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dimanche 20 juillet 2008

Le vrai faux Mitterrand



Mitterrand 2007 c'es

François Mitterrand 2007 c'était Bruno Roger Petit. J'aurais aimé que le mystère dure plus longtemps mais une chose est certaine : il avait du talent, ce vrai faux Mitterrand. J'attends avec impatience la réaction de Jean-Michel Aphatie.

Je souris mais j'aurais aimé que le mystère dure , ce vrai faux Mitterrand. J'attends avec impatience la réaction de Jean-Michel Aphatie

samedi 19 juillet 2008

Instrumentaliser la littérature

Rien à ajouter à ces interrogations essentielles de Pierre Assouline qui se demandent (avec raison) ce que les écrivains et la littérature ont avoir avec l’affaire Siné. Elles montrent à quek point les écrivains et la littérature sont instrumentalisés par ceux qui ne savent plus penser pour eux-mêmes et qui n’ont en général pas d’arguments assez forts pour convaincre :

Quatre écrivains, rien de moins ! Questions : mais que viennent-ils faire là-dedans ? Leur a-t-on demandé leur avis, les vivants puisque les morts n’ont que nous pour les défendre ? Quand cessera-t-on d’instrumentaliser les écrivains à leurs dépens et au profit de cause auxquelles ils sont étrangers ? Pourquoi n,importe qui se croit autorisé à les récupérer ? Car enfin, quel rapport avec l’attitude de Siné dont en l’occurence la rhétorique relève, hélas, d’un vieux classique sans aucun lien avec la littérature ?

vendredi 18 juillet 2008

Féminitude et attidude

Morceau choisi d’un article (de plus) de Josyane Savigneau sur Simone de Beauvoir et le Deuxième Sexe :

La fameuse phrase "On ne naît pas femme, on le devient", qui résume l'opposition entre "féminitude" et "situation", est au coeur de la contestation. Les féministes dites différentialistes, qui exhortent les femmes, censées être dotées de qualités propres à leur sexe, à faire entendre leur "différence", récusent en bloc les théories du Deuxième Sexe, tout particulièrement l'analyse de Beauvoir sur la maternité et le piège qu'elle a souvent, selon elle, constitué pour les femmes.

Certaines l'accusent d'être misogyne et de refuser la féminité. Peut-être l'ont-elles lue avec trop peu d'attention pour remarquer cette phrase : "Renoncer à sa féminité, c'est renoncer à une part de son humanité." D'autres estiment seulement que ce livre est "dépassé". Beauvoir s'en est expliquée, dans de nombreux entretiens et dans Tout compte fait ("Folio", Gallimard, n° 1022) : "Je pensais que la condition féminine évoluerait en même temps que la société. J'écrivais : En gros nous avons gagné la partie. (...) Non, nous n'avons pas gagné la partie. (...) La révolution sociale ne suffira pas à résoudre nos problèmes. Ces problèmes concernent un peu plus de la moitié de l'humanité : je les tiens à présent pour essentiels." Elle se déclare alors résolument féministe, et militera sans relâche aux côtés de ses cadettes.

Je me demande toujours en lisant ce genre d’article si les femmes ont le droit d’être viriles, de renoncer à leur féminité ou plutôt de redéfinir ce qu’est la féminitude. Le féminisme de nos jours n’est plus in et a été un échec non pas total mais flamboyant parce que les féministes n’ont jamais su répondre à ces questions et sont restées obsédées par des combats d’arrière-garde.

jeudi 17 juillet 2008

Le mauvais exemple

Un avis canadien québécois de Marie-Andrée Chouinard sur la burqa française :

