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vendredi 10 juillet 2009

La justice internationale n'existe pas !

Fait intéressant mais ordinaire ...:

Le 2 juillet, à la faveur du trezième sommet de l'Union africaine (UA), une quinzaine de chefs d'Etat ont décidé à Syrte de ne pas « coopérer avec la CPI dans le dossier Omar El Béchir ». Autrement dit, que la Cour pénale internationale ne compte pas sur eux pour arrêter le président soudanais, qui est accusé de « crimes de guerre et de crimes contre l'humanité ».
Curieuse et étonnante décision de leur part, puisque « ce sont surtout les pays africains qui ont demandé avec insistance cette cour », affirme Louis-Moreno Ocampo, procureur de ladite cour, sur France 24 dès le lendemain.
Alors, pourquoi réclamer une chose et ne pas vouloir qu'elle se déploie sur le terrain ? A-t-on pensé que la CPI serait une coquille vide qu'on invoquerait lors des grands rassemblements mondiaux, question de se donner bonne conscience ?

La décision des Chefs d'Etat  Africains est pourtant facile à expliquer: ils s'identifient à Omar El Béchir et non à ses (présumées) victimes. Ils savent tous qu'ils peuvent se retrouver un jour à sa place et choisissent, au nom de cet instinct très humain qui est l'auto-préservation, de tout faire pour qu'il ne soit pas jugé par un tribunal international afin que la même chose ne puisse pas leur arriver un jour. En somme, rien de nouveau sous le soleil.

jeudi 09 juillet 2009

Féminisation totalitaire

Je n'arrire pas à être offusquée par les phrases de Gil Mihaely tellement elles m'amusent et il se trouve que je pense qu'il a raison car le otaltalitarisme du bien reste un totalitarisme:

Dans un rapport sur l’égalité professionnelle remis hier au gouvernement, l’inspectrice ne se contente pas de dénoncer, elle propose un remède : appliquer en France le système norvégien. Des femmes nous voulons et des femmes nous aurons, dussions-nous employer la manière forte (je me demande même si la perspective de pouvoir sanctionner, réprimer, dénoncer ne stimule pas autant les ardeurs paritaristes que le légitime souci d’égalité).
Pour briser le « plafond de verre » qui empêche les femmes d’accéder aux responsabilités dites entrepreneuriales, le gouvernement norvégien a imposé en 2004 des quotas de 40 % de femmes dans les conseils d’administration des entreprises publiques, puis deux ans plus tard, a étendu aux sociétés cotées cette discrimination positive en faveur des issues du chromosome XX.
Le problème est que si le système norvégien semble parfaitement moral, il est redoutablement mal adapté à la France. Certes, il est plus facile de compter les femmes que les « divers ». Reste qu’ici le seul critère légitime est la situation sociale et non pas la couleur de la peau, le pays d’origine, la religion ou le sexe. Le seul remède possible est donc celui qui a été testé avec tant de succès par l’éducation nationale, la justice et la santé : pour féminiser une profession, il suffit de proposer des emplois du temps compatibles avec une vie de famille et surtout d’en détourner ces messieurs grâce à des salaires nettement moins élevés que les autres emplois « bac + 6 » du marché.

mercredi 08 juillet 2009

Discrimination religieuse et vestimentaire

Je suis presque totalement d'accord ceci:

Ça ne suffit plus de faire suer le burnous, il faut aussi faire suer la burqa. On ne peut s’empêcher de voir un soupçon de racisme bien-pensant et anti-arabes dans cette agitation. S’intéresse-t-on au statut des Chinoises en France ? Et les ateliers clandestins dont on nous rebat les oreilles, n’est-ce que du vent ? Les femmes n’ont pas le droit d’être ordonnées prêtres, poursuit-on l’église catholique pour sexisme ? Et y a-t-il discrimination religieuse quand on constate que, sur notre territoire même, aucun musulman n’est rabbin, aucun juif ayatollah et aucun protestant pape ? Il va falloir envoyer des censeurs aux défilés de mode. Parce que, s’il y a des burqas Chanel, Louis Vuitton ou Lacroix, ce sera esthétique, on devrait avoir le droit. Pour mieux lutter contre son port, il y a aussi des gens qui nous expliquent que l’islam ne contraint aucunement les femmes à la burqa. Mais, alors, qu’est-ce que ça aurait à voir avec la laïcité de l’interdire ? Si les scientologues réclamaient qu’on porte une gourmette, fini les gourmettes ?

