK, France , Politique, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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J’ai passé une après-midi passionnante hier soir à cause en grande partie de la soirée électorale que j’ai attentivement regardée sur mon ordinateur. Le PS a réussi à gagner des sièges et c’est une bonne chose pour la démocratie Française. Cependant durant toute la soirée, je me remémorais cet adage de l’ouest Américain qui me plait énormément selon lequel on a beau mettre du rouge à lèvres sur un cochon, il reste un cochon. Le PS reste un parti archaïque qui doit absolument choisir non seulement son leader mais aussi sa direction. François Hollande ne peut plus être secrétaire du Parti Socialiste et je crois que le fait d’apprendre sa séparation avec Ségo rend encore plus pressent le besoin de clarifier les choses afin que les lignes soient claires et que tout le monde sache son rôle. Je n’ai pu m’empêcher d’être triste lorsque la séparation de Ségo et Hollande a été annoncée en pleine soirée électorale sur France 2. Cette annonce a eu neanmoins le mérite de clarifier l’attitude de Hollande pendant la campagne présidentielle et surtout l’isolement de Ségolène Royal. Bien sur que cela fait partie de leur vie privée mais il est impossible de nier que Hollande d’une certaine manière ne souhaitait pas que Ségo gagne et que même si il a essayé de jouer son rôle de premier secrétaire, il n’a pu s’empêcher de temps à autre à gêner Ségo qui avait du mal à le mettre à sa place car elle devait se dire que cette séparation était évitable et qu’elle devait le ménager.
Et Bayrou dans tout cela ? Comme je le disais la semaine dernière, il a beau ne pas vouloir l’accepter, Bayrou est le nouveau François de la vie de Ségolène Royal. C’est elle qui peut lui empêcher une nouvelle traversée de désert et de faire exister un centre qui n’est pas dans le ni gauche ni droite mais dans une position de modération constructive. Ce qui est sûr est que Ginisty a raison, il existe de la place à gauche pour autre chose que ce qu’offre pour le moment le Parti Socialiste qui s’il commet l’erreur de ne pas enfin choisir ce qu’il veut être restera une épave.
Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée sympathique pour Alain Juppé qui est un de mes hommes de droite préférés parce qu’il me rappelle le temps où la Chiraquie me faisait rêver et du fait qu’une autre droite que celle de Sarkozy est possible puisqu’elle a existé. Juppé prouve que ce n’est pas le talent, le fait d' être qui compte en politique (je le dis aussi pour les Dskistes). C’est dommage que sa carrière politique s’achève de cette façon car il avait tant de choses à offrir à son pays.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H48 dans Actualité, Bayrou, DSK, France , Mon cœur mis à nu, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 01H00 dans Actualité, France , télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 11H30 dans Actualité, DSK, France , Politique, racisme, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« On le voit bien dans ce débat, des deux côtés, on appelle l'économie au secours alors qu'il ne s'agit que d'un choix politique et idéologique. Oui un tel projet aura des répercussions sur la capacité d'épargne des ménages, sur les importations, sur les modes de consommation, sur le trafic de produits manufacturés. Dire que cela aura un effet sur la croissance et l'emploi, qu'il soit négatif ou positif, revient à faire de l'économie fiction.
D'un point de vue personnel, et d'un point strictement (ultra) libéral, je suis contre ce projet. Au lieu d'une baisse d'impôts, il ne s'agit que d'un transfert. Ce tour de passe-passe n'augure rien de bon concernant la capacité réformatrice du pouvoir en place. On se retrouve avec la même bonne vieille idéologie de la droite française, qui ne fait que faire passer les impôts des ménages aisés vers les ménages plus modestes. La gauche française fait l'inverse ». What’s Next, “TVA sociale : l'économie au service de l'idéologie .”
Rédigé par Christelle Nadia à 02H40 dans Actualité, Citations , France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 02H25 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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«La classe moyenne, c'est un peu comme le monde ordinaire ou M. et Mme Tout-le-monde. On sait vaguement de quoi on parle et à qui on s'adresse, mais on serait bien en peine de tenter de la définir scientifiquement. Chose certaine, jamais les membres de la classe moyenne n'ont été aussi chouchoutés et courtisés par nos dirigeants politiques. (…) L'apparition de la classe moyenne comme cible de marketing politique fait son apparition avec Ronald Reagan en 1980. Les villes se vident de Blancs, qui vont s'installer dans des bungalows de banlieue. Les familles à deux revenus, donc à deux autos, se généralisent. Après l'effervescence des années 70, les jeunes cessent de s'intéresser à la politique, tout comme les pauvres, désillusionnés par leur peu de mobilité dans l'échelle sociale. La classe moyenne vote en masse, et elle vote non seulement pour protéger son nouveau statut mais aussi pour grimper dans l'échelle de la richesse et profiter de la nouvelle consommation qui déferle. La richesse et le matérialisme ne sont plus des états honteux qu'on dissimule: ils deviennent des buts et des objectifs admirables. (…) Le discours libéral sur la classe moyenne, c'est celui de la valeur «travail» chère à Nicolas Sarkozy, le premier président néolibéral de l'histoire de la France. Dans ce discours, les gens sont riches parce qu'ils le méritent, et on ne conçoit pas qu'ils puissent se satisfaire de demeurer un peu riches. Cette défense de la richesse ou du confort se fonde souvent sur des arguments absolument fallacieux (…) ». Gil Courtemanche, “Pauvre Classe Moyenne.”
