« C'est humain de s'ériger en victime. Dans une société très concurrentielle, où la performance est une valeur et où il s'agit pour l'individu de s'extraire de la masse de ses semblables, il est certain que quand on ne se sent pas capable d'accomplir des performances, il y a une autre manière de se singulariser : se positionner en victime. Mais il y a aussi des victimes véritables. Celles-là, qui n'ont rien demandé à personne mais se distinguent de leurs semblables du fait du préjudice, sont considérées par les autres comme des héros modernes. Et elles sont enviées par des personnes qui leur envient le « privilège » d'être victimes. Cela, c'est nouveau ». Caroline Eliacheff, auteur du Temps des Victimes.

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