mardi 07 juillet 2009

La gauche à tout prix

Les phrases qui:

[...] la gauche se trouve enfermée dans une situation où elle ne peut critiquer que les réformes dites libérales du gouvernement alors que nous savons que certaines d'entre elles en sont véritablement la négation (réforme de l'hôpital).
En revanche, elle ne peut par conformisme idéologique critiquer des réformes destinées à stimuler la compétition, mais que le gouvernement n'a pas poussées assez loin sous la pression de certains intérêts (la loi de modernisation économique). De tout cela se dégage une conclusion simple : l'enjeu n'est plus de savoir comment sauver le PS mais de faire en sorte que sa survie ne contrarie pas l'émergence d'une gauche moderne et forte.

Défendre et salir

Décidémemt, l'affaire Halimi se termine mal comme le montre Elsa Vigoureux:

L'avocat Thomas Bidnic a même prétendu que Philippe Bilger avait ménagé le principal accusé, pendant toute l'audience.
La majorité des avocats présents à l'audience ont pensé que Thomas Bidnic avait été « trop loin ». Il a notamment reproché à Philippe Bilger son silence à l'audience du 19 mai dernier. Youssouf Fofana menaçait ce jour-là la cour de ne plus répondre aux avocats juifs : « J'aurais aimé, monsieur l'avocat général, que vous disiez qu'il n'y a pas d'avocats juifs ici, mais seulement des avocats », a lancé Me Bidnic.
L'avocat assume avoir fait un véritable procès d'intention à l'avocat général Philippe Bilger. Il l'a accusé d'avoir osé une distinction lors de son réquisitoire entre « un antisémitisme banal et ordinaire » et un « antisémitisme de fond qui tue ». Il a donc lu à la cour les pages 60 et 61 du livre de Ruth Halimi. La maman d'Ilan y explique précisément qu'il n'y a pas de différence, que la haine n'est pas une histoire d'intellectuel, que la haine est viscérale, que son fils est mort d'un préjugé selon lequel les juifs sont riches.
Thomas Bidnic a même dit avoir entendu l'avocat général Philippe Bilger reprocher à Youssouf Fofana d'avoir "déshonoré l'antisémitisme", faisant ainsi référence à la célèbre citation de Georges Bernanos ("Hitler a déshonoré l'antisémitisme"). Allusion qui a "gêné" certains avocats.

Un seul mol: dégueulasse !

lundi 06 juillet 2009

La femme du président et la chose publique

Je suis d'accord avec ça:

Hier, Cécilia Sarkozy avait choisi, par l'entremise de son époux, Rachida Dati comme garde des Sceaux. Aujourd'hui, Carla Sarkozy aurait fait le bonheur de Frédéric Mitterrand et, ailleurs qu'au gouvernement, celui de Philippe Val. Une question : que peuvent faire valoir ceux qui sont meilleurs que les deux personnalités que je viens de nommer mais qui n'ont pas la chance d'être dans le cercle de l'amitié et de la complicité autour de l'épouse du chef de l'Etat ? Problème bien moins dérisoire que le pensent ceux qui bénéficient de cette proximité.
Cette gêne devant l'inévitable absence, lors du choix politique, de compétences indiscutables parce qu'elles ne plaisent pas dans le privé ou n'ont pas franchi la muraille qui sépare l'indifférence de l'affinité, me semble d'autant plus renforcée que, sans prétendre lui manquer de respect, le président lui-même n'est pas étranger à une forme de subjectivisme forcené qui laisse peu de place à l'appréciation équanime des qualités de fond mais beaucoup à une fidélité qui représente le sésame pour tout.
[,,,] Ce qui est déprimant dans le syndrome des "amis de Carla" et des préférés personnels du président est l'instauration ou la perpétuation d'un système où beaucoup n'ont plus leur chance, démocratiquement parlant. La définition du langage républicain consiste, précisément, à abolir autant qu'on le peut l'aléa intime, le décret affectif et partial au bénéfice d'attributs qui autorisent chacun dans le champ du mérite à se penser à égalité avec tous les autres. Qu'on ne soit pas distingué n'est pas dramatique dès lors que l'empoignade a été loyale et ouverte. L'amitié du couple présidentiel réduit le choix des possibles et rend trop parisien ce qui mériterait de demeurer populaire. L'appel d'offres est vicié à son fondement.

