Je trouve ce documentaire fascinant non pas parce qu’il m’apprend des choses sur l’Amérique mais plutôt parce qu’il me permet de constater à quel point les personnes qui la craignent pensent vraiment qu’elle est une menace pour le monde. J’aime répéter que l’Amérique n’est l’Amérique que lorsqu’elle est bonne (au sens moral du terme) et optimiste. C’est pourquoi les années Bush (Bush fils) ont été un cauchemar parce qu’elles ont désamericanisé mon Amérique. Le monde est en train de devenir multipolaire et que cela, au contraire de ce que pensent les anti-Américains et les autres qui redoutent l’Amérique et son hyper-puissance (je n’aime pas ce terme péjoratif d’Hubert Védrine), fera du bien aux Etats-Unis en leur donnant le temps et surtout le choix de se reconstruire. Bush a convaincu trop d’Américains que l’Amérique n’avait pas d’autre choix que d’être forte, impitoyable et surtout d’être contre le monde lorsqu’il s’agissait de défendre ses intérêts et de survivre. L’Amérique était seule donc pour lui contre tous mais surtout elle avait raison contre tous. Aujourd’hui, il est clair que même une grande puissance ne peut rien contre tous car lorsqu’on est une superpuissance on n’a non seulement des privilèges mais aussi des responsabilités dont la plus importante est de convaincre. Sade croyait que la puissance se trouvait dans la solitude, Bush a démontré qu’elle pouvait mener des décisions folles car après tout lorsque c’est le silence qui répond à nos affirmations, il est difficile de résister à la tentation de ne pas en faire une preuve du consentement des Dieux ou de la supériorité de l’action que l’on mène.

"Et les jeunes sont saouler,
Salis sous le silence,
Seul issus la rue..."
NTM
Rédigé par : Panthagorass | dimanche 14 janvier 2007 à 11H31