L’Iran passera finalement devant le conseil de sécurité. Ses cinq membres permanents se soient mis d’accord sur le fait que cela ne fera pas avant Mars puisque « le Conseil de sécurité devrait attendre le rapport du directeur général [de l'AIEA, Mohamed ElBaradei] au conseil des gouverneurs de l'agence (...) avant de prendre une décision pour renforcer l'autorité de l'AIEA. » L’Iran continue de se montrer agressive et têtu en disant que « Les recherches et le développement participent du droit légitime de la nation iranienne et sont irréversibles » et que par conséquent il n’y aucun justification juridique à une saisi du conseil de sécurité (cet argument montre bien que Téhéran a appris bien des choses de la guerre en Irak avant laquelle il faut se souvenir, le conseil de sécurité avait joué un rôle intéressant). Les autorités Iraniennes ont même prévenu l’Occident que si le conseil de sécurité était saisi, l’Iran ne négocierait plus.Le fait que l’Iran soit « reported (reporté) » et non « refered (référé » devant le conseil de sécurité montre bien les cinq permanents ne sont pas encore vraiment uni dans leur approche contre l’Iran. La Chine et la Russie ne sont toujours pas prêtes à voter pour des sanctions et qu’elles veulent que le dialogue continue le plus longtemps possible pour que le pire(qui ici ne peut être que l’imposition des sanctions) soit évité.
Cet accord tombe à pic pour Bush (comme le souligne cet article) qui aujourd’hui pourra arguer dans son Discours annuel à la Nation qui se fait devant le parlement (State of the Union) que l’approche de son administration envers la crise Iranienne est efficace. La BBC a obtenu des extrait de ce discours et ils montrent que Bush compte adresser deux messages différentiels à l’Iran. Un message au peuple Iranien qui sera le suivant, « nous n’allons pas vous dire comment vous devez vivre mais nous aimerions vous voir libre (You know, we're not going to tell you how to live your life, but we would like you to be free). Le message au gouvernement Iranien sera le suivant, « Si vous voulez faire partie de la famille des nations, abandonnez vous ambitions nucléaires. (But to the government, our message is that if you want to be a part of the family of nations, give up your nuclear weapons ambitions). » En somme, les messages de ce soir à l’Iran seront celui d’un président affaibli. Bush sait que contre l’Iran ses options resteront limitées tant que l’Irak restera dans la situation dans laquelle elle est. Bush sait bien qu’il ne peut reprendre sa fameuse phrase qui parlait de l’existence d’un axe du mal dont l’Iran faisait partie avec l’Iraq et la Corée du Nord. On voit aujourd’hui qu’avec cette phrase, il a montré aux autorités Iraniennes que pour ne pas à vivre dans la peur continuelle des Etats-Unis, elle devait chercher à tout prix acquérir l’arme nucléaire.
Il est trop tard pour régler cette crise de manière efficace qui permettrait à tout le monde de sauver la face. L’Iran est en train de gagner puisque cela fait des semaines qu’elle défie les Etats-Unis et l’Union Européenne sans conséquence. Quand on veut envoyer un élève au bureau du proviseur on le fait tout de suite pour montrer à élève sa détermination et son autorité. Dans le cas de l’Iran, cette longue attente qu’il y a entre le choix d’enrichir de l’uranien et les conséquences de ce choix lui prouvent qu’elle peut réussir son pari qui est qui est d’obtenir la technologie nucléaire sans avoir à la payer aux prix fort

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