Un détail, qui n'en est pas un, accroche la France tout entière: la tenue vestimentaire de Faïza A., exigée par son mari. Lors des entretiens, elle s'est toujours présentée vêtue de la burqa, la longue robe lui recouvrant le corps ainsi que la tête, et «ne laissant voir les yeux que par une fente».
Le Conseil d'État ne pouvait évidemment pas refuser la nationalité au seul motif d'une pratique religieuse, la liberté de conscience prévalant dans la France laïque et libérale. Habile, il a toutefois décrit comme un «défaut d'assimilation» l'effet néfaste du degré de pratique musulmane sur une valeur primordiale pour la France, soit l'égalité entre les hommes et les femmes.
Du côté de l'Hexagone, on se félicite de la ténacité du tribunal, qui réaffirme avec fracas la prépondérance de certaines valeurs sur la pratique religieuse. Mais ce jugement soulève des questions délicates. Il révèle d'abord l'intrusion du droit dans les conflits de valeurs que pose l'islam à la société. Il dévoile aussi l'apparent paradoxe que pose pour Faïza A. cet arrêt final: l'État français a beau afficher clairement ses limites en matière d'intégration, en quoi cette décision libère-t-elle la femme de l'oppression dans laquelle elle évolue? Et puis, la laïcité affirmée dont la France se gargarise n'emprunte-t-elle pas parfois aux lourdeurs du dogme?
N'empêche. Même s'il paraît impensable ici et qu'il ne faut pas y voir un exemple à suivre, ce jugement revêt un je-ne-sais-quoi d'inspirant! Le Québec, qui se remet à peine d'une longue sociothérapie, a justement tenté de faire valoir aux commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor que l'égalité hommes-femmes ne pouvait être taillée en pièces par des pratiques religieuses d'apparence sectaire! Qu'au nom d'un interculturalisme coloré par le multiculturalisme canadien, on ne devait pas s'aplatir comme des carpettes!

Ce qui me gène dans cette affaire est qu’on s’attaque sans finesse et surtout sans intelligence à une cible facile. Je continue de réfléchir et je ne vois (j’avoue que je ne suis pas objective) pas ni les clarifications et surtout ni les bienfaits. Lorsque Fadela Amara (qui a le goût des boutades faciles même si elle en a) dit que voile et burqa c’est la même chose, je me dis qu’elle ignore volontairement le problème parce qu’elle veut le simplifier pour ne pas le contempler dans toute sa complexité. La question qui m’est restée entre la gorge depuis cette décision du Conseil d’état est celle-ci : quels sont les équivalents masculins du voile et de la buqua ? Je n’ai pas de réponse à cette question et je soupçonne tous les politiques, qui applaudissent comme des disciples soulagés de ne devoir que suivre, de ne pas en avoir non plus. C’est cela qui me donne envie de crier de manière enfantine : Leave the burqa alone! (je vais faire plaisir à Juppé).

mercredi 16 juillet 2008

Racaille et tueurs nés ?

Nature,éducation, culture, ou environnement ? :

Mais cette brutalité qui terrorise les victimes semble être presque normale pour les adolescents des banlieues difficiles. Les coups, les bagarres font partie de leur vie quotidienne. «Si tu ne te bats pas, tu ne sors plus de chez toi, explique Jonathan, un ancien habitant de la Cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois. Parce que les mecs, ils sont en bas de l'immeuble, tout le temps.» Celui qui refuse le combat est une «tarlouze» (homosexuel), une «baltringue» (bouffon, minable) ou, s'il porte plainte, une «balance» qui peut s'attendre à un harcèlement sans merci de la part des autres jeunes.
Dans cet univers, tout devient prétexte à affrontement: un «mauvais regard», une dispute à propos d'une fille - «alors là, ça part en live direct» - ou l'envie de s'approprier un bien prestigieux. «Quand tu as 15 ans, toi aussi tu aimerais avoir une casquette Lacoste ou des Nike, témoigne Jonathan. Et s'il faut faire des conneries pour les avoir, tu les feras.»
La bande, le groupe font alors figure de recours indispensable contre les agressions, les manquements à l'honneur, les insultes. Myk, jeune homme aux oreilles décorées de faux diamants rencontré gare du Nord, à Paris, raconte qu'après plusieurs bagarres, son cousin a triomphé d'un rival qui voulait «draguer sa meuf», parce qu'il «connaissait plus de monde». Pouvoir rallier à sa cause des «relations», des «gens qui ont du vécu» - par exemple, qui sont allés en prison pour avoir «planté quelqu'un» - est un atout décisif dans ce genre de conflit.
A part les criminels éprouvés, la plupart des jeunes finissent par s'extraire de cette culture basée sur la force et les rapports de domination. Certains deviennent même de paisibles pères de famille, propriétaires d'un pavillon, qui s'irritent des débordements des plus jeunes. Car après eux, tout recommence: par imitation, par admiration aussi, le geste des caïds des cités se transmet, suscite de nouvelles vocations. Et malgré les diatribes du président Nicolas Sarkozy contre les «voyous», le cycle ne semble pas près de s'arrêter.