Rédigé par Christelle Nadia à 01H27 dans Actualité, Citations , France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le PS « désavoue » Ségo parce qu’elle a osé appeler Bayrou ! Quelle énorme connerie ! Il est incroyable de se rendre compte la direction du PS y compris François Hollande est hostile à Ségolène Royal parce que quoi qu’on pense de sa stratégie d’essayer de rapprocher le Modem du PS, le fait que la direction « unanime » désavoue publiquement montre bien que les militants doivent trancher et que si Ségo gagne, elle devra pour durer faire le ménage au sein de son parti afin de s’assurer qu’elle ne finisse pas comme Bayrou, populaire mais sans isolée. Ce triste spectacle ne peut pas durer jusqu’en 2008 et je pense qu’une confrontation entre Ségo et les autres devient non seulement indispensable mais pressante. Mais la vraie question que je me pose est celle de savoir avec qui Ségo aurait gouverné si elle avait gagné et surtout si son propre parti ne l’aurait pas poignardé à la première crise pour bien lui montrer qu’elle avait beau être présidente mais qu’elle n’était pas reine chez elle. Ah ces socialistes, ils n’ont vraiment aucune idée de la France dans laquelle ils vivent !
Rédigé par Christelle Nadia à 10H50 dans Actualité, Bayrou, France , Parti Socialiste, Politique, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 02H05 dans France , libertés, mondialisation, télévision, Vidéo , économie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« A partir du moment où l'élection du président se fait sur des thèmes gouvernementaux, les élections législatives ne peuvent plus avoir comme rôle la détermination de la politique de la nation, contrairement à ce qui se passe ailleurs en Europe. Ne serait-il pas enfin temps d'engager une réforme du mode de scrutin législatif, afin d'assurer une représentativité plus conforme à l'état de la société française, préalable nécessaire au recentrage et au renforcement du rôle du Parlement autour de ses missions premières (évaluation de la politique gouvernementale, élaboration des textes législatifs...) ? Le choix du régime présidentiel a été plébiscité par les Français (cf. les taux de participations respectifs des élections présidentielle et législatives). Un alignement sur un régime primo-ministériel à l'européenne est par conséquent difficile, en revanche une dissociation nette du rôle des différentes élections (exécutive pour la présidentielle, législatives pour les... législatives) permettrait un rééquilibrage des pouvoirs et contre-pouvoirs, et - peut-être - l'émergence d'une classe politique ressemblant un peu plus à la société civile ». Allegro Vivace,“Au bout de la logique.”
Rédigé par Christelle Nadia à 10H31 dans Actualité, France , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Les élections législatives sont tellement importantes que je les avais presque oubliées. J’ai écouté tout le monde hier, Fillon, Hollande, Ségo, Devedjian, le carnassier Valls, le mousquetaire Peillon, bref tout le monde et ils me rendaient tous encore plus triste que je le suis déjà. Que reste-il de la présidentielle de 2007, de cette campagne dynamique, difficile et presque trop Américaine ? Rien. La France est grise parce qu’elle n’a une seule couleur. J’écoutais une journaliste Britannique parler de Thatcher et j’ai beau ne pas être anti-Thatchériste mais je trouve que la canonisation des politiques est désastreuse car si on fait de Thatcher, de Reagan, de Blair ou même de Mitterrand le maître absolu on oublie leurs erreurs et surtout le fait qu’ils ont tous eu des échecs spectaculaires. J’attends la suite. J’ai l’impression que Bayrou ne comprend toujours pas qu’il s’est marié à Ségolène Royal dans le sens où il ne peut pas survivre sans elle et elle sans lui. Eh oui, Bayrou est dans le monde politique ce que Hollande est dans la vie pour Ségo : son compagnon. Son problème est qu’il n’a pas envie de jouer ce rôle et bien il va bien devoir se rendre compte qu’en politique comme dans la vie, les meilleures et les fruitives unions ne sont pas toujours des unions basées sur de l’amour. Le problème de Ségo est qu’elle n’a pas encore compris qu’elle ne peut pas avoir Hollande et Bayrou et qu’il va absolument falloir que publiquement elle montre par un geste symbolique qu’elle a choisi en mettant hélas Hollande hors jeu.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H40 dans Actualité, Bayrou, France , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Nicolas Sarkozy, qui a bien compris tout le poids des symboles ne signifie pas autre chose, lorsqu'il passe son dimanche soir, à Versailles, au Pavillon de la Lanterne, la résidence, normalement dévolue aux Premiers ministres, que le président a décidé d'occuper depuis son élection...