Le mal est profond

Evidemment, Rioufol a une interpretation particulière du mélodrame pathétique de Henin Beaumont...:

[...] les bouleversements qui ébranlent la société française (sans parler de l'état de l'Occident) ne peuvent se contenter de débats sur le travail dominical, la taxe carbone, la loi Hadopi, l'âge de la retraite ou l'emprunt national, pour ne retenir que les thèmes qui font l'actualité, et pour ne pas m'attarder sur la pipolisation de la politique, cet autre attrape-nigauds. L'ensauvagement, la déculturation, le panurgisme sont les symptômes autrement plus préoccupants d'une société vulnérable. Je suis de ces Français qui ne comprennent pas la lâche indifférence des politiques sur, notamment, l'état de l'école, des cités, du "vivre ensemble" et qui redoutent une radicalisation des excédés.

Consigne de vote

Marine Le Pen sur l'appel de Dany Boon à voter contre le FN :

M. Dany Boon ne fait pas partie de la vie politique française. Il ne représente que lui-même. C'est un comique et j'avoue que les consignes de vote lancées..
[...] Il y a toute une série de chanteurs, voyez-vous, d'acteurs, d'humoristes que j'aime beaucoup, je ne leur demande pas de partager mes opinions politiques ; mais enfin la consigne de vote donnée de la piscine de Californie de M. Dany Boon, je ne suis pas sûr que ça ait déplacé une seule voix, là en l'occurrence.


Le patriarche aurait dit autre chose...Il aurait surtout été plus insultant.

Front Républicain et les abrutis

Encore une fois, j'ai perdu mon pari sur Hénin-Beaumont. Cependant, je suis fatiguée par toute cette hypocrisie autour du Front National. Si chaque fois que le FN peut gagner des élections, un Front Républicain se constitue pour lui faire barrage en faisant un chantage immonde aux électeurs alors il faut interdire ce parti et qu'on en finisse ! Il me semblait que le Sarkozysme avait légitimé, d'une certaine façon,  le Le Penisme (il ne s'agit pas ici d'accuser Sarkozy de Fascisme ou de racisme car le Le Penisme n'est pas que cela mais juste d'affirmer qu'il a avec habilité, opportunisme et cynisme  voler sans état d'âme les sujets du FN, ce que tous les politiques ambitieux de notre temps auraient fait pour gagner) en lui donnant raison sur des sujets tels que l'immigration (se souvient-on qu'il existe en France un ministre de l'immigration et de l'identité nationale ?", l'insécurité et l'intégration (on doit se rappeler de cette phrase malheureuse de Sarkozy: la France tu l'aimes ou tu la quittes !) , il est bien trop tard aujourd'hui pour agir comme si cette légitimation n'avait eu lieu.

jeudi 02 juillet 2009

Mon âme rêveuse appareille pour un ciel lointain

Demain est férié (le 4 Juillet, Independence day est Samedi). Je vais faire un tour hors de Manhattan pour profiter du soleil et ne plus penser en regardant seulement les étoiles et les vagues en buvant du Chablis. A Lundi !

mercredi 01 juillet 2009

Hénin-Beaumont

J'ai parié avec une copine qu'Hénin-Beaumont allait avoir un maire issu du Front National. Je le crois parce que le spectacle pathétique de la gauche et ce soi-disant front républicain contre le FN alors que ses responsables passent dans les médias, que Le Pen a été reçu par Sarkozy à l'Elysée, et qu'il a été dit par les grands analystes de la cour (comme Duhamel) depuis 2007 combien le roi, Sarkozy avait eu raison de piquer certains des thèmes du FN qui est un chantage immonde aux électeurs vont au contraire les pousser à voter contre la gauche et la droite ou à s'abstenir. Si la gauche nounours et l'UMP pragmatique voulaient éviter ce drame, pourquoi avoir présenter un candidat, pourquoi n'avoir pas fait l'union avant le premier tour ?

mardi 30 juin 2009

Le temps déborde...