J’entends déjà ce que dirait Finkielkraut et je commence à penser que même s’il n’a pas raison, il n’a pas tout à fait tort bien qu’évidement les choses ne sont jamais aussi simples qu'il le prétend. Je crois qu’il est clair que les banlieues n’ont jamais intéressé Sarkozy que lorsqu’elles pouvaient lui permettre de se présenter comme un homme fort qui est volontaire et contre la culture de l’excuse et l’assistanat. Le hic est évidement est que depuis que Sarkozy est président, il s’occupe de sujets qui l’intéressent vraiment tels que les relations étrangères (parce qu’il veut être aimé hors de France, quoi qu’il dise pense pouvoir faire de la France Sarkozyste une super puissance et surtout s’occuper de l’international est une manière d’essayer de se recréer une image de superman sans prendre trop de risques et trop se heurter avec son électorat). Je fais que le pari que les Banlieues seront un des sujets essentiels des prochaines présidentielles et qu'entre temps  il y aura probablement encore d’autres émeutes, d' incidents qui forceront Sarkozy et les politiques à prendre acte et à réagir ne serait qu’idéologiquement. 

mardi 15 juillet 2008

Burqa française

Je n’approuve pas la décision du Conseil d’état refusant la nationalité française à une Marocaine parce qu’elle portait une burqa pour deux raisons :

1.      C’est une décision réactionnaire qui ne répond à aucune question mais bien au contraire floue encore plus les épineux problèmes de religion, laïcité, nationalité et identité françaises. Je comprends que les politiques se félicitent de cette décision parce que d’une certaine manière le Conseil d’état leur rend service en faisant d’une question politique et sociale un problème légal. Le système juridique n’est pas équipé pour résoudre à cette question (et le fait que le Conseil d’état donne un avis me semble inapproprié parce justement en le faisant il va au delà de ses compétences) qui doit être prise en charge par les politiques et les représentants de la société civile qui malheureusement manquent de courage pour fixer des lignes claires qui les rendront à coups sûrs impopulaires avec une partie de leur électorat. Cette décision complique une situation déjà explosive parce qu’elle ne répond pas à la question suivante : les femmes françaises qui portent des burqa ne sont-elles désormais plus françaises ou la burqa n’est qu’un obstacle à acquérir la nationalité française lorsqu’on vient d’ailleurs ou qu’on n’est pas née française ?

2.      Cette décision fait encore une fois de la burqa un instrument qui cache le reste en faisant des femmes non seulement des victimes des religions ou des traditions arbitraires et inflexibles mais qui aussi les emprisonnent dans un monde où elles seront toujours la chose de quelqu’un sans leur donner l’espoir, la possibilité de s’en sortir en disant un jour merdre à tout ce qui les empêche de vivre pour elles-mêmes. Que va devenir cette Marocaine ? Son mari et ses enfants sont français mais pas elle et elle vit désormais dans un pays où elle est considérée comme une marginale. Imaginons un instant qu’elle répondait à tous les autres critères imaginables pour avoir la nationalité française mais que la burqa empêchait juste voir le reste. Cette femme aujourd’hui plus qu’avant est prisonnière des traditions que le Conseil d’état pense être incompatible avec la nationalité française et surtout celui-ci fait d’elle la seule dépositaire, la seule responsable de traditions qui apriori qui l’isolent du monde. C’est inquiétant et dangereux parce que le pire devient plus que jamais possible. Désormais les maris, les familles de femmes qui portent une burqa sauront qu’elles sont plus que jamais à leur merci car ils pourront eux avoir facilement leur nationalité tout en étant les seuls maîtres de leurs destins. Ils pourront leur faire un chantage insupportable en leur affirmant qu’elles doivent rester étrangères même si elles ont une identité française pour rester de pures et ne pas trahir des principes nobles et absolus. Ils pourront aussi leur faire payer au prix fort le droit d’enlever leur burqa temporairement pour obtenir la nationalité française.