Nous aurons donc, peut-être, dimanche prochain une assemblée de "godillots" dont la médiocre légitimité sera un argument en or - supplémentaire... - pour un Président plébiscité - lui - pour justifier son activisme forcené. Comment mieux illustrer la faiblesse et l'inutilité de l'Assemblée, si ce n'est en lui rappelant de temps à autre qu'elle repose, pour partie, sur du sable ? » Guy Birenbaum, “Dans le Doute.”
Rédigé par Christelle Nadia à 09H38 dans Actualité, Citations , France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 08H34 dans Cinéma , culture, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« (…) les métis ont longtemps brouillé les repères, sapant la logique fondatrice et justificatrice de la colonisation. Leur existence même remettait notamment en question les binômes colonisateur-colonisé et sujet-citoyen.
(…) La grande majorité des métis aux colonies étaient issus de père français et de mère "indigène", le père français restant souvent inconnu. Le cas inverse, d'une mère française, se posa pendant la Grande Guerre notamment, mais surtout en métropole.
Il s'agit donc en grande partie d'une "affaire d'hommes", comme le fait apparaître l'auteur, les enjeux étant la transmission de la citoyenneté par le biais paternel, et la reconnaissance ou non d'un enfant par un père colonisateur. (…) Agents colonisateurs hors pair ou auxiliaires pour certains, les métis demeuraient néanmoins troublants de par leur altérité. Où et comment les comptabiliser dans des recensements coloniaux (en Indochine, sous Vichy, on eut recours à des fichiers individuels) ? Les métis mettaient par ailleurs en lumière les incohérences et les multiples exceptions au sein de l'empire ». Eric Jennings, “Emmanuelle Saada : la question métisse, tout en nuances.”
Rédigé par Christelle Nadia à 09H52 dans Actualité, Afrique, Citations , Colonialisme, France , Identité, Le Passé | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« la France n'a pas connu d'expérience libérale. Même si c'est de manière parfois confuse ou schizophrénique, elle n'a, pour l'essentiel, connu que cela depuis plus de deux décennies : un choc libéral, voire ultralibéral, avec son cortège de privatisations, de déréglementations. Mais, dans le même temps, le système français est resté très illibéral dans son mode de fonctionnement. Pour dire clairement les choses, j'ai le sentiment que nous avons connu des mutations libérales très profondes, mais que dans le même temps, nous ne sommes pas sortis du vieux capitalisme de connivence français, d'un capitalisme, assez peu transparent, marqué par une très grande consanguinité entre le pouvoir et les milieux d'affaires, organisé en réseaux d'influence. Un capitalisme, pour tout dire, hybride : très libéral dans les mutations économiques et sociales qu'il traverse ; et très illibéral ou oligarchique dans ses règles de fonctionnement et de régulation. Et si Nicolas Sarkozy est devenu le champion de ce capitalisme-là, cela ne doit à l'évidence rien au hasard. Car s'il a fait des promesses ultralibérales en certains domaines, sur le front du Code du travail ou celui de la fiscalité, il entretient aussi avec le monde des affaires ou certains de ses dirigeants des relations de proximité sinon même de connivence qui peuvent faire légitimement débat. Regardez ses vacances maltaises sur le yacht de l'industriel Vincent Bolloré, après la fête du Fouquet's, en présence d'industriels de renom ; ce sont là quelques signes de la prééminence de ce capitalisme de la « barbichette », qui tolère les conflits d'intérêt et le mélanges des genres entre intérêt général et affaires privées. (…) La victoire de Nicolas Sarkozy, c'est aussi celle d'un système, celui de la consanguinité, celle d'une démocratie, qui ne s'est jamais dotée de contre-pouvoirs solides. (…) Vieux penchant, là encore : dans une lettre à Engels, Marx a cette boutade en 1857 : « Il serait temps que les Français se rendent compte que le monde bouge, même sans eux. » Je trouve que l'adage prend de nos jours une forte résonance. De toutes les grandes démocraties, la France est celle qui est la plus anémiée, celle dont les contre-pouvoirs sont les plus faibles - et cela concerne aussi les organismes de régulation de la vie des affaires ». Laurent Mauduit.