Je suis submergée en ce moment dans les eaux troubles de la mare au diable. Je vais bloguer de manière inconstante quelques temps. Mon cerveau bout et je dois concentrer mon energie. Je ne quitte pas mon blog, j'ai le coeur, les yeux et l'esprit préoccupés par d'autres choses...

Présumé coupable

Je suis, comme presque toujours, d'accord avec Maître Eolas quand il écrit ceci:

La question que je souhaite développer dans ce billet répond à l'argument suivant, censé réfuter l'acquittement : un verdict de non culpabilité ne voudrait rien dire d'autre que le jury n'a pas estimé que des preuves suffisantes avaient été rapportées, et rien d'autre. Il ne prouve pas l'innocence, mais seulement l'insuffisance des preuves. Ergo : on peut continuer à affirmer que l'acquitté était coupable.
À lire cela, mon sang se glace. Biais d'avocat, direz-vous, et je l'assume, encore que je suis prêt à parier que mon accablement sera partagé par bien des magistrats, fussent-ils du parquet.
Vous imaginez la conséquence ? Les acquittés d'Outreau ne sont donc pas libérés du soupçon (d'ailleurs des rumeurs n'ont pas tardé à courir sur eux aussi, les mêmes causes entraînant les mêmes conséquences), et ce Dreyfus, là, tout de même : il n'y a pas de fumée sans feu. etc., ad nauseam.
Ces mêmes personnes n'auront en revanche aucune prévention sur un verdict de culpabilité. Je doute qu'elles eussent exprimé de telles réserves si le jury de la Haute Cour de Justice de l'État de Californie avait rendu un verdict de culpabilité. Car on pourrait tout aussi bien dire qu'un verdict de culpabilité ne veut rien dire d'autre que le jury a estimé que des preuves suffisantes avaient été rapportées, mais que cela ne veut certainement pas dire que l'accusé est coupable. Curieusement, cet aspect nécessaire de la thèse est moins soutenu.

lundi 29 juin 2009

Culture pop et déculture

Quand je suis d'accord avec Rioufol, je sais que je vais passer une mauvaise journée:

[...]je trouve un peu ridicule qu'un ministre de la Culture puisse tenir de tels propos de midinette ("Nous avons tous un Michael Jackson en nous"). Ils laissent voir à quel point la pipolisation et l'effet de mode, évoqués ici récemment, tendent à supplanter le reste. La grande déculturation, si souvent dénoncée par Renaud Camus, trouve ici une flagrante illustration.

samedi 27 juin 2009

Baisser l'abat-jour

Je prends une longue courte pause ce week-end. Je suis trop irritée pour écrire, trop frustrée pour croire en ce que j'écris...

vendredi 26 juin 2009

Bizarre...

Les journaux, la télé ne parlent plus que d'une chose: Michael Jackson. C'est bizarre comme la mort n'a rien avoir avec le mort mais plus avec les vivants qui ont besoin d'exprimer ce qu'ils ressentent par opportunisme, sentimentalisme ou simplement exhibitionisme. Je trouve ce spectacle morbide et surtout indigne car encore une fois, il ne concerne pas le mort mais les cultures du trop et moi qui se rencontrent. C'est triste...

jeudi 25 juin 2009

Bougisme et changement perpétuel

Pierre Assouline sur la nouvelle obsession du président pour la littérature:

