« A quoi sert une université d’été ? A Pioncer ! | Accueil | La citation du matin »

mercredi 30 août 2006

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341cc25853ef00d834e7823d69e2

Voici les sites qui parlent de Ah hypocrisie quand tu nous tiens ! : Un fou plaidoyer pour l’idolâtrie :

Commentaires

authueil

Certains n'ont pas besoin d'idolatrer. J'aurais d'ailleurs tendance à voir ce besoin d'idolatrer comme une marque d'immaturité et de manque (d'assurance, de confiance en soi...). C'est bon chez des adolescents, c'est plus délicat chez des adultes. On peut admirer certaines personnes, leur vouer de l'estime tout en restant lucides sur le fait que ce sont des êtres humains, avec leur coté obscur et leur erreurs.

Concernant Madonna, bien sûr qu'elle a du talent musical (pour la scène, je ne me prononce pas, je n'ai jamais été à un de ses concerts). Mais elle a aussi du talent pour exister "médiatiquement". Elle vit dans un système et joue avec les règles qui veulent que des primes soient accordées à ceux qui font parler d'eux et que le scandale est un excellent moyen de faire parler de soi. C'est d'ailleurs une habituée du "stop and go" (un coup sulfureuse, un coup sage, bref jamais là où on l'attend).

kiki

Ce que vous dites me rappelle de ce que les Américains qui votaient pour Bush votaient en 2000, ils disaient que Clinton était immature et qu’ils voulaient que l’Amérique soit aux mains de personnes adultes et nous avons vu ce que ces adultes qui pensaient que la maturité voulait dire la fin du rêve ont fait de notre monde. Il ne faut pas confondre le cynisme, le froid réalisme et surtout le refus de croire en des rêves fous et grandioses avec la maturité. Hegel déjà parlait de cela lorsqu’il disait que rien de grand ne se fait sans passion. Lorsque Kennedy parlait aux Américains de marcher sur la lune, il le faisait au nom de son idolâtrie pour son pays et de sa conviction qu’il était possible pour l’homme d’aller plus loin et de toujours faire mieux. Dans Neverland, le superbe film de Marc Foster, John Barrie (l’auteur de Peter Pan) brillamment interprété par Johnny Depp, nous montre quel monde on peut créer avec de l’imagination et surtout de l’immaturité comme vous dites. Idolâtrer, garder son âme d’enfant ne veut pas dire refuser la réalité mais refuser de croire en la fatalité et surtout au déterminisme. Pour espérer, il faut rêver et surtout idolâtrer quelqu’un ou quelque chose. La fin du rêve et de l’idolâtrie est pour moi le début du Bushisme, de cette vision étroite et dangereuse du monde qui consiste à croire que le monde est plein de merde qu’il faut nettoyer avec la feu et surtout que la fin du monde sera le plus beau moment que nous vivrons.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Mon livre


Related Posts with Thumbnails

English Blog

Feed

  • Add to Google
  • Add to My Yahoo!
  • Enter your Email


    Powered by FeedBlitz
  • Google

    WWW
    franceglobal.com

Blog en Anglais

Creative Commons French