En somme, je pense que cette décision est imbécile parce qu’elle est emplie de bons sentiments et qu’elle essaye de légiférer sur une question sociale et politique où le droit, la loi ne peuvent pas apporter de bonnes réponses. C’est un mauvais exemple qui vient des Etats-Unis. Ce qui m’irrite au plus haut point est surtout que l’hypocrisie de la décision qui fait croire à la fois qu’une burqa n’a rien de religieux et que donc par conséquent toute femme qui la porte affirme qu’elle n’adhère pas aux « valeurs essentielles de la communauté française. » Si tel est le cas, il serait logique d’interdire non seulement le port de la burqa en France mais aussi bien toute pratique religieuse qui la justifie ou l’impose à ses adeptes. Plus, il faudrait aussi expulser les femmes en burqa et ceux qui font de la burqa un symbole religieux pour éviter le communautarisme et l'intégrisme. Voilà des décisions qui seraient courageuses et qui démontreraient la volonté du Conseil d’état d’être logique jusqu’au bout sans faire de la politique populiste et politicienne. Je trouve qu’il est trop facile de s’en prendre aux femmes, à leurs burqa, au voile lorsqu’on n’a pas le courage de s’attaquer aux autres, à ceux qui instrumentalisent le corps féminin et la religion pour diviniser leur masculinité et leur frigidité. Les femmes qui portent des burqa sont des victimes faciles. Elles n’ont pas de corps, pas de faces; elles sont le bouc émissaire idéal puisqu’elles sont inaudibles et que par conséquent elles n’existent pas.

Maître Eolas a une excellent note sur cette affaire mais je ne partage évidement pas sa conclusion.

lundi 14 juillet 2008

14 Juillet...

Qu’est que je fais aujourd’hui de typiquement Français : Je vais manger du foie gras, penser qualité et non quantité en refusant de suivre la meute.

dimanche 13 juillet 2008

Le temps de prendre le temps

J’ai le cerveau surchauffé tellement j’ai passé ces dernières années à essayer de gagner du temps et donc de presser des choses qui je réalise ne peuvent qu’arriver que lorsque leur moment est venu. Je n’ai jamais été Zen de ma vie mais je vais devoir apprendre à le devenir. Je quitte définitivement Washington au mois d’Août et j’avoue que je compte les jours, les heures, les minutes et les secondes. Finalement j’ai fait le choix de revenir sur New York pour trouver des appuis solides avant de prendre la route qui va vers l’Ouest pour conquérir le monde. En ce moment, le temps est, pour moi, à la fois un allié et un ennemi. Mon plus grand défi est d’accepter, pour les dépasser, mes limites et mes défauts. Je vais devoir embrasser l’inconnu afin de traverser rapidement ce long tunnel obscur dans lequel je me suis perdue. Je sais, je radote mais bon, on est Dimanche, hier on était Samedi, et Angelina Jolie a eu ses jumeaux ; tout est donc permis.

samedi 12 juillet 2008

Bonnes questions, réponses médiocres

Comme toujours, Jean-François Probst est intéressant mais son analyse est étroite et superficielle parce qu’elle se limite au bling et à des réparties toutes faites. Probst est victime de son imagination et son incapacité à dépasser les barrières de son idéologie.

vendredi 11 juillet 2008

Fun, cool, Juppé

La citation de la semaine est extraite d’une note du blog blog-notes d’Alain Juppé dans lequel il s’insurge contre le Franglais :

J'écoute, hier soir, sur RTL, Laurence Parisot, présidente du MEDEF.
Elle dit plein de choses sensées.
Tout d'un coup, stupeur; elle annonce le nouveau slogan du mouvement patronal:
"Benchmarker, c'est la santé"!!!!!
Hallucinant!

(...) Le snobisme qui consiste à truffer notre langue de mots anglais parfaitement traduisibles
(benchmark = comparaison) se répand de manière grotesque. La SNCF propose par exemple à ses clients les plus fidèles des réductions dénommées "S'miles". And so on...

Le problème est que  ce snobisme est en vogue et va continuer jusqu’à ce que la France ait vraiment internationalisé sa langue en acceptant qu’elle n’appartient plus qu’à elle mais aussi à d’autres et que pour la défendre et la moderniser il faut arrêter justement d’oublier qu’elle doit surtout servir avant d’être servie parce qu’elle est un instrument de communication. Ce qui me fait peur est que la langue française est en voie de devenir une langue élitiste qu’on n’utilise non pas pour communiquer, vendre ou informer ou mais pour paraître parce qu’elle est difficilement malléable puisque pour trop de gens, elle est au-dessus de l’être humain et de ses besoins, de tout. Antoine Robitaille a un article dans le Devoir sur cette question dans lequel il parle anglolâtrie, il n'a pas tort, but...

juillet 2008

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