Etrange, tout de même. Voilà deux ans que le président de la République est suivi à la trace par des dizaines de journalistes accrédités à l’Elysée qui ne le lâchent pas d’une semelle pendant ses déplacements, qui sont assis à côté de lui dans l’avion, qui écoutent aux portes, qui jonglent entre le on et le off, et nul n’avait remarqué qu’il ne pensait qu’à ça : la littérature ! le cinéma ! la peinture ! Soudain, c’est l’avalanche : mille et une informations et andecdotes sur sa passion de la culture. Dire qu’on en est là, qu’il a besoin de ça pour enrayer son impopularité et qu’à 54 ans, cet homme qui a vécu dans des milieux favorisés, fait des études supérieures, fréquenté les grands de ce monde, éprouve la nécessité de faire savoir à ses contemporains qu’il est moins inculte qu’il n’en a lui-même accrédité l’idée, ne se rendant même pas compte que ce faisant, il nous donne l’exacte mesure de ses lacunes !    Bien entendu, la révolution culturelle s’accompagnera d’un coup de balai. Exit donc Christine Albanel puisqu’à un président cultivé, il faut un ministre de la Culture de l’envergure d’un Malraux.

La lâcheté des autres

Les phrases qui...:

Pour eux, s'en prendre à la burqa - ou au niqab -, c'est faire preuve d'intolérance, de racisme, et stigmatiser l'Islam. Ils disent aussi que le port de la burqa n'a rien à voir avec la laïcité. Bref, ils cherchent par tous les moyens à renverser la charge de la preuve pour ridiculiser ceux qui n'admettent pas la présence de cette prison en chiffon en France. Or c'est bien à celles qui la portent - ou à leur compagnon - de nous dire pourquoi. Nous ne sommes pas en Arabie Saoudite, mais en France.
Il n'est pas faux de dire que "la burqa, ce n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement", pour reprendre la phrase de Sarkozy prononcée au Congrès. Mais il est plus juste d'affirmer que c'est précisément au nom de la religion que la burqa est adoptée. Si elle n'apparaît pas dans le Coran, elle est imposée en vertu d'une interprétation de la religion musulmane. Chez nous, elle n'est pas le respect d'une coutume, mais la traduction d'une volonté provocatrice et belliqueuse.

La réponse du berger

Alain Duhamel répond à Rama Yade:

Rama Yade est une jeune femme intelligente, assez brillante même, avec de l'ambition, de l'aplomb, du tempérament, elle est très populaire, elle est ravissante, ce qui n'est pas négligeable, elle a un peu tendance à être amoureuse de sa propre image, elle fait des caprices de star, mais surtout elle a un caractère cabochard. Et alors de temps en temps, elle pique des colères, et les colères ne sont pas toujours fondées.
Par exemple, hier, à l'occasion de la passation de pouvoirs, - la passation de pouvoirs, c'est une circonstance solennelle, avec un protocole bien précis, - elle m'a brusquement mis en cause, en disant que j'avais expliqué que son déplacement d'un poste à un autre était une sanction, une punition. L'ennui c'est que je ne l'avais pas dit. J'avais dit que ça n'était pas une promotion, c'est vrai que ce n'est pas une promotion, mais je n'avais pas dit que c'était une sanction. Et donc, elle aurait mieux fait de se renseigner un peu plus précisément. Bref, d'être, ce qui ne lui arrive pas toujours, plus professionnelle. Première chose.
Deuxième chose : si j'avais dit que c'était une sanction, ce n'était pas un drame. On n'est pas en Corée du Nord. Un secrétaire d'État est modifié, change de poste, passe d'un poste à un autre, si on considère que c'est une sanction, on a le droit de dire que c'est une sanction.
Et troisièmement, et surtout, elle termine par l'apostrophe: "taisez-vous monsieur Duhamel", qui rappelle Marchais: "taisez-vous monsieur Elkabach". En fait, elle a la nostalgie de cette période de la 5ème République, pendant laquelle les journalistes se prosternaient devant les ministres, enlevaient leur chapeau, faisaient trois révérences, disaient : "permettez-moi, excusez-moi, est-ce que par hasard je pourrais vous poser une question", et même, "est-ce que je pourrais faire une réflexion sans vraiment me faire mettre en prison".Bref, elle s'est prise pour Marie-France Garaud, et elle s'est vieillie de 40 ans.