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H57 dans Actualité, Citations , France , libertés, Politique, Sarkozy, économie | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Le PS me déprime parce qu’il ne comprend pas que le temps est contre lui et que les changements les plus douloureux doivent avoir lieu maintenant. Si Hollande a beaucoup de mérite, il commet une erreur en restant jusqu’à la fin de son mandat au poste de premier secrétaire puisqu’il n’a plus d’autorité et que son leadership est non pas toxique au changement qui est obligatoire mais antinomique puisqu’il représente les dix dernières années. Ségo donne des signes qui laissent penser qu’elle souhaite prendre la tête du parti mais elle laisse trop de temps à ses adversaires pour trouver le moyen de la rendre obsolète. Et enfin Delanoë depuis que Sarko lui a fait les signes des mains, il s’imagine avoir le sang divin de tous ces leaders qui sauvent leur parti politique. Peut-il prendre la tête du PS ? C’est possible car après tout il est ce que j’appelle un politicien café au lait dans le sens où il n’est pas allergénique et qu’on peut avaler ce qu’il dit sans trop réfléchir comme on boit son café au lait le matin et surtout sans par la suite avoir une indigestion. Delanoë a deux problèmes cependant. Il doit se faire réélire à Paris et cette réélection est probable à mon avis même si elle sera difficile. Il devra aussi assumer l’échec de Paris pour les JO 2012 qui auront lieu malheureusement pour lui l’année de la prochaine élection présidentielle. En somme, il semblerait que le PS n’est pas prêt de sortir de l’ombre parce qu’il est trop nombriliste.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H14 dans Actualité, France , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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« Si l’euro est fort, ce n’est pas uniquement à cause de Jean-Claude Trichet, de la BCE ou des taux d’intérêt, on peut même dire, sauf le respect qu’on leur doit, que tout cela a peu d’importance. Si l’euro est fort, c’est parce que l’euro est sexy, c’est parce que tout le monde en veut. La preuve. Quelques exemples. D’abord, de plus en plus de pays veulent l’euro comme monnaie nationale. Aujourd’hui même, le club de l’euro doit approuver l’entrée, à compter du 1er janvier prochain, de deux nouveaux membres, Malte et Chypre. Deux pays supplémentaires qui acceptent, volontairement, de se soumettre aux disciplines de l’euro. C’est qu’ils y trouvent intérêt. Second exemple : l’information est passé inaperçue, elle pourtant fondamentale. Après le Koweït, il y a deux semaines, la Syrie a décidé hier de rompre le lien fixe de sa monnaie avec le dollar, de lier la livre syrienne à un panier de devises - dans laquelle il y a l’euro. Troisième exemple : l’Iran. Dans ses échanges avec le reste du monde, Téhéran a abandonné depuis le début de l’année toute référence au dollar dans ses échanges avec le reste du monde, pour lui préférer l’euro. Tout cela, ça pousse l’euro à la hausse ». Erik Izraelewicz, “Pourquoi l’Euro Fort .”
Rédigé par Christelle Nadia à 07H10 dans Actualité, Europe, France , Sarkozy, économie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le début de l’été est quelque peu difficile pour moi. Beaucoup de boulot mais pas suffisamment d’énergie mais heureusement qu’il y a l’humour de Canteloup et de Laurent Gerra. Je les trouve un peu injuste envers Roselyne Bachelot. C’est vrai qu’elle était très enthousiaste au Stade de France mais après tout, c’était son premier match de foot !
Rédigé par Christelle Nadia à 13H52 dans Actualité, France , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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« En se comportant en "hyper-président", n'hésitant pas à contrôler étroitement, voire à corriger publiquement ses ministres, M. Sarkozy n'est pas fidèle à la lettre de la Constitution et à son article 20, selon lequel "le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation". Mais il est en cohérence avec l'esprit et la pratique de la Loi fondamentale. Le général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing et même François Mitterrand, du moins entre 1981 et 1986, ont agi de la même manière, omniprésente et impérieuse. M. Sarkozy met donc fin à une ambiguïté institutionnelle - c'est le président et non le premier ministre qui est le chef de l'exécutif et de la majorité -, et il l'assume.
Mais ce retour aux sources de la Ve République pose la question de l'équilibre des pouvoirs. Si la "vague bleue" annoncée aux élections législatives se confirme, M. Sarkozy exercera un pouvoir sans partage et sans réel contrepoids. Certes, la grande majorité des régions sont à gauche, mais il disposera d'un Parlement à sa dévotion pour faire la loi. Ce déséquilibre sera renforcé par la domination d'un parti du président qui n'aura jamais aussi bien justifié cette appellation». Le Monde, “L’Hyper-président”
Rédigé par Christelle Nadia à 08H00 dans Actualité, Citations , France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 07H05 dans Actualité, France , immigration, Intégration, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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