Quelle condescendance!

mercredi 24 juin 2009

Les coups de poignards

Mélenchon sur Fillon IV et le nouveau ministre de la culture:

Le nouveau gouvernement n’a pas laissé de marbre nombre de mes amis que ces sortes de réaménagement laissent d’habitude assez indifférents. Les chaises musicales de l’adversaire ne les distraient pas, en général. Mais là, changement de posture. Grosse colère. A cause de la nomination du zigomar des peplums glamours, le pauvre biquet qui, selon le journal « le Monde », pleurnichait d’avoir mis une semaine à quitter sa chambre et un mois à descendre en ville après sa nomination dans l’enfer de la plus belle résidence romaine des français, la Villa Médicis. On sent ma propre colère. Elle est augmentée du fait que comme beaucoup de gens, « en plus », j’aimais beaucoup de ce Mitterrand là aussi ! Ses bêlements suaves au fil des bios d’opérette m’émouvaient comme un béjaune. Las, c’était seulement un pantin, lui aussi. Evidemment, pour la forme on dira qu’il a bien le droit d’être de droite et que ce n’est pas parce qu’il s’appelle Mitterrand qu’il n’a pas le droit d’être apprécié pour lui-même. Et ainsi de suite. Mais, bien sur, rien de tout cela ne sera vrai dans le contexte actuel. Des gens bons pour cet emploi il y en avait bien d’autres, notamment à droite. Mais aussi à gauche, achetables pour pas cher. Celui là a été choisi pour son nom . Rien de plus. Tout le monde le sait. Et l’usage de son nom ne sert qu’à une seule chose : brouiller les cartes, démonétiser toutes les valeurs et références de la gauche. Point final. Peu importe ce qu’il fera vraiment. Ce qui compte c’est ce qu’il aura défait du seul fait de sa présence ostensible. Avec son odieux abus d’identité, il aura donné son petit coup de poignard dans le dos de la gauche, parmi les autres traîtres de cirque que le maitre exhibe dorénavant à la suite de son cortège de vainqueur, pour notre honte. « Tu quoque mi fili ? ». Mais de qui est-il le fils, celui là, sinon de sa seule vanité ?

En lisant cela, je me demande si la cinquième aura un jour un deuxième président de « gauche» surtout si ses politiques savent taper sur un Mitterrand mais pas sur un Chávez.

Ombre est Lumière

No comment si ce n'est que pour me demander si toute connerie, pique, doit devenir une polémique...Doit-on aujourd'hui polémiquer/frapper/rendre coup sur coup même quand le premier était une tape insignifiante pour exister dans le monde politique? Hélas, la réponse est oui.


mardi 23 juin 2009

Faute politique

Jean Quatremer commente le remaniement ministériel, plus exactement la mutation de Bruno Le Maire des Affaires Européennes à l'Agriculture:

La "promotion", aujourd'hui, de Bruno Le Maire (40 ans) au ministère de l'agriculture, en  remplacement de Michel Barnier, est une faute politique. Nommé il y a seulement six mois au secrétariat d'Etat aux affaires européennes, après le départ de l'excellent Jean-Pierre Jouyet, ce germanophone fort en thème a su réconcilier l'administration Sarkozy avec le gouvernement allemand. On ne cachait pas à Berlin avoir apprécié ce geste politique et, de fait, Le Maire a su dissiper les malentendus qui s'accumulaient entre les deux partenaires. Au point qu'aujourd'hui le couple apparait plus soudé que jamais. Comment sera interprété son départ alors qu'il a à peine eu le temps de s'installer dans son rôle? Manifestement, on ne s'en est guère préoccupé à l'Elysée où les questions de politique intérieure ont manifestement dominé ce remaniement. Au minimum, on y verra de la désinvolture sarkozienne à l'égard de l'Europe, mais aussi de la relation franco-allemande.

Simple question d'Islamophobie

Les phrases qui...:

Tu veux la vérité, Elisabeth [Lévy]? On a peur des musulmans. On, je, tu, il ou elle a peur des musulmans. Pourquoi on a peur ? Si tu m’accordes un papier de six milliards de signes, je te l’expliquerai pour te faire comprendre ce que je ne comprends pas moi-même. La chrétienté, on dit aujourd’hui l’Occident, est brouillée avec l’Islam depuis toujours. Dès que les musulmans ont franchi les frontières de la péninsule arabique (vers 637), ils se sont heurtés aux chrétiens. Tu sais, quand ils sont arrivés chez toi et moi, au Maghreb (vers 650), ils ont butté sur nos ancêtres vivant dans des Etats chrétiens (saint Augustin). Conquista, Reconquista, chute de Byzance, Lépante, piraterie, toute l’Europe de l’Est musulmane jusqu’à hier (fin du XIXe siècle), colonisation, décolonisation, Israël, tours jumelles, treize siècles, ça n’a pas cessé un jour. L’ennemi pour la chrétienté, pour l’Occident, c’est le Maure, le Sarrazin, le barbaresque, l’Arabe, le Chleu. Le chrétien a colonisé leur pays, ça c’est mal passé. Maintenant, ils colonisent (au sens propre) l’Occident, ça se passe mal. Normal.

Résister à la joie de devenir un pion

Comme Jules, j'ai dû resister à l'offre de jouer un rôle dans Fillon IV. J'ai senti qu'on voulait juste m'utiliser pour destabiliser la gauche et le MoDem, tout en faisant de moi un pion, une femme-message. J'ai donc, avec regrets et en pleurant, dit non. J'attends juste maintenant une offre d'Obama ou d'un grand petit pays Africain.

Islamo-gauchisme et Internet

Hummmmmmmh:

Marianne a toujours combattu l’islamo-gauchisme qui, in fine, vise à absoudre les pires exactions ; Marianne est fière d’avoir accompagné, soutenu, les luttes des musulmans démocrates, précisément disqualifiées par les islamo-gauchistes au prétexte d’être des «suppôts de l’impérialisme» ; Marianne n’a jamais voulu confondre islam et islamisme.
C’est précisément pour cela que notre voix a pu porter en France quand nous avons, parmi les premiers, dénoncé la folle équipée de Bush en Irak. C’est pour cela que nous pouvons en appeler inlassablement à la création d’un Etat palestinien sans pour autant négliger la sécurité d’Israël. Cette déplaisante affaire nous rappelle une nouvelle fois qu’il est indispensable d’appliquer à Internet - formidable outil de liberté, de débats, d’échanges - les mêmes règles qu’aux «vieux» journaux papier.


Je ne me pose qu'une question: qu'est que l'Islamo-gauchisme?

lundi 22 juin 2009

Discours politique, basse-cour

Je suis fatiguée des discours politiques. Le fait que les deux super-présidents de notre époque, Obama et Sarkozy adorent les grands discours parce qu'ils n'aiment rien autant que s'écouter parler et s'exhiber pour se rassurer qu'ils sont au centre du monde prouve qu'aujourd'hui le politique est impuissant. Pour se donner l'illusion d'avoir le pouvoir, il doit devenir un orateur qui sait se mettre en scène et faire émouvoir son auditoire. Est-il possible de revenir au temps où les politiques agissaient sans commenter de leurs actions et sans essayer de séduire en devenant des poètes?

dimanche 21 juin 2009

Disputons


samedi 20 juin 2009

Mille millions de mille milliards de mille sabords!

Journée difficile, presque impossible. Pour ne pas m'emporter, je me dis que cela serait inutile et qu'il faut que j'apprenne à me contrôler, à avoir plus de patience.

vendredi 19 juin 2009

La fin de l'humour

La phrase qui...:

D'une certaine manière, on pourrait soutenir qu'avec Stéphane Guillon, le rire est fini.

Obama et la "munichoise attitude"

La pensée Rioufolienne du jour:

Sa récente promotion du voile islamique, symbole de la soumission de la femme, a choqué les défenseurs de la laïcité. L'icône, un brin distante lors de son séjour à Paris, ne mérite pas l'unanimité des louanges.
L'obamania qui dure, notamment au sein de l'intelligentsia française, obscurcit l'élémentaire esprit critique. Au prétexte que le président des États-Unis a entrepris de se démarquer de son prédécesseur, toute sa politique est louangée par les anti-bushistes d'hier. Même ses œillades aux islamistes et ses mains tendues aux despotes sont jugées exemplaires d'intelligence, par ceux qui estiment que l'Occident doit s'astreindre à l'humilité. Auraient-ils oublié, ces héritiers de Chamberlain, que le totalitarisme méprise les faibles ?